• Qu'est-ce qu'elle faisait dehors à cette heure ? Avait-elle bu ? Que portait-elle ? Il ne peut pas l'avoir violée, je m'en porte garant, c'est mon ami. C'était une autre époque. Il faut séparer l'homme de l'artiste. C'est un drame, un crime passionnel, le geste fou d'un amoureux éconduit. Pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte avant ? C'était un dérapage, une maladresse, un geste déplacé. Il ne pensait pas à mal, c'est quelqu'un de bien. On ne peut plus rien dire. Les féministes sont des folles hystériques.« Depuis trois ans, je collecte et décortique des centaines d'exemples d'un discours sexiste dans la presse, à la télévision ou à la radio. Ce sexisme ne dit jamais son nom, mais c'est bien lui qui conduit les rédactions à taire ou à reléguer les violences sexuelles en périphérie des journaux. Lui qui se loge dans le choix d'un mot ou d'une virgule, participant à la culpabilisation des victimes et à la déresponsabilisation des accusés.Comment lutter contre le sexisme quand il est perpétué et amplifié par les médias  ? Il est temps d'explorer les fondements de ce discours, pour en défaire les mécanismes et nous en libérer.  » R. L.« Rose Lamy surveille le poids des maux. »  Clémentine Goldszal  -  M le magazine du Monde  « Sur le fond, c'est passionnant et terrifiant. Mais ce qui m'a le plus touché, c'est l'honnêteté de Rose Lamy. »  Victorine de Oliveira -  Philosophie Magazine 
    « Un livre essentiel pour comprendre que le choix des mots dans un système patriarcal contribue à perpétuer les violences. »  Les Inrockuptibles« Un livre indispensable, brillant, qui m'a appris énormément de choses. Ce livre amène un nouveau point de vue : ce sont des faits et uniquement des faits. »  Marion Seclin  « Livre de chevet !! À lire de toute urgence. »  Enora Malagré  « Un livre excellent, très source, anglé, sérieux. C'est une arme pour penser, réfléchir, comprendre. »  Illana Weizman 

  • Le dernier empire de la presse : une sociologie du journalisme au Japon Nouv.

    Le dernier empire de la presse

    Une sociologie du journalisme au Japon

    À l'heure où la transition numérique paraît achevée dans les pays occidentaux (baisse des tirages, digitalisation, concurrence des médias gratuits en ligne), la presse japonaise affiche une santé à faire pâlir ses homologues de jalousie. Les quotidiens au plus fort tirage dans le monde, le
    Yomiuri Shinbun (autour de 8 millions d'exemplaires par jour) et l'
    Asahi Shinbun (6 millions), sont tous deux édités dans l'archipel. Longtemps perçu comme le pays de la modernité électronique et informatique, le Japon paraît présenter dans ce domaine une capacité de résistance inattendue aux nouvelles technologies.

    À cette singularité s'en ajoute une autre : on n'y trouve ni école de journalisme, ni association ou syndicat représentatif de la profession. Autrement dit, la résilience de la presse se double d'une sous-institutionnalisation du métier de journaliste.

    Pour éclairer ce paradoxe, César Castellvi s'est immergé pendant plusieurs années dans la rédaction d'un des plus grands journaux du pays. Il s'attache à mettre en lumière le fonctionnement d'un modèle singulier et néanmoins typique de l'organisation du travail au sein du capitalisme nippon du XXe siècle. Un modèle aujourd'hui bousculé par une crise des vocations, une nette féminisation du métier et la fin de l'anonymat des journalistes, sur fond d'érosion des tirages. Le dernier empire de la presse serait-il, à son tour, en train de s'éteindre ?

  • A travers une sélection d'articles du Guardian de l'année 2020, ce manuel rassemble les sujets de société liés aux questions économiques d'aujourd'hui que les étudiants en économie, gestion, sciences sociales ou prépas économiques et scientifiques sont censés connaître, et sur lesquels ils doivent pouvoir exprimer un avis éclairé.  Par le biais de la lecture d'articles de journaux et l'écoute de documents audiovisuels en ligne (ainsi que les exploitations langagières et thématiques dont ils font l'objet), l'étudiant non-angliciste peut couvrir de nombreux aspects de l'un des huit domaines d'étude proposés. Pour chacun des domaines, un texte d'introduction, un glossaire bilingue et des exercices de révision complètent le chapitre. Ils sont tous indiqués en fonction de leur niveau de difficulté, de B2 à C1.  L'ensemble du manuel utilise l'anglais comme seule langue de travail. 

