CNRS Editions

  • Atlas de l'Egypte contemporaine

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    • Cnrs éditions via openedition
    • 22 Septembre 2020

    Alors qu'il existe plusieurs atlas de l'Égypte ancienne, aucun atlas de l'Égypte contemporaine n'avait encore été publié. Cet ouvrage vient donc combler un vide, en offrant au grand public un panorama illustré de l'Égypte au début du XXIe siècle. Réunissant les contributions d'une cinquantaine de chercheur.e.s, il présente, sous une forme cartographiée et vulgarisée, les faits saillants et les enjeux de l'Égypte actuelle en matière politique, géopolitique, économique, démographique, sociale, environnementale et culturelle. Il s'appuie, à cette fin, sur des ressources documentaires inédites : les cartes notamment, qui exploitent les résultats du recensement officiel égyptien de 2017, offrent une version actualisée du territoire. Pour mieux connaître et comprendre l'Égypte d'aujourd'hui.

  • Tunisie ; une démocratisation au-dessus de tout soupcon ?

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    • Cnrs editions
    • 6 Septembre 2018

    Premières élections pluralistes, nouvelle constitution, multiplication des partis et des associations, montée des revendications des minorités sexuelles, régionales et religieuses, recomposition du personnel politico-administratif, explosion des conflits autour de la question sociale...

    Premières élections pluralistes, nouvelle constitution, multiplication des partis et des associations, montée des revendications des minorités sexuelles, régionales et religieuses, recomposition du personnel politico-administratif, explosion des conflits autour de la question sociale... Depuis 2011, la Tunisie vit en ébullition permanente, comme portée par la redécouverte du débat public, trop longtemps confisqué par un parti et un clan. Mais cette effervescence revendicative ne doit pas faire oublier que le pays a toujours été animé par une quête de démocratie.

    Ce livre, en replaçant les événements de 2011 dans le temps long, cherche à dépasser les représentations binaires dictature/démocratie, autoritarisme/pluralisme. Il s'attache à rendre compte des mutations culturelles, sociales et politiques, à décortiquer la part d'inédit et de créativité de la période post-Ben Ali et analyse comment elle s'accommode des structures héritées.

    En une vingtaine de contributions originales (analyses historiques, enquêtes de terrain, entretiens avec les acteurs), ce livre dresse un portrait à la fois sociologique et politique de la Tunisie d'aujourd'hui.

  • Combattre l'Europe ; de Lénine à Marine Le Pen

    Bernard Bruneteau

    • Cnrs editions
    • 1 Mars 2018

    Brexit, progrès des partis eurosceptiques et europhobes, désaccords sur la politique migratoire, discrédit des politiques communautaires d'austérité... L'UE en crise érode l'attrait pour le projet européen en semblant donner raison à ceux qui l'accablent de tous les maux.

    Brexit, progrès des partis eurosceptiques et europhobes, désaccords sur la politique migratoire, discrédit des politiques communautaires d'austérité... L'UE en crise érode l'attrait pour le projet européen en semblant donner raison à ceux qui l'accablent de tous les maux.

    En un essai exigeant et incisif, Bernard Bruneteau montre que cette hostilité s'inscrit dans le temps long. L'europhobie recouvre en effet plus d'un siècle d'histoire, de Lénine à Marine Le Pen, de l'internationalisme communiste au néo-populisme identitaire. Au nom de la lutte des classes et en haine du Capital, l'Internationale fut violemment opposée aux projets de fédéralisme européen qui s'épanouirent dans l'entre-deux-guerres. À la même époque, sur un autre versant, l'exacerbation des nationalismes vint malmener le rêve d'une Europe supranationale porté par une poignée de penseurs libéraux. Les avatars de ces deux matrices continuent d'inspirer les discours d'opposition à l'UE. Et tendent de plus en plus à mêler leurs voix.

  • Depuis le début des années 2000, l'orpaillage illégal est massivement présent en Guyane et se montre, malgré un impressionnant dispositif de lutte, remarquablement résilient. Pour tenter de juguler le phénomène et ses désastreuses conséquences environnementales, un partenariat original a été noué entre le géographe François-Michel Le Tourneau, spécialiste de l'Amazonie, et les Forces armées de Guyane, dans le but d'étudier le monde parallèle des garimpeiros, ces chercheurs d'or. Mais comment gagner leur confiance ? Comment s'enquérir de leurs pratiques illégales ? Il faut faire preuve d'une honnêteté et d'une transparence sans failles, afficher immédiatement l'objectif, prouver que l'on connaît le terrain, et y revenir sans cesse.

