Le passeur

  • La vulnérabilité ou la force oubliée

    Bertrand Vergely

    • Le passeur
    • 1 Octobre 2020

    À l'opposé du présupposé général, l'auteur démontre avec force combien la vulnérabilité permet d'habiter le monde avec plus de force et d'harmonie.La vulnérabilité est le plus souvent associée à la faiblesse, vue comme un écueil majeur dans notre société qui promeut la performance et la force, où écraser l'autre ou être écrasé semble être le seul horizon.
    À l'inverse, la pensée chrétienne valorise la faiblesse vue comme un signe d'humanité.
    Pour Bertrand Vergely, il est nécessaire de sortir de l'opposition du couple fort-faible et de la violence qu'il engendre. Cela est rendu possible grâce à la vulnérabilité, entendue comme la capacité à être blessé, donc à retirer ses protections pour pouvoir réellement rencontrer l'autre. Ainsi, la vulnérabilité est créatrice. Elle fonde les liens et permet la vie sociale. Elle est un viatique pour entrer dans la plénitude de la vie et donc de l'amour. Et l'on découvre ce paradoxe : la vulnérabilité est la plus grande force qui soit.
    Il est donc possible de voir le monde autrement et de la vivre différemment en reconsidérant cette force simple, juste et profondément équilibrée qu'est la vulnérabilité.
    Dans cet essai à la fois philosophique et spirituel, Bertrand Vergely en dévoile les chemins.

  • Un ouvrage décapant qui démonte avec intelligence et humour les mirages du mérite, gage de la réussite.Le geek suprême, Steve Jobs l'a écrit : " Je suis convaincu que la moitié qui sépare les entrepreneurs qui réussissent de ceux qui échouent est purement la persévérance. " Une manière de dire que la réussite serait une question de volonté : quand on veut, on peut ! Les gens qui réussissent le doivent à leur travail et à leurs efforts, et les gens qui échouent considérés comme des ratés, n'auraient tout simplement aucune volonté. Dans la vie, tout ne serait donc qu'une affaire de mérite personnel.
    Dans cet essai vivifiant, Gille Vervisch décortique la croyance dans le mérite omniprésente à notre époque. Certes, elle peut s'avérer être un moteur pour entreprendre. La " méritocratie " assurant une égalité des chances pour permettre aux plus méritants de s'en sortir semble tout à fait juste.
    Mais cette croyance dans le mérite n'est-elle pas aussi illusoire que dangereuse ? Qu'est-ce que réussir sa vie ? Une vie réussie est-elle forcément celle d'un startuppeur ? Est-il bien vrai que la vie ne nous offre que ce que nous méritons ?
    En définitive, la croyance dans le mérite permet surtout de culpabiliser " ceux qui ne sont rien ", et de tranquilliser ceux qui ont réussi, souvent privilégiés, convaincus qu'ils n'ont de compte à personne.
    Un essai décapant et facétieux, à rebours des poncifs de la pensée dominante sur la méritocratie.

  • L'humanité ne vit plus dans la perspective de son progrès, mais dans celle de sa disparition. C'est le moment d'entrevoir, enfin, ce qui nous fera vivre ! Un essai salutaire et singulier.
    Hésiode déjà déplorait un âge d'or et dénonçait une race de fer. Il est donc probable que nous soyons en crise depuis l'origine. Néanmoins, l'état critique de notre époque possède des traits spécifiques, extrêmes, et ressemble fort à un stade terminal : il se peut même que nous ne vivions plus dans une époque, mais dans un délai.
    Aussi, comme toujours, c'est à l'heure où une chose est sur le point de disparaître qu'elle se révèle à nous dans ses contours singuliers et sa présence irremplaçable. Le mot " apocalypse " le suggère, dans lequel on entend " désastre ", et qui veut dire " dévoilement ". Dans cette situation où l'humain est trois fois menacé d'extermination (technologique, écologique ou théocratique), les lignes bougent, les ennemis d'hier deviennent alliés, les plus révolutionnaires éprouvent la nécessité de recourir à une certaine tradition...
    C'est sur cette alliance de la tradition et de la modernité, de l'eschatologie et de la culture, de la lucidité devant la mort et de l'éducation ouverte à la vie, que porte ce recueil de textes et conférences. Il voudrait, passant du transhumanisme de J. Huxley au trasumanar de Dante, dégager un gai savoir de l'apocalypse.

