Fayard

  • Dis-moi pourquoi

    Claude Halmos

    • Fayard
    • 29 Février 2012

    Comment parler aux enfants ? Les adultes, souvent, s'interrogent. Et à juste titre, car parler vraiment aux enfants suppose de les considérer comme des personnes à part entière, sensées et capables de comprendre ce qu'on leur dit, sans les prendre pour autant (et surtout sans leur permettre de se prendre) pour des adultes. L'entreprise, qui a toujours la forme d'un pari, est propre à notre époque : envisager l'enfant comme un être en construction est en effet le résultat d'une longue évolution historique. Claude Halmos en retrace les étapes et interroge le regard que nous posons aujourd'hui sur nos enfants. 
    Qu'est-ce qu'un enfant doit savoir ? Qu'est-ce qui le ne concerne pas ? Comment l'écouter avant de lui répondre ? La psychanalyste montre ce que peut être une parole « à hauteur d'enfant ». Une parole qui ne bêtifie pas et qui ne prend pas l'enfant pour une grande personne. 
    À chacun de nous de trouver ses mots pour s'adresser aux enfants. Claude Halmos se livre à cet exercice délicat chaque mois dans Psychologies Magazine en répondant aux questions que lui posent enfants et adolescents. Annexées à cet ouvrage, ses réponses, mieux que tout « mode d'emploi » illusoire, donnent à entendre une parole juste, une parole « à hauteur d'enfant ».

  • L'anorexie dérange. Minimisée, elle ne serait qu'un effet pervers de la mode et de la publicité. Dramatisée, elle devient l'expression de tendances suicidaires. Mais, derrière la faiblesse du corps anorexique, rares sont ceux qui cherchent à déceler une éventuelle force d'âme.
    Dans toutes les civilisations, pourtant, existent certaines pratiques ancestrales du jeûne et de l'ascèse auxquelles sont volontiers associées les vertus du courage et de la maîtrise de soi. Les anorexiques d'aujourd'hui en seraient-elles dépourvues ? Ne font-elles pas preuve d'une volonté hors du commun dans ce qui s'apparente à une quête de pureté ? Pourquoi réduire leur sensibilité à un caprice ou à l'envie d'en finir ?
    J'ai enduré l'anorexie et je ne le souhaite à personne. Je confirme qu'il s'agit d'une pathologie, qui présente en outre de graves dangers. L'anorexie doit être vaincue. Mais elle ne pourra l'être vraiment que si ceux qui la combattent reconnaissent aux anorexiques leurs qualités spécifiques.
    J.N.
    Jessica Nelson est journaliste et écrivain.
    © Corbis
    Graphisme : Les Inventeurs du Réel - 01/08
    Photogravure MCP

  • éloge des pères

    Korff-Sausse-S

    • Fayard/hachette littérature
    • 25 Février 2009

    « Il n'y a plus de pères... » Et quand on parle de ce père justement, c'est en termes négatifs : il est absent, manquant, inconsistant. Il démissionne, prend la fuite, ne tient pas son rôle... S'il est présent, tendre, attentif, on le traite de papa poule, le voyant comme un double ou, pire, un concurrent de la mère. Pauvre père ! Quoi qu'il fasse, ça ne va jamais. À croire que tout le monde a la nostalgie du pater familias, autoritaire et distant, et qu'on ne supporte pas de le voir occuper une nouvelle place, se détacher d'un modèle qui n'a plus cours aujourd'hui. Le père dérange-t-il ? Pourquoi la société a-t-elle tendance à le nier et à tenir compte essentiellement de la mère ? Ce sont les questions que pose Simone Korff-Sausse, montrant que le père n'est pas un mythe et que les hommes contemporains, loin de démissionner, sont en train d'inventer des modèles de paternité tout à fait inédits. Ce changement en profondeur peut être considéré comme une révolution dont les conséquences sur la famille sont plus positives que certains ne le laissent entendre.