    Voici, quatre ans plus tard, le résultat de cette enquête inédite. Après avoir brossé un panorama de l'histoire et de la géographie de l'or en Amazonie, et fait un tour d'horizon des techniques d'extraction et des voies de commercialisation, l'auteur dresse le portrait de ces chercheurs d'or : qui sont-ils ? d'où viennent-ils ? Quels sont les principes qui régissent leur société parallèle et comment se déroule leur vie dans la forêt ?

    Ce livre nous entraîne au cœur de la Guyane, peuplé non pas seulement de jaguars ou de tapirs, mais aussi de garimpeiros, patrons de chantiers ou simples ouvriers, de colporteurs et colporteuses, d'épiciers, de cantinières, de logisticiens, de bistrotiers, de prostituées ou encore de missionnaires évangéliques...

  • Révolution et état de violence ; Moyen-Orient 2011-2015

    Hamit Bozarslan

    • Cnrs editions
    • 9 Avril 2015

    Les contestations révolutionnaires de 2011 ont, pour un temps, changé les termes du débat dans la "rue arabe" mais aussi le regard que le reste du monde portait sur les sociétés moyen-orientales. L'héritage de la domination ottomane, le colonialisme et le post-colonialisme, l'autoritarisme, l'islamisme, la question palestinienne... semblaient, durant cette courte période, cesser de fournir les clefs d'intelligibilité du monde arabe. Tout convergeait, enfin, pour laisser supposer que le djihadisme des années 1980-2000 cédait place à une communion universelle entre ce monde et l'Occident. Pourquoi les promesses de 2011 ont-elles finalement été suivies d'un état de violence et d'effondrement social dans de nombreuses sociétés ? Comment ces révolutions ont-elles fait bouger les lignes de force structurant le monde arabe ? Quelles étaient les différentes structurelles et conjoncturelles entre la Tunisie et l'Egypte d'une part, les autres sociétés arabes de l'autre ? Quelles sont les conditions permettant à une crise révolutionnaire de devenir un moment de vérité aussi bien pour les pouvoirs que pour les sociétés ? C'est à ces questions que répond Hamit Bozarslan, dans un essai aussi limpide que nécessaire.

  • Chiisme et Etat ; les clercs à l'épreuve de la modernité

    Constance Arminjon Hachem

    • Cnrs editions
    • 17 Mai 2013

    Le nouveau régime iranien va-t-il a¿ contre-courant de la modernité, comme on le pense généralement ? Comment appréhender la fusion des pouvoirs religieux et politique, institutionnalisée en Iran par la " guidance du juriste " ? C'est cet évènement inédit, doctrinal et institutionnel, qu'explore cet ouvrage, dépassant les apparentes antinomies entre le religieux et le politique et mesurant le renouvellement sans précédent du droit et de la pensée chiite.La nouvelle constitution de 1979 constitue ici un épisode important et significatif : dans quel cadre l'action du juriste religieux doit-elle s'appliquer ? Ce juriste dispose-t-il des mêmes pouvoirs que le Prophète et les Imâms ? Le pouvoir et la souveraineté sont-ils enracinés dans le peuple ? Tels sont quelques-uns des termes du débat que Constance Arminjon restitue et analyse dans toute sa complexité. La fondation de la République islamique d'Iran a donné aux clercs les moyens de ne plus être les témoins passifs d'une modernité perçue comme exogène et a constitué une de leurs réponses aux contraintes menaçant l'institution religieuse. Au-delà du cas iranien, l'auteur prend en compte l'importance des clercs d'Iraq et l'originalité du chiisme libanais. C'est ainsi tout un laboratoire politique et une modernité religieuse plurielle et paradoxale, que nous présente cet ouvrage.