  • Le développement du numérique et l'émergence des logiques collaboratives, interdisciplinaires et transversales ont récemment modifié le fonctionnement des organisations et de la communication en entreprise.
    Ce manuel explicite les transformations à l'oeuvre dans les métiers de la communication et la façon dont ceux-ci intègrent des techniques et des outils nouveaux, qui requièrent des compétences multiples (marketing, management de projet, sémiologie, édition, logistique, ou encore humanités numériques).
    Rédigé par des enseignants-chercheurs spécialistes issus d'horizons disciplinaires divers ainsi que par des professionnels des métiers de la communication, cette synthèse fournit non seulement un cadre théorique solide, mais aussi des exemples concrets, des retours d'expériences et des outils méthodologiques adaptés pour se former aux métiers de la communication.
    RESSOURCES NUMÉRIQUES pour approfondir les compétences-métiers et illustrer la réalité du terrain :

    des quiz interactifs
    des interviews d'experts (podcasts et retranscriptions)
    Destiné aux étudiants et enseignants des filières de communication (BUT/ BTS/licences professionnelles, écoles de commerce et de communication, masters) et de gestion (techniques de commercialisation, marketing, distribution) ainsi qu'aux professionnels du secteur.

  • Nouveau défi pour l'entreprise après les réseaux sociaux et les big data, l'intelligence artificielle et l'Internet des objets révolutionnent le monde numérique. Pour évoluer dans ce nouvel environnement de travail, les professionnels doivent pouvoir rechercher, surveiller et analyser efficacement l'information.
    Rédigé par une experte en veille stratégique, cet ouvrage actualise les connaissances dans les domaines de la recherche d'information et de la veille sur Internet. Il permet de comprendre le fonctionnement actuel des moteurs de recherche, d'optimiser les recherches web, d'identifier des sources d'information méconnues, de mettre en place différents types de veille stratégique et de découvrir un éventail de méthodes d'analyse automatisée de l'information.
    Pratique et opérationnel grâce à ses exemples concrets, cet ouvrage permet à tout internaute de trouver, collecter, qualifier et analyser l'information réellement utile : un véritable guide de survie dans la jungle de l'information numérique.

  • En quelques années, les actifs numériques tels que le bitcoin sont passés de l'anonymat le plus total aux feux de l'actualité. Leur succès repose principalement sur la technologie sous-jacente à leur fonctionnement : la blockchain.
    Appliquée aux problématiques d'une entreprise, la blockchain est un outil formidable pour stocker et partager de l'information de manière décentralisée, sécurisée et transparente. Récente, innovante, c'est une technologie qui est pourtant encore méconnue.
    Accessible à tous, ce livre explique dans un langage non technique ce que sont les blockchains, leurs grands principes de fonctionnement, leurs marchés et leurs principaux cas d'usage.
    Il se focalisera en particulier sur la mise en oeuvre concrète de cette technologie dans un contexte professionnel. Le lecteur découvrira notamment les nombreuses spécificités d'un projet blockchain et sera capable, après sa lecture, d'évaluer par lui-même la pertinence et la faisabilité de ses idées au sein de son organisation.
    Pour les professionnels en entreprise (cadres et dirigeants, techniciens et ingénieurs IT, marketing) ; pour les professionnels de l'information et de la documentation ; pour les enseignants et étudiants en information, communication, documentation et humanités numériques.

  • Vidéosurveillance de rue, compteurs connectés, fichiers numériques, puces RFID, lois sur le renseignement, géolocalisation, programme «  Prism  » de la NSA, reconnaissance faciale, traçage, recommandations et offres prédictives de la grande distribution... la surveillance est omniprésente dans les débats publics et semble avoir investi l'ensemble des territoires de la vie quotidienne, accréditant la thèse de l'avènement d'une véritable société de la surveillance généralisée.
    Fantasme sécuritaire ou panique liberticide, la surveillance est également devenue un objet de réflexion scientifique, ouvrant un champ de recherche et d'analyse en plein développement : les Surveillance Studies.
     