  • Destins de l'adoption

    ,

    • Fayard
    • 3 Novembre 2010

    L'adoption est une aventure risquée, qui se termine trop souvent par un échec (réabandons d'enfants, absence de sentiment filiatifs réciproques) et il n'y a en France aucune politique qui permette de l'éviter. À travers de nombreux exemples, l'auteur tente d'éclairer les étapes décisives du processus d'adoption, tant pour l'enfant que pour ses futurs parents, ainsi que les difficultés rencontrées et les erreurs à ne pas commettre. Il dénonce l'évolution de plus en plus biologisante de la filiation, susceptible d'ébranler l'adoption la plus solide. Toutes les réussites familiales de la « greffe » que représente la transformation d'un enfant en fils ou fille témoignent de la complexité d'un voyage que les parents doivent entreprendre en connaissant les risques à venir et leurs propres limites. Sur le plan international, la perte progressive de la crédibilité de notre pays dans ce domaine repose en particulier sur l'absence de sélection rigoureuse des candidats à l'adoption. L'auteur évoque en outre l'amateurisme institutionnel en matière d'adoption et l'absence d'une réelle politique de prévention des échecs en France, sans faire l'impasse sur certaines affaires très médiatisées (trafics de bébés bulgares, Arche de Zoé ou enfants d'Haïti).

  • Pour l'enfant

    Georges Grinda

    • Fayard (réédition numérique fenixx)
    • 30 Novembre 2017

    L'enfant est une personne en devenir, je le respecte. L'enfant a l'esprit curieux, je dialogue avec lui. L'enfant s'émerveille, je guide sa recherche du beau. L'enfant veut affirmer sa personnalité, je l'aide à se connaître. L'enfant cherche un modèle, je lui donne l'exemple. L'enfant découvre son corps, je lui montre que la santé est une force. L'enfant doute de lui, je valorise ce qu'il fait. L'enfant veut être indépendant, je l'invite à être responsable. L'enfant ne connaît que lui-même, je lui apprends les autres. L'enfant a besoin d'un idéal, je l'aide à donner un sens à sa vie. Pour les parents et les éducateurs, un véritable guide, riche de faits concrets, positif et sûr.

  • Les mineurs délinquants

    Jean-Luc Einaudi

    • Fayard
    • 1 Avril 2014

    Ils ont moins de 18 ans, 13 ou 14 parfois. A l'âge difficile de l'adolescence, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans repères, sans limites, et leur premier acte de délinquance sonne souvent comme un appel au secours. Au bout de leur route, le tribunal pour enfants. Demain peut-être, la prison.
    Confrontés à un phénomène qu'ils ne parviennent pas à endiguer, les responsables politiques hésitent entre les bonnes intentions et la répression, les programmes de rénovation urbaine et l'envoi des compagnies républicaines de sécurité. D'un côté des mesures nécessaires mais inopérantes dans l'immédiat, de l'autre un discours et des pratiques sécuritaires qui radicalisent les antagonismes et hypothèquent tout projet de réinsertion.
    Comment en sortir?
    D'abord, en prenant l'exacte mesure du phénomène. Jean-Luc Einaudi, qui s'est occupé de mineurs délinquants pendant plus de dix ans, a sillonné la France afin d'en rendre compte au plus près des faits, tels qu'ils sont perçus par les différents acteurs: mineurs eux-mêmes, familles, voisins, juges des enfants, éducateurs, policiers, enseignants, etc. Autant de récits poignants recueillis dans les cités, les tribunaux, les prisons, les foyers, d'où il ressort que la délinquance des jeunes prend avant tout racine dans la déstructuration de la famille, l'abaissement de la fonction paternelle, l'absence de repères symboliques. En étudiant ensuite sur place le fonctionnement de l'appareil judiciaire, l'importance de la sanction, la mise en oeuvre des procédures d'accompagnement, l'application des peines de privation de liberté.
    En explorant enfin, à partir de l'expérience acquise par de nombreux acteurs de terrain, policiers ou éducateurs, magistrats ou assistantes sociales, les voies semées d'embûche de l'éducation des jeunes en perdition.
    Educateur à la Protection judiciaire de la jeunesse dans la région parisienne, Jean-Luc Einaudi est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Bataille de Paris: 17 octobre 1961 (Seuil, 1991).