  • Minorités visibles en politique

    Esther Benbassa

    • Cnrs editions
    • 1 Décembre 2011

    Qu'est-ce qu'une " minorité " ? Un groupe numériquement faible que sa religion, son origine ethnique, la couleur de sa peau ou son orientation sexuelle distingue de la population dite majoritaire, et expose à des discriminations d'ampleur et de nature variables. En France, le mot renvoie plus spécifiquement à tous ceux que l'on continue de percevoir comme étant " issus de l'immigration ", quand bien même ils seraient français depuis plusieurs générations. " Visibles " lorsqu'elles dérangent, ces minorités deviennent curieusement " invisibles " dès qu'il s'agit de représentation politique. En intégrant les " minoritaires " au jeu politique, les partis trouveraient à la fois le moyen d'emporter l'adhésion active de populations traditionnellement négligées et l'occasion de conformer leur pratique à leurs idéaux affichés pour dégripper enfin l'ascenceur social. S'en tenant au constat que ces populations, au fond, ne votent pas, ou guère, beaucoup de politiciens se montrent finalement peu soucieux de les inciter à le faire, alors que le vote est la première expression d'une citoyenneté responsable. Réunissant les analyses des meilleurs spécialistes européens et américains de la question, ainsi que les témoignages d'acteurs politiques français, cet ouvrage de référence aborde le fait minoritaire dans une perspective comparatiste, pour mieux en saisir les enjeux et mettre à mal les préjugés et les peurs qui l'entourent, en particulier dans un contexte de forte poussée national-populiste.

  • Le Maghreb et son sud : vers des liens renouvelés

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    • Cnrs éditions via openedition
    • 28 Novembre 2019

    « La colonisation a balkanisé l'Afrique ! », accusent les dirigeants d'un continent qui se fixent pour projet officiel de (re)trouver une unité perdue. Le Sahara est-il un obstacle objectif, définitif, à cette unité ? Non, si l'on en croit les synthèses ici présentées sur les stratégies des pays du Maghreb en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne. Politiques africaines de l'Algérie et du Maroc, politique de l'Afrique du Sud vis-à-vis du Maghreb, mutations de la géopolitique saharienne après l'effondrement du régime libyen, conséquences pour la région de la sécession d'un Nord-Mali contrôlé par les islamistes radicaux, importance des échanges économiques (formels et informels) et des échanges humains de part et d'autre du Sahara : tous ces thèmes, ici traités par des spécialistes reconnus, éclairent sous différents jours les relations entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne. Ils révèlent que les migrants subsahariens qui s'installent désormais dans les pays du Maghreb ne font qu'exprimer l'unité croissante d'un espace jusqu'ici renvoyé à des logiques géopolitiques divergentes, et renouvellent aussi la vision que nous, Européens, pouvons avoir de notre Sud.

  • Francophonie et mondialisation

    Collectif

    • Cnrs éditions via openedition
    • 20 Août 2019

    La Francophonie est une réalité injustement méconnue, car elle est une chance et un amortisseur de la violence mondiale. Une chance pour la France de combattre la lepénisation des esprits ; pour le Sud de faire entendre sa voix dans la mondialisation ; pour notre planète d'assurer la paix entre les civilisations en préservant la diversité culturelle. Une chance pour créer des solidarités Nord/Sud, Est/Ouest. Un ouvrage qui allie rigueur scientifique et simplicité du style pour permettre à chacun de sortir des idées reçues. La Francophonie n'est pas un reste du passé, mais un défi pour l'avenir et la cohabitation culturelle.

  • L'extrêmisme, enquête sur une grande peur contemporaine

    Christophe Bourseiller

    • Cnrs editions
    • 15 Janvier 2012

    Pieuvre géante, Golem envahissant,fantasme collectif et nouvelle grande peur des bien-pensants, l'extrémisme sculpte l'actualité. Mais qui sont les extrémistes ? Les mécontents, les ennemis du système, les contestataires, les destructeurs, les nihilistes, les terroristes, les rebelles ?Extrémistes, les militants du Front national, les néo-royalistes, les catholiques intégristes ? Extrémistes, les trotskystes, les maoïstes, les nostalgiques de Staline, les nationaux communistes ? Toujours invoqué mais rarement défini, l'extrémisme serait-il la nouvelle hydre de Lerne des sciences politiques ? En répondant à ces questions, et à beaucoup d'autres, Christophe Bourseiller décrypte un phénomène politique majeur. Il montre que les extrémistes se distinguent par leur incapacité à tolérer l'ambiguïté et l'incertitude. Fascinés par la violence, allergiques au présent, ils militent pour un changement radical de société et perçoivent leurs adversaires comme intrinsèquement maléfiques. Et, par-delà les programmes, les manifestes, les excommunications,en appellent à l'avènement d'authentiques contre-cultures.

