La découverte

  • Les jeunes et même les moins jeunes accueillent aujourd'hui avec enthousiasme l'arrivée de Netflix, de Youtube, demain de Disney. Ils sont la nouvelle télévision, la télévision en mieux.
    Or ces offres restructurent en profondeur tout l'écosystème de l'audiovisuel. La publicité a perdu 10 000 emplois au cours des dernières années, les chaînes commerciales privées ne vont pas bien, certains pays européens se demandent s'il leur faut encore une télévision publique, le cinéma français craint que les bonnes années ne soient derrière lui. Et Netflix ne passe pas ses films en salles, mais obtient des prix partout dans le monde, sauf à Cannes.
    Comment en est-on arrivé là ? Quels sont les mécanismes cachés qui animent ce nouveau monde audiovisuel ? Au moment où l'Amérique de Donald Trump s'éloigne de l'Europe, où la consommation de vidéo engendre des monceaux de
    big data personnelles qui partent outre-Atlantique, comment faire pour ne pas perdre complètement cette guerre éclair au terme de laquelle la majorité des médias européens risquent de passer sous pavillon américain ?

  • Combinant une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans le secteur, cet ouvrage synthétique propose un état des lieux de l'impact effectif des mutations technologiques sur l'édition.
    Le numérique est en train de remodeler l'ensemble du processus de production du savoir, de validation des contenus et de diffusion des connaissances. En cause : l'émergence de nouveaux outils et de nouvelles pratiques d'écriture et de lecture, mais aussi un changement plus global que l'on pourrait qualifier de culturel.
    Les éditeurs ont posé en termes tantôt apocalyptiques tantôt technophiles un grand nombre de questions, notamment sur l'avenir du livre, les modes d'accès à la connaissance, la légitimation des contenus en ligne et les droits d'auteur. Cet ouvrage propose un état des lieux de l'impact effectif des mutations technologiques sur l'édition, à partir de trois fonctions principales des instances éditoriales : la production des contenus, leur circulation et leur légitimation.
    Cet ouvrage combine une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans ce secteur.

  • Jusque vers la fin des années 1970, on pouvait encore croire que l'ordinateur n'aurait d'effet que sur les domaines scientifiques et techniques. On se rend compte aujourd'hui que cet appareil et ses technologies sont en train de révolutionner la façon même dont notre civilisation crée, emmagasine et transmet le savoir. Une réflexion passionnante sur la place et l'avenir de l'écrit dans notre civilisation
    Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1999.
    Jusque vers la fin des années soixante-dix, on pouvait encore croire que l'ordinateur n'aurait d'effet que sur les domaines scientifiques et techniques. On se rend compte aujourd'hui que cet appareil et les technologies qui l'accompagnent sont en train de révolutionner la façon même dont notre civilisation crée, emmagasine et transmet le savoir. À terme, cette mutation influencera l'outil le plus précieux que l'homme ait inventé pour construire ses connaissances et élaborer son image de soi et du monde : le texte. Et comme celui-ci n'existe qu'en fonction de la lecture, les mutations du premier ont des répercussions sur la seconde, de même que celles de la seconde entraînent nécessairement la mise en place d'autres modes de textualité. On ne lit pas un hypertexte comme on lit un roman, et la navigation sur le Web procure une expérience différente de la lecture d'un livre ou du journal. C'est à l'ensemble de ces bouleversements qu'est consacré l'ouvrage de Christian Vanderdorpe. S'inscrivant au croisement de travaux de plus en plus nombreux consacrés à l'histoire de la lecture, l'hypertexte, l'ordre de l'écrit, la " fin " du livre et la médiologie, ce livre conduit une réflexion passionnante sur la place et l'avenir de l'écrit dans notre civilisation
    Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1999..

  • Journaliste à Antenne 2, Noël Mamère n'accepte pas la détérioration brutale du paysage audiovisuel français, victime de la dictature de l'audimat. Convaincu qu'une autre télévision, indépendante et créative, est possible, il a choisi de le dire dans ce livre, qui est, d'abord, une enquête en profondeur dans les coulisses de la télé d'aujourd'hui. Ce sont, en effet, ses principaux acteurs qu'il a rencontrés : producteurs et réalisateurs, journalistes, responsables des programmes, publicitaires. On découvrira ainsi les témoignages de Jacques Antoine, Marie-France Brière, Hervé Brusini, Dominique Cantien, Pierre Desgraupes, Pascal Josèphe, Bruno Masure, Anne Sinclair, et de bien d'autres encore. Mais on y trouvera aussi le regard que portent, sur notre PAF en folie, des sociologues comme Roland Cayrol, Jean-Louis Missika et Alain Touraine, ou des journalistes étrangers comme Edward Behr et Pierre Salinger. Grâce à cette enquête, et en s'appuyant sur son expérience personnelle, Noël Mamère lève le voile sur des secrets bien cachés : le plagiat pur et simple d'émissions américaines, la mafia des jeux télévisés ou les étranges faiblesses du recrutement des journalistes. Et il propose aussi une réflexion en profondeur sur les rapports entre la classe politique et les membres de la grande famille cathodique, qui pose le problème de la place d'un média aussi envahissant dans notre système démocratique. Un document qui passionnera tous les téléspectateurs soucieux de comprendre comment s'est opérée la normalisation de leur petit écran, et de savoir comment cela peut changer.