  • Les Parents face à la violence de l'enfant

    Christiane Olivier

    • Fenixx réédition numérique (fayard)
    • 23 Octobre 2015

    Nombre d'enfants et d'adolescents sont violents, nous le voyons tous les jours, mais ce mal est-il nouveau, ou la conséquence d'une évolution sociale ? Sont-ils violents dès leur naissance ou le deviennent-ils pour se défendre d'abord de leurs parents, puis de tous les autres ? Ce livre est consacré à la naissance et à l'étude du « Moi » de l'enfant. Pourquoi certains d'entre eux ont peur de se défendre et deviennent des « victimes », donc des perdants de la vie, alors que d'autres se révèlent d'emblée comme des « agresseurs » et donc des gagneurs en toutes occasions ? Les parents sont-ils en cause dans cette affaire ? Que doivent savoir les parents de la violence ou de la non-violence de leurs propres enfants ? Leur comportement éducatif peut-il jouer sur la future violence de ceux-ci ? Ch. O.

  • L'enfant déprimé

    ,

    • Fayard
    • 29 Mars 2000

    Votre bébé ne s'alimente plus, pleure sans cesse et perd le sommeil. Votre enfant manifeste une grande anxiété ou se montre agressif ; votre enfant connaît de nombreux échecs scolaires, il se montre stressé par l'école ; votre enfant s'angoisse à la moindre séparation ou perd l'appétit ; votre enfant à l'adolescence a des comportements violents, des idées noires et parfois suicidaires.
    La souffrance de l'enfant existe. Elle n'est pas rare chez un être qui connaît de telles transformations physiques et mentales depuis la naissance jusqu'à l'adolescence.
    Comment reconnaître le mal-être du jeune qui souvent n'a pas les mots pour l'exprimer ? Quelles sont les situations d'épreuve pour l'enfant ? Quelles sont, selon les âges, les différentes formes de dépression ? Quelles en sont les causes : organiques, psychologiques ou relationnelles ? Et surtout comment aider et soigner l'enfant déprimé : y a-t-il pour les parents des attitudes ou des comportements à privilégier ? Quel devrait être le rôle de l'école souvent démunie et parfois déficiente ? Quels sont les différents traitements psychologiques, leurs contraintes, leurs avantages, les principes sur lesquels ils sont fondés ? Quand doit-on recourir aux médicaments et que peut-on en attendre ?
    Fruit de 30 ans de pratique des deux auteurs, voici une remarquable analyse de la souffrance de l'enfant aujourd'hui, de son extraordinaire force de vie aussi et de tout ce qui touche son environnement affectif, familial ou scolaire. Illustré de nombreux exemples, ce livre est indispensable aux parents et aux professionnels qui se consacrent à l'éducation de l'enfant.
    Paul Messerschmitt est psychiatre des hôpitaux, directeur de l'unité de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital Armand Trousseau de Paris.
    Danièle Legrain est psychologue et psychothérapeute, spécialiste des enfants et des adolescents. Elle travaille à l'hôpital Armand Trousseau de Paris.