  • À l'hiver 2011-2012, pour dénoncer les fraudes électorales, les citoyens russes sont descendus par dizaines de milliers dans les rues de Moscou. Surpris par ce réveil de la société civile, le Kremlin leur a aussitôt opposé les forces de l'ordre et accentué la lutte contre la présence étrangère dans le pays. La répression a alimenté la chronique de l'autoritarisme russe.Pourtant, depuis le début des années 2000, si le gouvernement recourt à la force, il emprunte aussi des outils à la démocratie libérale. Cet étonnant paradoxe est au coeur de ce livre. Les autorités russes mettent en effet en oeuvre des programmes de soutien à la société civile qui permettent le développement de formes plus douces de contrainte politique, en s'appuyant sur un mélange complexe de coercition et d'incitations. Cette ambivalence trouble jusqu'aux défenseurs des droits de l'homme, à la recherche de compromis entre affrontement et coopération.Fondé sur des enquêtes de terrain, ce livre renouvelle l'analyse des relations entre l'État et la société dans la Russie contemporaine. En replaçant les mobilisations actuelles et les choix de Vladimir Poutine dans une perspective historique, il montre comment le pouvoir russe innove et se modernise pour mieux consolider sa domination politique

  • Nouveaux mondes ; carnets d'après guerre froide

    Bertrand Badie

    • Cnrs editions
    • 15 Janvier 2012

    Voilà maintenant cinq ans que Bertrand Badie commente pour nous les temps forts de l'actualité mondiale sur un chat du Monde.fr. Tous les mois, répondant en direct aux questions des internautes, il leur offre les clés de lecture et de compréhension des grands enjeux planétaires. Dans ces Carnets d'après Guerre froide, CNRS Éditions, en partenariat avec Le Monde.fr, reprend le " best-of " de ces échanges. Bertrand Badie y expose très simplement les grandes permanences du jeu mondial, tout autant que ses mutations en cours ou à venir. La perte de souveraineté des États, le poids croissant des sociétés civiles, le rôle des puissances émergentes, le clivage Nord/Sud, la lutte contre le terrorisme, les crises de l'Union européenne, la soif occidentale d'ingérence, la place de la France dans l'arène mondiale, le difficile partage des ressources naturelles, la fin de l'universalisme des droits de l'Homme, le rôle de la religion dans les relations transnationales : autant de thèmes et de questions abordés et expliqués dans une langue largement accessible, et dans le seul but d'éclairer le lecteur. Un ouvrage indispensable pour comprendre la nouvelle donne mondiale de l'après Guerre froide.

  • L'Inde et l'Asie

    Jean-Luc Racine

    • Cnrs éditions via openedition
    • 16 Juin 2016

    Depuis près de vingt ans, l'Inde a changé d'image : les réformes économiques engagées à compter de 1991 et les essais nucléaires de 1998 ont témoigné de sa volonté de s'affirmer comme une puissance émergente. Elle est désormais reconnue comme telle, y compris par la Chine. Après la longue césure de la colonisation et de la guerre froide, le retour de l'Inde dans un continent en mouvement dessine une nouvelle Asie, plus vaste, plus peuplée, plus complexe que la seule Asie orientale. Cette évolution fait naître de nouveaux équilibres sur un échiquier où jouent, entre autres acteurs, l'Inde, la Chine, le Japon, les États-Unis, et les voisins de l'Inde, ceux de l'Asie du Sud comme ceux du « voisinage étendu » qui court du Moyen-Orient à l'Asie du Sud-Est. Ce « grand jeu » contribue à redessiner peu à peu un nouvel ordre mondial, dans lequel les puissances dominantes occidentales doivent apprendre à redéfinir leurs relations avec une Asie nouvelle. En trois étapes qui analysent la « présence du passé », le nouvel échiquier géopolitique et les enjeux économiques de l'Asie en mouvement, cet ouvrage réunissant historiens, économistes et géopolitologues, spécialistes de l'Inde, mais aussi de la Chine, du Japon et de l'Asie du Sud-Est, éclaire de façon inédite les voies multiples par lesquelles l'émergence du pôle indien dynamise l'ensemble de l'Asie et, au-delà, appelle à repenser les relations Nord-Sud. Avec les contributions de Bruno Dagens, Jean-François Huchet, Claude Markovits, Claude Meyer, Jean-Luc Racine, JoelRuet, Isabelle Saint-Mézard.