  • De 1917 à 1939, la Librairie du Travail, coopérative ouvrière d'édition, représente une expérience unique dans l'histoire du mouvement ouvrier par son but même : réaliser le développement de la culture prolétarienne par l'écrit. Cette Librairie du Travail fut l'oeuvre d'un militant, Marcel Hasfeld, issu du syndicalisme révolutionnaire d'avant 1914, en contact étroit avec la Révolution russe et ses dirigeants, mais qui, face au stalinisme, retourna ensuite à ses positions anarcho-syndicalistes d'avant-guerre. S'il se consacra ainsi à la propagande par l'écrit, c'est parce qu'il est persuadé que l'émancipation des travailleurs ne pourra être que l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes et que, pour cela, il faut aider la classe ouvrière à se trouver, à se connaître, à préparer son avènement. Avec sa devise : la vie enseigne, le livre précise, dans une période de difficultés croissantes pour le mouvement ouvrier, où chaque crise justifiait l'existence de la Librairie du Travail, tout en aggravant son isolement, il s'attacha à résoudre ce problème clé : comment donner conscience à la classe ouvrière de sa force, en développant une librairie et des éditions ouvrières indépendantes. Pendant vingt ans, il multiplia les tentatives : bibliothèque de prêt, projet de diffusion par les travailleurs eux-mêmes, colis de propagande, édition de livres et de brochures contre la guerre, pour la révolution russe, contre l'étouffement de la démocratie ouvrière. Née pendant la Première Guerre mondiale, la Librairie du Travail disparut à l'approche de la Seconde. Mais il reste aujourd'hui un bilan positif : la publication de centaines de brochures et de livres, dont la plupart peuvent être consultés dans les archives du Centre d'histoire du syndicalisme - certains ont été l'objet d'une réédition par les éditions Maspero. Il reste surtout de la Librairie du Travail cette expérience originale, toujours d'actualité, qui fait l'objet de ce livre et dont tous ceux qui sont préoccupés de la nécessité d'une édition indépendante, au service de la classe ouvrière, se doivent de tirer le bilan.

  • Ce livre a pour ambition de présenter les différentes théories de la communication et de l'information en les articulant entre elles, et d'ajuster ainsi l'offre pédagogique à la demande d'un large public, en particulier des étudiants.Il y parvient avec brio via l'évocation d'une quinzaine de bandes dessinées. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 1998.)
    Ce livre a pour ambition de présenter les différentes théories de la communication et de l'information en les articulant entre elles, et d'ajuster ainsi l'offre pédagogique à la demande d'un large public, en particulier des étudiants. L'auteur a choisi une forme d'exposition originale : l'évocation d'une quinzaine de bandes dessinées (du Nid des Marsupilami à Little Nemo, en passant par Le Secret de la Licorne ou Lucky Luke) lui sert d'ouverture à l'exposé des principaux problèmes et théories. Cette formule lui permet d'expliciter aussi bien les concepts essentiels de ce champ de connaissance (symbolique, pragmatique, énoncé/ énonciation, récursion, autoréférence, médiation, clôture informationnelle, etc.) que les théories qui les utilisent (logique, cybernétique, pragmatique, médiologie, sémiotique, psychanalyse, intelligence artificielle, etc.) ou les objets auxquels celles-ci s'appliquent (icônes, parole et écriture, publicité...). L'ensemble est complété par un index, un glossaire et une série de bibliographies thématiques qui seront particulièrement utiles au lecteur. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 1998)

  • Quelles sont les caractéristiques de la presse en France ?
    Quelles sont les grandes étapes de son histoire ?
    Quelles sont les différentes formes de concentration de la presse ?
    La presse écrite a-t-elle encore un avenir ?
    Comment évoluent les investissements publicitaires dans les grands secteurs de la communication ?
    Quel est le rôle de l'Etat dans l'économie de la presse ?
    Quelles sont les stratégies de diversification des différents groupes de presse ?

  • Il y a la face triomphante de la télévision : les groupes multimédias qui se battent pour avoir une télé, des cash-flows à faire rêver la Bourse, les débauchages de stars, et des audiences toujours plus fortes. Mais il y a aussi un versant plus sombre : révolte silencieuse des télécommandes face aux débordements publicitaires, rapports du plus en plus tendus entre les chaînes et les créateurs, licenciements dans les chaînes privées américaines et britanniques, banalisation des programmes... La télévision peut-elle mourir de congestion ? C'est d'abord à cette question que ce livre entend répondre, en proposant, pour la première fois, une analyse en profondeur des mécanismes qui gouvernent les télévisions d'aujourd'hui. Ceci suppose de mieux comprendre l'audience et les choix qu'elle semble traduire. Il faut également élucider les lois, encore assez mystérieuses, de la production audiovisuelle, de l'industrie des programmes. Et aussi encourager l'apparition d'une nouvelle critique de la télévision, pour régénérer la notion, aussi indispensable que floue, de qualité des programmes. Les auteurs montrent ainsi, avec des arguments nouveaux, les effets culturels pervers du développement de la télévision commerciale. Mais aussi qu'un système audiovisuel de ce type n'est pas non plus efficace sur le plan économique. Pour cela, ils se penchent sur le fonctionnement réel et la nature du, ou plutôt des, marchés publicitaires. Une analyse qui les conduit à plaider pour un nouvel équilibre de l'audiovisuel, plus respectueux des attentes des citoyens-téléspectateurs : pour préparer l'avenir de la télévision [...] Cet essai synthétique, nourri d'expériences recueillies en France et à l'étranger, change en profondeur la manière de comprendre l'économie, mais aussi la sociologie de la télévision. Destiné au public, de plus en plus large, qui se passionne pour les médias et la communication, il sera également une lecture utile pour les professionnels du secteur.

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