  • Moïse, OEdipe, Superman : trois enfants abandonnés, trois enfants adoptés. Que signifie s'inscrire dans l'histoire d'une nouvelle famille avec son propre passé, construire un nouveau lien de filiation appelé à résister à l'épreuve du temps ?
    Illustré de cas cliniques, de témoignages, nourri d'enquêtes originales, cet ouvrage aborde de nombreux points concrets : pourquoi certains enfants ne sont-ils pas adoptables ? Comment sont sélectionnées les futures familles adoptives ? Quels sont les problèmes spécifiques rencontrés par les enfants adoptés ? Comment réagir face à leurs questions ? Faut-il les aider dans leur « quête des origines » ?
    Les auteurs, confrontées chaque jour à ces questions en tant que professionnelles chargées du suivi de l'adoption, formulent aussi des propositions afin que l'adoption se construise, comme pour toute histoire familiale, en récits de vie.
    Dans une approche plus sociologique et psychanalytique, ce livre ouvre enfin la réflexion sur les thèmes de la parentalité et des origines - avec notamment la question de l'accouchement sous X -, interrogeant la place de la filiation biologique dans notre société.
    Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne et psychanalyste, est chargée de l'accueil et du suivi des maternités vulnérables au CPEF de la maternité de Nantes, travaille au COFI (Consultation filiation) de Paris et au CMPP-CAMSP Henri-Wallon de Nantes.
    Catherine Sellenet est professeur d'université en sciences de l'éducation et dirige le CREC (Centre de recherches éducation-cultures) à l'IUT de La Roche-sur-Yon (université de Nantes).
    Françoise Vallée, psychologue clinicienne, exerce à Nantes dans le service d'adoption de l'aide sociale à l'enfance, où elle est chargée de l'agrément et de l'accès des personnes adoptées à leur dossier.

  • La violence de l'amour

    Caroline Thompson

    • Fayard/hachette littérature
    • 12 Septembre 2007

    C'est aujourd'hui l'amour qui régit nos rapports intimes, à l'exclusion de tout autre principe. Ainsi dans le cadre de la famille, l'amour supplante l'autorité et loi. Désormais, on fonde le lien familial sur un sentiment par définition instable et fugitif. Qu'en est-il pour nos enfants ? L'amour qu'on leur porte échappe-t-il aux égarements du coeur et aux changements de température affective ? Voilà l'idée dominante du moment : on aimerait nos enfants pour toujours, d'un amour idéalisé. Cette relation prend alors une importance inédite et une nouvelle dépendance s'établit : non plus celle de l'enfant vis-à-vis du parent, liée à son immaturité, mais au contraire celle du parent vis-à-vis de l'enfant qui devient le pilier d'un rapport stable : le parent a besoin de son enfant. Faire de l'amour la seule fondation du lien n'est pas dépourvu de risque. Car l'amour est un sentiment ambivalent et violent. Cette violence s'exprime pourtant dans les attentes narcissiques envers nos enfants qui doivent être parfaits pour justifier tout ce qu'on leur sacrifie. Comment aimons-nous nos enfants ? Cet amour est-il aussi pur et désintéressé qu'on le prétend ? Pourquoi avons-nous tant de mal à faire preuve d'autorité et à punir quand c'est nécessaire ? Pourquoi avons-nous si peur de ne pas être aimés de nos enfants ? Mêlant sa pratique de psychanalyste et de thérapeute familiale à une réflexion historique sur l'évolution de la famille, l'auteur nous incite à réfléchir sur notre rôle de parents..

  • Le dernier regard de Jonathan

    Valerie Bailey

    • Fayard (réédition numérique fenixx)
    • 18 Janvier 2019

    Le Dernier Regard de Jonathan, c'est le regard qui a été volé à une mère, un regard aussi que les médecins n'ont pas voulu poser sur la réalité, le regard absent d'un père, un regard lâche - une fois de plus - sur l'euthanasie. Alors, Valérie a regardé son enfant grandir, malgré sa mort programmée. Certes, ce n'est pas le premier ouvrage sur ce sujet, mais les peines, les sentiments ne se ressemblent pas. Et puis, ce livre n'est pas une quête, un combat. Valérie Bailey n'est pas une égérie, mais une mère qui aimera toujours Jonathan. Le Dernier Regard de Jonathan, l'histoire d'une vie de trente-trois jours que Valérie vit et revit depuis de nombreuses années. Elle nous en parle d'une façon si belle que l'on se sent à notre tour coupable. Expliquer, s'expliquer, comprendre, aimer, pas de pugilat, mais de l'amour, de la poésie, un livre qui va à l'essentiel, à Jonathan.

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