    En privilégiant une démarche pluridisciplinaire (littérature, philosophie, science politique, sociologie, sciences de la communication) et en prenant en compte les évolutions médiatiques de la société ( écrans, réseaux, plateformes), cet ouvrage propose un panorama complet des théories de la surveillance, des textes fondateurs (Bentham, Taylor, Weber, Foucault, Deleuze...) aux notions les plus récentes («  vigilance  », «  sousveillance  », «  capitalisme de surveillance  », «  shareveillance  », «  exposition  »).
    Depuis ces premières approches essentiellement organisationnelles, le champ s'est ouvert à la complexité des enjeux sociaux, politiques et personnels de la nouvelle «  économie de la visibilité  » numérique, laissant entrevoir l'émergence contemporaine d'une véritable «  culture  » de la surveillance.

  • Jaron Lanier, pionnier de la réalité virtuelle et scientifique mondialement connu de la Silicon Valley, nous alerte sur les dangers des réseaux sociaux et nous explique en quoi leurs effets toxiques sont au coeur même de leur conception. En dix arguments simples, il nous encourage à nous libérer de leur emprise pour améliorer notre vie et le monde qui nous entoure.

    Les réseaux sociaux ont tendance à faire ressortir le pire en nous : ils nous rendent tristes, craintifs, égoïstes et moins empathiques. Ils nous bercent d'illusions de popularité et de succès. Ils nous font croire que nous sommes plus connectés que jamais alors qu'ils nous isolent. Jaron Lanier s'appuie sur son expertise pour nous expliquer comment, en nous surveillant constamment et en nous manipulant sans que nous en soyons conscients, ils ont des effets dangereux sur nous. Loin de s'en tenir à la critique, l'auteur nous propose une vision alternative mettant en avant les avantages des réseaux sociaux sans leurs inconvénients.
    Si vous aspirez à une vie plus heureuse, à un monde plus juste et plus pacifique, ou simplement à retrouver votre liberté de penser, arrêtez les réseaux sociaux. Tout de suite!

  • Depuis le début des années 2000, les débats sur l'égalité professionnelle et la place des femmes dans les médias se multiplient, notamment au moment du mouvement #metoo et des révélations de harcèlement et de violences sexuelles.
    Alors que les femmes sont de plus en plus nombreuses dans la profession, les inégalités se manifestent- dans la distribution des fonctions et la définition des postes de travail ;- dans les discussions et les activités hors-temps de travail ;- dans les représentations médiatiques.
    Face à ces discriminations, des journalistes femmes s'organisent individuellement ou collectivement. Cette lutte est devenue un enjeu pour les pouvoirs publics et les entreprises de presse, les premiers légiférant, les secondes développant des politiques de « diversité ». Ce manuel analyse les mécanismes de discriminations à l'oeuvre dans le journalisme et fait la synthèse des travaux récents.

  • Notre culture est entrée il y a près de 50 ans dans l'ère numérique. Impactant ses techniques de production, ses canaux de diffusion et ses modes de consommation, cette transformation a notamment redécoupé les frontières traditionnelles qui permettaient d'identifier différents « arts » ou « médias  ». Cet ouvrage retrace l'évolution propre de chaque média confronté aux technologies numériques, puis envisage le phénomène de la convergence médiatique qui a conduit à l'interconnection des médias traditionnels. Il offre enfin un aperçu des principaux paradigmes et des problématiques incontournables qui émergent dans un tel contexte.Ouvrage collectif réunissant 15 autres auteurs, enseignants et/ou chercheurs en histoire et esthétique du cinéma, littérature, médias, journalisme et communication, sémiologie... :  Jan BAETENS  (Université de Leuven, Belgique),  Julien BAUDRY  (Université Paris Diderot, France),  Alain BOILAT  (Université de Lausanne, Suisse), Simon BROUSSEAU  (Université du Québec, Canada),  Danielle CHAPERON  (Université de Lausanne, Suisse),  Yves CITTON  (Université Paris 8, France),  Samuel ESTIER  (Université de Lausanne, Suisse),  Bertrand GERVAIS  (Canada),  Henry JENKINS  (Université de Californie du Sud, USA),  François JOST  (Sorbonne Nouvelle, Paris),  Selim KRICHANE  (Université de Lausanne, Suisse),  Philippe MARION  (Université catholique de Louvain, Belgique),  Izabella PLUTA  (Ecole de théâtre  Les Teintureries  et Université de Lausanne, Suisse), Marie-Laure RYAN  (Université du Colorado, USA),  Richard SAINT-GELAIS  (Université de Laval, Québec).