  • Vivre une vie philosophique ; Thoreau le sauvage

    Michel Onfray

    • Le passeur
    • 6 Septembre 2018

    Alors que nous célébrons cette année le bicentenaire de Henry David Thoreau, Michel Onfray publie un texte en forme de manifeste pour une " vie philosophique " libre, telle que l'émule et ami de Ralph Waldo Emerson l'a pratiquée, du côté de Concord, en Amérique du Nord, au milieu du XIXe siècle. Proche depuis longtemps de la pensée de ce créateur singulier, le philosophe nous livre un hommage en même temps qu'une brève mais complète et percutante introduction à la vie et à l'oeuvre du rebelle " penseur des champs ".
    Michel Onfray passe en revue les ouvrages de l'écrivain écologiste avant l'heure, dont son Journal et Walden, " ce chef-d'oeuvre de la philosophie existentielle ", véritable " utopie politique ", ainsi que tous ceux qui traitent de ses innombrables périples dans la nature, dont Marcher. Il évoque aussi les écrits qui révèlent un autre Thoreau, plus politique encore, épris de justice et opposé à l'État, qui deviendra l'apôtre d'une certaine insurrection, comme De la désobéissance civile ou son Plaidoyer pour John Brown.
    Ainsi se dégage un portrait double de Thoreau, " écologiste et libertaire " et, par-delà, celui d'un modèle de vie où la pensée contemplative associée à l'action crée les conditions d'une existence authentique et d'une harmonie nouvelle.
    Un modèle auquel Michel Onfray s'apparente et qui invite chaque philosophe et chacun d'entre nous à mettre en adéquation sa pensée et ses valeurs.

  • Avec humour, Gilles Vervisch continue d'explorer les concepts philosophiques de Star Wars, véritable mythe fondateur de la pop culture.Après le succès public et critique de
    Star Wars, La philo contre-attaque, Gilles Vervisch poursuit son approche ludique et accessible de la philosophie à travers Star Wars. Cette saga est le fruit de la culture de son créateur, mêlant mythologie, psychanalyse et bouddhisme zen, et les questions philosophiques ne manquent pas : le bien et le mal, le destin et la liberté ou encore la solitude et la mort.
    Il semblait déjà difficile de trouver de la profondeur à la saga de George Lucas, alors que dire de ces " suites " peu inspirées, décevantes et ressemblant souvent à un copier-coller des premiers films ? Gilles Vervisch décrypte pourtant, avec humour et sagacité, les nouveaux thèmes philosophiques présents. Notamment ceux autour de l'Histoire, la mémoire et le passé. Comment faire du neuf avec du vieux ? Cette question hante les nouveaux épisodes.
    Si
    Star Wars est bien le mythe fondateur de la pop culture, ou du moins un monde " étendu " dont l'exploration est sans limite, on n'a jamais fini non plus d'en explorer la philosophie.

  • Game of thrones ; une métaphysique des meurtres

    Marianne Chaillan

    • Le passeur
    • 21 Avril 2016

    La saga culte de George R. R. Martin décryptée dans ses profondeurs philosophiques. Un essai aussi rigoureux qu'original, alors que la saison 6 de la série sera diffusée en avril 2016 sur la chaine américaine HBO.
    Pour la première fois de son histoire, la série télévisée Game of Thrones, au succès planétaire, a rattrapé les livres dont elle est l'adaptation. Les fans du monde entier sont plongés dans un suspense insoutenable : qui est appelé à régner sur le Royaume des Sept Couronnes ?
    Afin de répondre à cette interrogation, Marianne Chaillan convoque les meilleurs experts possibles : les philosophes. Elle imagine une soirée télé en compagnie des spécialistes de philosophie morale et politique pour déchiffrer les clés de la série tirée de la saga de George R. R. Martin. Qui, selon Kant, mériterait de régner ? Qui faut-il soutenir d'après Hobbes ? Qui semble le plus doué pour conquérir le pouvoir selon Machiavel ?
    Pour aller plus loin, cet essai stimulant vous met à contribution : grâce à d'étonnantes expériences de pensée, vous pourrez ainsi découvrir de quel philosophe vous êtes le banneret et de quel personnage vous êtes le plus proche. Alors, êtes-vous un Stark ou un Lannister ? Daenerys a-t-elle plus de chances de régner que Cersei ?
    Ce voyage d'Essos à Westeros, en compagnie des plus grands philosophes, démontre que regarder Game of Thrones peut se révéler aussi instructif que divertissant.

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