Encre Marine

  • Le jeu du monde

    Kostas Axelos

    • Encre marine
    • 16 Janvier 2018
  • Précis des apparences

    Espinosa Santiago

    • Encre marine
    • 14 Septembre 2017

    « Le grand maître des apparences, Baltasar Gracián, dit que ce qui ne se voit pas est comme s'il n'était pas. Il n'a sans doute pas livré là, peut-être par prudence, le fond de sa pensée : ce qui ne se perçoit pas n'existe pas. Telle est la thèse en tout cas du présent Traité. »
    Clément Rosset

  • Les Essais de morale ont figuré au XVIIe siècle, et jusqu'à la Révolution française, parmi les ouvrages de réflexion morale les plus célèbres et les plus pratiqués. Ils mériteraient à ce simple titre notre attention. Les thèmes de Pierre Nicole (1625-1695), ses prises de position, sont tributaires des préoccupations rigoristes de Port-Royal, sans se confondre pour autant avec elles. Dans un milieu intellectuel qui prônait les valeurs de résistance et un idéal de retraite hors du monde, Nicole se singularise par son souci de l'intégration de l'individu dans une société dont il proclame cependant l'inauthenticité. Ses considérations, tant pratiques que psychologiques, sur la civilité, sur la rencontre d'intérêts égoïstes - le « commerce d'amour-propre » -, sur l'universel et légitime besoin de paix, annoncent par bien des aspects les développements laïcs de l'utilitarisme. Mais Nicole reste avant tout un interprète de l'anthropologie augustinienne. Les Essais de morale en illustrent les convictions cruciales : dépendance de chaque homme à l'endroit de son désir, difficulté de coïncider avec ses propres valeurs, incapacité structurelle de connaître et d'évaluer la source de ses actes.
    Ce volume propose un choix de dix essais, retenus pour leur caracère représentatif. Tous les textes sont donnés dans leur intégralité, et soigneusement établis à partir des éditions originales.

  • Chair et langage ; essais sur Merleau-Ponty

    Françoise Dastur

    • Encre marine
    • 21 Septembre 2016

    L'oeuvre de Merleau-Ponty se situe au confluent de deux traditions de pensée : la philosophie française, de Descartes à Maine de Biran et Bergson, et la phénoménologie husserlienne et heideg gérienne. C'est le rapport à cette seconde tradition de pensée, la plus déterminante du point de vue de l'évolution interne de l'oeuvre, que les essais réunis ici ont entrepris de mettre en évidence. Il s'agit en effet, en suivant l'évolution de la
    pensée de Merleau-Ponty, de la Phénoménologie de la perception à sa dernière oeuvre inachevée, Le Visible et l'invisible, de montrer que l'interpénétration de deux thématiques fondamentales, celle de la corporéité et de la chair, qui lui vient de Husserl, et celle du langage et de l'expression, qui le conduit dans une proximité toujours plus étroite avec Heidegger, lui a permis de former le projet d'une « ontologie indirecte » et de rompre ainsi
    décisivement avec le subjecivisme moderne.
    Françoise DASTUR, professeur honoraire de philosophie, rattachée aux Archives Husserl de Paris (ENS Ulm), a enseigné dans les Universités de Paris-I, Paris-12 et Nice-Sophia Antipolis. Son travail porte sur la philosophie allemande et la phénoménologie. Elle est présidente honoraire de l'École Française de Daseinsanalyse dont elle fut l'un des membres fondateurs.