  • Comment les pratiques de communication au travail évoluent-elles avec l'usage - devenu massif - des outils de communication numériques ? Comment les salariés vivent-ils la numérisation croissante des échanges ? Quels bouleversements et phénomènes nouveaux autour de la civilité ou de l'incivilité organisationnelles peut-on observer ? Avec quelles conséquences sur l'environnement organisationnel et la santé au travail ?
    À travers 7 chapitres signés par des chercheurs en communication, en gestion, en psychologie sociale et en droit social, ce recueil pluridisciplinaire dessine les contours de phénomènes d'incivilités numériques au travail tels qu'ils se développent dans les organisations contemporaines, qu'il s'agisse de mail lapidaire, d'absence de réponse persistante ou de mise en copie abusive.
    Les transformations des pratiques de civilité sont analysées comme les symptômes d'évolutions organisationnelles et technologiques, qui révèlent souvent un travail « en souffrance ».
    Ce livre s'adresse aux chercheurs et aux étudiants, mais également aux professionnels intéressés par les nouveaux enjeux organisationnels et de santé au travail liés à l'usage des technologies de communication, et notamment du travail à distance.

  • Les Français comme les Européens ont de moins en moins confiance dans leurs médias, suspectés d'être liés au pouvoir politique ou aux puissances de l'argent.

    Dans les manifestations, les journalistes passent pour les " nouveaux ennemis du peuple ", tandis que, chez eux, de plus en plus de citoyens éteignent le poste pour éviter ces trop pesantes informations. La rupture semble consommée.

    Contre-pouvoirs indispensables de nos sociétés démocratiques, les médias sont pourtant l'affaire de tous et il est urgent de réapprendre à naviguer à travers ces eaux méconnues. Et dans cette traversée, il n'est sans doute pas meilleur guide que François Jost.

    Passant en revue les causes historiques, philosophiques et sociologiques de cette défiance, il met au jour les racines de la haine et se demande finalement s'il est possible d'en sortir. Et comment.

    Après la Méchanceté en actes à l'ère numérique (2018), ce nouveau livre constitue un véritable manuel de survie médiatique, accessible au plus grand nombre : toutes les chausse-trappes de l'info y sont dévoilées, tandis que sont fournis les outils pour une critique enfin utile des médias.

    Une œuvre salutaire pour se départir de la paranoïa ambiante.

  • Le XXIe siècle a vu les pratiques numériques intégrer notre quotidien, tant dans la sphère personnelle que dans l'univers professionnel. Les médias sociaux en sont l'une des manifestations les plus évidentes. Que ce soit pour le partage ou la recherche d'informations, la génération Y a grandi avec eux, mais ils ont également conquis les générations précédentes. Sont-ils porteurs de liens sociaux ou, au contraire, ont-ils un caractère dissociant ? Provoquent-ils une forme de délitement de la relation au bénéfice de l'interface ?
    La génération née avec ces modes de connexion généralisés adopte désormais d'autres usages, voire détournements, qui sont analysés ici (fake news, dark web, etc.). Le développement des moyens de communication mobiles et autres systèmes embarqués s'inscrit dans des logiques d'instantanéité, de reconfiguration de l'espace-temps et de la relation interpersonnelle, contribuant à leur avènement irréversible.
    Ce livre traite de cette forme de communication, qui oscille entre virtualité et réalité, et explique ce qui rend le phénomène si complexe.

  • La collection Pro en... propose des ouvrages pratiques permettant de consolider ses compétences professionnelles grâce à un tour complet des outils propres au métier, et à des plans d'action qui mettent le lecteur en situation de mobiliser concrètement, dans son quotidien professionnel ce qu'il a appris du métier.
    Véritable guide d'accompagnement, cet ouvrage aidera les collaborateurs de la fonction Communication à piloter la communication en identifiant les outils nécessaires à chaque action, à s'appuyer sur les bons indicateurs de performance, à se démarquer de la concurrence, à instaurer la confiance avec les publics visés, à élaborer la communication digitale. Il abordera aussi, notamment, la communication interne, les relations publiques, la communication de crise, et les dernières innovations du domaine.
    - 58 modules `Outil' présentent, agrémentés de schémas ou matrices, tous les outils essentiels, spécifiques du métier : une définition ou description de l'outil + les bénéfices de son utilisation + un exemple d'application + les pièges à éviter.
    - 12 Plans d'action présentent : l'intérêt du plan d'action + les actions prioritaires à mener + des encadrés informatifs + des éclairages d'expert + des apports novateurs pour mettre à jour ses compétences 'métier' + un cas d'entreprise pour illustrer le plan d'action + les critères de réussite du plan d'action.