  • Carnets de marcel cachin t.4 ; 1935-1947

    Marcel Cachin

    • Cnrs éditions via openedition
    • 16 Octobre 2020

    De 1906 à 1947, Marcel Cachin nota jour après jour ses impressions, ses analyses, et surtout, avec une étonnante méticulosité, le détail de ses conversations, de ses rencontres, de ses observations. Membre de la direction du Parti socialiste entre 1907 et 1920, rédacteur de l'Humanité en 1912, avant d'en être le directeur de 1918 à sa mort, quarante ans plus tard, membre de la direction du Parti communiste depuis sa création, Marcel Cachin occupa les plus hautes responsabilités dans le mouvement socialiste, puis dans le mouvement communiste. De Jaurès à Lénine, de Guesde à Trotsky, de Thorez à Clara Zetkin, de Duclos à Boukharine, mais aussi de Lefranc à Bourgeois, ou de Charles à Antoine, ils sont des milliers à défiler, du militant de base aux dirigeants français ou russes, allemands ou finlandais. Avec cet ensemble de près de 3 000 pages, en 4 volumes, nous disposons d'une source d'une importance cruciale pour comprendre la France politique et sociale de la première moitié du XXe siècle. Au moment du Front populaire et à la Libération convergent la stratégie du PCF et l'idée que Cachin se fait naturellement de l'action politique. Les responsabilités qu'il conserve au sein du parti français et celles qu'il prend dans les instances internationales - au sein du Komintern ou dans la direction du Rassemblement universel pour la paix (RUP) - font du quatrième tome qui couvre les années 1935-1947 un document de toute première importance. L'accès aux archives de Moscou et l'exploitation du fonds privé Cachin ont permis de nourrir les notes et les préfaces des découvertes les plus récentes de la recherche historique.

  • Sahara occidental : les enjeux d'un conflit régional

    Zartman Iw

    • Cnrs éditions (réédition numérique fenixx)
    • 21 Avril 2017

    Le conflit du Sahara occidental persiste, chargé d'une importance qui dépasse le simple enjeu territorial. Tant que son statut ne trouve pas de solution définitive, il reste la dernière lutte de décolonisation sur le continent africain. À travers le combat du Front Polisario pour l'indépendance, ce conflit révèle toutes les questions sur ce qu'est un État. Il défie toute tentative de solution, directe ou médiée, et constitue l'enjeu principal des relations régionales, à la fois symbole, prétexte et épine dans les rapports entre l'Algérie et le Maroc, car c'est bien là le fond de l'affaire. La mission actuelle de James Baker, sur mandat de l'ONU, montre que rien n'est encore arrêté, d'un côté comme de l'autre, entre indépendance et intégration. La pénétrante analyse de l'auteur vient apporter une synthèse et des propositions sur ces événements trop mal connus en France.

  • Quand la mondialisation devient « société de la connaissance », la propriété intellectuelle s'installe au coeur de toutes les activités, de l'agriculture à la production culturelle, en passant par la concurrence industrielle et la recherche universitaire et médicale. L'extension croissante de la propriété intellectuelle entraîne aussi des conséquences pour le domaine public, les communs de la connaissance et le partage des savoirs. Les changements techniques et les rapports de force mondiaux en font également un enjeu géopolitique. Cet ouvrage veut donner des repères pour comprendre ces évolutions.

  • Le président des États-Unis serait l'homme - ou la femme - le plus puissant de la planète. Cette perception commune, sans cesse alimentée par les productions d'Hollywood, n'en est pas moins fausse. Contraint par les multiples obstacles des checks and balances constitutionnels, le président doit notamment faire face au Législatif le plus puissant et le plus autonome du monde. La séparation des pouvoirs a en effet permis au Congrès de se construire comme un partenaire indomptable, et souvent capricieux, de la Présidence sans que celle-ci ne puisse intervenir. Le contrôle législatif ainsi créé et protégé repose en particulier - c'est là l'argument central de cet ouvrage - sur la chambre haute, le Sénat, qui dispose en son sein de multiples ressources procédurales lui permettant de bloquer les initiatives présidentielles. Le filibuster, la possibilité laissée à un seul sénateur de s'exprimer sans interruption et sans autre limite que celle de sa résistance physique, en est l'exemple le plus célèbre. Au pays de la séparation des pouvoirs, il existe ainsi un contrôle politique direct, souvent brutal, qui s'exerce en permanence sur l'Exécutif, reléguant le président, dans le meilleur des cas, à un statut d'habile négociateur, bien loin de l'image de héraut du monde libre. En mobilisant le droit constitutionnel, l'histoire et la science politique, cet essai se propose de mettre en relief les modalités d'action du Congrès, et notamment du Sénat, pour souligner que la Présidence impériale est au contraire, pour reprendre le mot de Gerald Ford, bien souvent en péril.