  • L'auteur propose un parcours à la fois modeste et ambitieux.
    Après avoir dessiné, en plusieurs ouvrages (tels Lumière, commencement, liberté, Construcion d'un château, Les Aces de la joie, La Jouissance d'être, La Nacre et le Rocher) une docrine du sujet qui fonde une éthique du bonheur, l'auteur se retourne sur la culture qui l'a précédé et présente quelques textes qui font écho à ses propres recherches. Les spécificités de chaque auteur sont si patentes qu'elles permettent d'écarter l'idée de redondances. Mais la similitude des préoccupations, évidente en chaque étape existentielle, permet de souligner la parenté profonde de tous les humains. L'auteur nous dévoile ainsi un universel concret et un nouvel humanisme.
    À cette modestie philosophique s'ajoute une ambition, elle aussi philosophique. Car il s'agit, pour l'auteur, d'organiser son regard rétrospecif (la suite et l'enchaînement des textes cités) selon un itinéraire bien précis, à la fois existentiel et logique, un cheminement qui conduit des aYrmations de l'angoisse aux construcions de la joie.
    À travers la nuit des souVrances, la quête du Désir, les dénégations du renoncement, la découverte des deux libertés, le courage de la conversion, les approches de l'accomplissement et l'instauration du bonheur d'être, l'auteur trace un itinéraire ascendant. Cet itinéraire, maladroitement suivi par l'humanité au travers d'expériences discontinues, solitaires et mal pensées, est cependant révélateur d'un souci commun et d'un pouvoir partagé.
    Il se pourrait donc que l'expérience multiple de la littérature et de la philosophie, à défaut de cautionner entièrement une docrine réflexive de la jouissance de vivre, justifie au moins son mouvement et en confirme la pertinence.
    Robert MISRAHI, est né à Paris en 1926. Fils d'immigrés de Turquie, il fait ses études à Paris. Professeur émérite de l'Université de Paris I, il es spécialise de Spinoza. Par ailleurs, il publie de nombreux ouvrages sur la liberté, le bonheur et la joie. Dans son autobiographie - La Nacre et le Rocher (encre marine) - il souligne le fait universel que c'es la liberté et la pensée d'un être qui commandent sa vie, et non pas le déterminisme ou les circonsances.

  • Rien qu'un fou, rien qu'un poète

    Marc Jimenez

    • Encre marine
    • 19 Septembre 2016

    La lecture des derniers poèmes que Nietzsche compose entre 1879 et 1888, se révèle indispensable si l'on veut suivre les cheminements d'une pensée qui ne procède pas selon les voies traditionnelles de l'argumentation philosophique et de l'abstraction conceptuelle. Elle permet aussi de comprendre les prétendues contradictions de la pensée nietzschéenne, non plus comme des incohérences mais comme les signes ambigus d'une entreprise dont l'auteur a pressenti maintes fois la difficulté, sinon l'échec, lui qui n'ignorait pas que « le service de la vérité est le plus dur service ».

    Marc Jimenez, philosophe et germaniste, est professeur émérite à l'Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Connu pour ces travaux sur Adorno, l'École de Francfort et la philosophie allemande contemporaine, il a publié de nombreux ouvrages sur l'art et l'esthétique.

  • Et toute la langue est etrangère ; le projet de Humboldt

    Denis Thouard

    • Encre marine
    • 19 Septembre 2016

    Wilhelm von Humboldt a été à la fois un grand savant, grammairien, linguiste, et un penseur du langage. Sa réflexion s'est inscrite dans le croisement de la diversité des langues explorée sans relâche, de l'Amérique à l'Asie en passant par l'Europe, et de la conviction d'une unité du fonctionnement, appréhendable en termes de grammaire. Le livre entend restituer l'horizon universel de ce travail en montrant son inscription dans le mode de réflexion de la grammaire générale des Lumières. Il rappelle aussi le travail accompli sur une grande quantité de langues et la rédaction d'une trentaine de grammaires. On évoque cet immense chantier proprement linguistique en évoquant le travail sur les langues américaines et en s'arrêtant plus particulièrement sur la langue basque, chinoise et égyptienne (incluant la question de l'écriture). Enfin, il apparaît que la pratique intensive de la traduction a pu servir de modèle à Humboldt pour articuler cette approche universaliste avec la conscience très poussée de la diversité des langues, jusque dans leurs implications cognitives. Il en ressort une image plus complexe et précise du grand penseur qu'était Humboldt. On souligne particulièrement la continuité avec le projet des Lumières et la réalité de son étude empirique des langues du globe.
    Denis Thouard, est Directeur de recherche au C.N.R.S. Ses travaux portent sur la philosophie du langage et la tradition herméneutique. Il a publié une édition de textes de Humboldt, Sur le caractère national des langues et autres écrits sur le langage (Points-Seuil, 2000) et édité avec Jean Rousseau les Lettres édifiantes et curieuses sur la langue chinoise. Wilhelm von Humboldt et Jean-Pierre Abel Rémusat (1820-1831) (Presses Universitaires du Septentrion, 1999).

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