  • Un livre facile d'accès faisant le point sur la révolution digitale et les incidences qu'elle a sur le territoire français, européen et mondial.
    Des pistes pour comprendre et réagir face à l'invasion du numérique dans nos vies.

    Il devient chaque jour plus évident que le tournant digital est loin de se limiter à une révolution technologique. Depuis quelques années, les recherches se multiplient pour montrer les liens entre la numérisation et l'économie collaborative, et leur impact social. Qu'elles insistent plutôt sur l'aspect technique (Henri Verdier et Nicolas Colin), sur le changement économique (Gilles Babinet, Jeremy Rifkin), sur les aspects sociaux (Dominique Cardon), politiques (Evgeny Morosov) ou anthropologiques (Pierre Sillard de manière optimiste, Eric Sadin ou Antoinette Rouvroy plus critiques), toutes relèvent que cette révolution est pluridimensionnelle.

    Ce petit livre, pédagogique et réflexif, clarifie les raisons pour lesquelles il faudrait aller jusqu'à parler de tournant anthropologique.

    Son premier objectif est de montrer que le numérique s'impose rapidement comme le théâtre d'opérations qui relevaient naguère de domaines différents : domestique, politique, entrepreneurial, urbain, artistique, médiatique, social, médical... en somme, de tous les domaines de la vie, publics comme privés.

    Le second objectif est de montrer l'intérêt de l'approche géographique de la révolution digitale. D'abord parce que cela donne un tour concret à ces transformations multiformes, qui donnent le tournis. Ensuite parce que les territoires restent un domaine dans lequel le discontinu et la limite – vitesses plus lentes, caractère physique et engageant des relations humaines, possible représentation politique d'une société délimitée dans le temps et l'espace – peuvent s'inscrire, alors que le monde digital est celui de la continuité, de l'exhaustif et du sans limite, pour le meilleur : la créativité, ou pour le pire : la totalisation.

  • Ce manuel, qui se veut devenir le manuel de référence des étudiants en Communication, est coordonné par Thierry Libaert, notamment auteur du Communicator, longseller chez Dunod, accompagné des meilleurs spécialistes du sujet, experts terrain et enseignants. Il détaille les théories, présente les métiers, les tendances et les campagnes récentes. Il constitue une aide pour les étudiants pour leurs travaux tout au long de l'année (mémoires, travaux de groupe, oral, fiches de lectures...). Il propose dans chaque chapitre : Un focus sur l'enjeu du chapitre - Les principes - Une étude de cas, parfois accompagnée de photos - Les chiffres clés - Un témoignage d'un expert - Une bibliographie - Des questions d'examen types.
    Des quiz seront proposés en ligne, ainsi que des ressources complémentaires.

  • Depuis 2006, la conférence « Document numérique et société » se donne pour mission d'apporter des éclairages sur les transformations des dispositifs d'information à l'ère numérique, en privilégiant la dimension sociale.
    La 7e édition s'est tenue à l'Université de Lorraine (site de Nancy) en septembre 2020 et a été co-organisée par le laboratoire Dicen-Idf du Cnam et le Centre de recherche sur les médiations (Crem, UR 3476).
    Dans un contexte d'inflation grandissante des données, la conférence s'est donné pour objectif d'étudier les relations entre humains et données. Les actes se structurent selon trois dimensions abordées par les intervenants : les services numériques innovants, les différentes médiations en jeu et l'émergence de créations narratives.
    Pour les professionnels de l'information ; pour les chercheurs, enseignants et étudiants en information, communication, documentation et humanités numériques.

  • À l'ère des fausses nouvelles (fake news) et autres « faits alternatifs », il est plus que jamais nécessaire de comprendre comment les récits façonnent au quotidien l'information médiatique.
    Articulant ethnographie et linguistique, cet ouvrage suit pas à pas la fabrication d'une nouvelle télévisée traitant d'un événement tragique et inattendu (un accident aérien). Des réunions éditoriales aux phases de rédaction et de montage, il examine quelles sont les pratiques narratives privilégiées par les journalistes pour mener à bien les missions professionnelles qui leur sont confiées.
    Il met en évidence la diversité des pratiques narratives en salle de rédaction et leur variation au gré des situations de travail. Il montre comment un ensemble disparate de documents textuels et audiovisuels sont mis en commun, puis transformés en un artefact télévisuel. Bien plus que de relater le déroulement d'un événement en rupture avec l'ordre des choses, la nouvelle l'ancre dans l'expérience singulière des individus l'ayant vécu, jusqu'à en dramatiser certains aspects, aux limites de la factualité.
    L'auteur explore ainsi les soubassements de la production de l'information médiatique et rend compte des périls auxquels s'exposent nécessairement les journalistes dès lors qu'ils mettent en récit l'actualité.

  • Le groupe familial, la classe d'école, le groupe de travail, l'équipe sportive représentent des ensembles humains que nous approchons sans cesse. Toute communication est échange de signes, de symboles, et met en jeu des rapports d'influence, des mouvements affectifs. 
    Comment s'organisent ces échanges au sein d'un groupe ? Quelle est leur dynamique repérable et inconsciente et comment parvenir à la discerner et l'analyser ? L'éthologie, la linguistique, la psychanalyse, l'anthropologie et la psychologie nous aident à approcher cette réalité. 
      Cet ouvrage désormais classique, réactualisé dans cette 7e édition, s'adresse aux étudiants, formateurs, travailleurs sociaux, psychologues et responsables d'équipes. 
     

  • Radio, télévision, presse, Internet, la méchanceté semble étendre chaque jour un peu plus son territoire. Pour vérifier cette impression, François Jost ausculte l'histoire des médias et pose
    les jalons de ce phénomène.

    Radio, télévision, presse, Internet, la méchanceté semble étendre chaque jour un peu plus son territoire. Pour vérifier cette impression, François Jost ausculte l'histoire des médias et pose

    les jalons de ce phénomène. Dans les années 1960, le journal Hara-Kiri se voulait simplement " bête et méchant ", puis les reality-shows télévisuels des années 1990 ont démocratisé la médisance-spectacle.

    Les années 2010 avec les réseaux sociaux, qui rétroagissent sur tous les médias, amplifient le mouvement.

    En effet, si la méchanceté est atemporelle, elle a trouvé aujourd'hui des conditions favorables à son épanouissement : l'évolution des médias qui, chaque jour un peu plus, font de la vie un spectacle, un public qui trouve son bonheur dans le ridicule des autres, la possibilité

    pour chacun, à l'ère numérique, de se faire juge de tout sur fond de discours populistes.

    Ce livre, plus qu'une simple histoire de l'extension du domaine de la méchanceté dans les médias, met au jour comment l'évolution de la télévision et du numérique a abouti à une multiplication des meurtres symboliques : destruction de la parole de l'expert, dévaluation des

    politiques, attaques ad hominem ou ad statutum, jusqu'à l'incitation à la haine raciale ou l'homophobie.

    Empruntant aussi bien à la philosophie, à la sociologie qu'à la psychologie, François Jost part des actes (dessins, articles, couvertures de journaux, chroniques d'humoriste, pétitions en ligne...) pour tracer les contours d'une méchanceté aux multiples visages.

  • Avec le smartphone, que devient la communication ? Entre pharmakon (qui désigne à la fois le poison et le remède) et pharmaphone (quand on s'intéresse de plus près à son impact sur la voix), l'objet emblématique du XXIe siècle a transformé en profondeur la communication entre les humains et peut aussi nous renseigner sur elle. Dix-sept spécialistes se penchent sur la question et sur le ressenti des adolescents.
    L'objectif de l'ouvrage est d'offrir aux professionnels de l'éducation et de la communication et aux enseignants un bagage conceptuel et bibliographique pour explorer la problématique de l'impact du smartphone sur les relations humaines à travers la réalisation d'un récit. Il encourage, après avoir pris appui sur les concepts, à créer des histoires qui les mettent en scène et à organiser une pièce de théâtre ou tourner un court-métrage grâce à l'oeil « intelligent » du smartphone.
    Avec les contributions de : Serge Tisseron, Pascal Lardellier, Jean Abitbol, Clotilde Chevet, Xavier Pommereau, Philippe Gutton, Anne Cordier, Daniel Marcelli, Olivier Duris, Fabienne Martin-Juchat, Daniel Bougnoux, Feirouz Boudokhane-Lima, Cindy Felio, Hélène Jeannin et Nadja Monnet.

  • La vie, qu'elle soit humaine ou animale, individuelle ou collective, ne peut compter que sur elle seule pour persévérer dans son cours et se maintenir dans le monde. Voilà pourquoi elle doit toujours s'activer et souvent emprunter des voies nouvelles lorsque sa persistance est menacée. Le sens est cette direction indéterminée que trace la vie, que tracent nos vies. En parcourant le monde, nous rencontrons, manipulons et produisons des textes et des objets qui, à leur tour, viennent à manifester un sens, celui que nous leur conférons au cours de nos existences et de nos expériences. Nous marquons ainsi toujours d'une empreinte symbolique notre environnement ; nous révélons toujours, par nos manières d'être et de faire, des formes de vie sémiotiques.
    À la fois essai en sciences sociales et introduction générale à la sémiotique, ce livre présente une étude complète et critique des formes de vie : une définition détaillée du concept, une clarification quant à leur rapport avec les pratiques, les stratégies et les styles de vie, une classification de leurs variétés, enfin, une explication de comment, à terme, elles parviennent à colorer de leurs éthiques les milieux humains, nos sémiosphères. Instaurant le dialogue entre sémioticiens actuels et historiques, comme Algirdas Julien Greimas ou Roland Barthes, cet ouvrage explore les nouveaux champs sémiotiques de l'expérience et de la culture, tout en offrant des pistes et des outils pour étudier et exercer le sens de façon plus éclairée.

  • Ce manuel propose une approche pratique, cadrée et réflexive de méthodes empiriques de recherche en information-communication.

    Après un bref exposé des principales caractéristiques de ces méthodes envisagées dans une perspective ethnographique, l'auteur aborde les dimensions concrètes de l'investigation : observer, documenter, photographier, interviewer, décrire, analyser, interpréter, rendre compte. L'approche proposée dans ce manuel émerge de croisements avec des travaux et des démarches provenant de différents champs (anthropologie, sociologie, photographie documentaire, journalisme...) et prône la complémentarité des visées descriptives et interprétatives. Cette conception de la recherche peut être singularisée dans le projet d'une ethnographie journalistique.

    Cet ouvrage souhaite fournir des repères et être un stimulant à la mise en oeuvre de recherches concrètes. Il est conçu et construit pour amener les étudiantes et les étudiants à s'approprier le positionnement et les démarches de façon à la fois rigoureuse, personnelle et critique. Ce manuel est une nouvelle édition (largement) revue et augmentée de Méthodes empiriques de recherche en communication, ouvrage paru en 2009 chez le même éditeur.

    Cet ouvrage s'adresse prioritairement, mais pas exclusivement, aux étudiantes et aux étudiants en information-communication et en journalisme qui se préparent à faire leurs premières expériences de recherche in vivo.

  • Le mobile et les réseaux sociaux ont profondément transformé notre consommation d'information, impactant également la manière dont elle est produite et diffusée. Ce manuel retrace cette évolution et donne des pistes concrètes aux (futurs) journalistes pour intégrer au mieux le mobile dans leurs pratiques, en répondant aux questions suivantes :

    comment le mobile accompagne-t-il de nouvelles pratiques informationnelles dans un contexte de multiplication des espaces de diffusion et d'importance croissante des plateformes ?
    comment les médias et les journalistes font-ils évoluer leurs offres éditoriales, leurs stratégies et leurs pratiques pour s'y adapter ?
    comment penser des formats qui correspondent aux nouveaux modes de diffusion et de consommation de l'information ? Et comment favoriser l'innovation en intégrant les codes et les spécificités du mobile ?
    comment réaliser, structurer et diffuser des contenus journalistiques de qualité avec un smartphone (mojo) ?
    Des éclairages de professionnels et de chercheurs belges, français et suisses complètent et mettent en perspective le propos.
    Cet ouvrage s'adresse aux étudiants et enseignants en journalisme ainsi qu'aux journalistes professionnels.
    Avec les contributions de Laurence Allard, Nicolas Becquet, Barbara Chazelle, Philippe Couve, Guillaume Kuster, John Mills, Titus Plattner, Brigitte Sebbah, Thomas Seymat et Virginie Sonet.
    Compte Twitter : @journalismobile

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