  • Le vide stratégique

    Philippe Baumard

    • Cnrs editions
    • 15 Janvier 2012

    Affolement des marchés, des médias, des responsables politiques, réactions aveugles, emballements des dettes souveraines, spéculations financières, révolte des peuples et répressions : et si la succession des crises et des impasses où elles semblent nous conduire résultaient d'un vide stratégique ? Produit d'une lente construction qui, depuis la Guerre froide, a remplacé l'art de la stratégie par celui de la seule tactique, le vide stratégique est aujourd'hui la conséquence d'une information surabondante, d'un culte exagéré du calcul, de la dictature de l'immédiat. Il crée des situations où les modèles, comme les idéologies, se révèlent incapables d'expliquer, de comprendre et de prédire ce qui survient. Après avoir rappelé les évolutions de la pensée stratégique, de Sun Zi et des strategoi athéniens à Clausewitz et Galula, l'auteur montre comment la disparition du stratégique au début du xxie siècle empêche de penser le futur pour se limiter au seul contrôle du présent. Synonyme d'ignorance, de défaillance et d'absence de discernement, le vide stratégique est devenu une source extraordinaire de profits pour la grande criminalité, les sociétés militaires privées, les trafiquants, les intermédiaires financiers. Ce monde qui a perdu sa capacité à définir et à expliquer l'état des choses n'a, paradoxalement, jamais créé autant de richesses. Ni autant de pauvreté... Un essai qui sonne comme un avertissement.

  • "Avant-postes de la civilisation russe, remparts du communisme, portes des confins, symboles des récentes indépendances du Turkménistan, de l'Ouzbékistan, du Kazakhstan, du Kirghizstan et du Tadjikistan, marches ouvrant vers la Chine, le Tibet, l'Inde, l'Iran, la Russie, sources de tensions mais aussi d'échanges et de rencontres entre civilisations... Longtemps mouvantes, souvent discutées, les frontières de l'Asie centrale invitent à réfléchir à la cohabitation entre nations et régions, mais aussi à l'articulation originale entre mondialisation et dérégionalisation. En signant le premier ouvrage exhaustif consacré à cette question, Svetlana Gorshenina montre que les " faiseurs de frontières " n'ont jamais réduit les limites étatiques à de simples lignes juridiques. Théories politiques, philosophiques et sociétales à l'appui, ils ont produit une multitude d'arguments allant du concept des " frontières naturelles " et de la " centralité " à la croyance en une " mission civilisatrice ", sans oublier les considérations militaires, économiques, historiques, ethniques et linguistiques. Qu'elles soient expansives, offensives ou défensives, administratives ou internationales, les frontières furent toujours traitées au cas par cas en fonction des contextes idéologiques. Une grande étude sur une région au coeur des grands bouleversements géopolitiques actuels."

  • Effondrement de dictatures au Maghreb, crises des dettes souveraines, terrorisme mondialisé, affaire Wikileaks... Ces convulsions sans lien évident se succèdent à un rythme effréné, détraquant nos grilles de lecture, affolant la boussole de notre jugement. Annoncent-elles un ordre nouveau ? Peut-on leur trouver un sens ? L'histoire a connu des phases d'accélération vertigineuses qui, avec le recul, s'emboîtent dans une parfaite continuité. Quelquefois visible, quelquefois dissimulé, le fil rouge de ce continuum est la puissance, qui en tisse la trame et qui, aujourd'hui comme hier, définit l'ordre du monde. La puissance au xxie siècle explore les transformations de ce concept central du système international, en examine les fondements, en dégage les règles, énonçant cette " grammaire de la puissance " qui gouvernera sa redistribution au xxie siècle. Au coeur de cette notion il y a le rapport à l'innovation, dont les avancées soudaines ébranlent vigoureusement le statu quo. L'" âge de l'information " est ainsi synonyme d'affaiblissement d'un monopole de la puissance jusqu'alors largement logé dans les mains des États. Ceux-ci sauront-ils appliquer à leur profit la grammaire subtile et changeante de la puissance ?

  • Brunei ; de la thalassocratie à la rente

    Marie-Sybille de Vienne

    • Cnrs editions
    • 28 Juin 2012

    Derrière le cliché d'une riche monarchie pétrolière se cache l'une des plus anciennes royautés du Sud-Est asiatique, dont l'histoire mérite d'être – scientifiquement – contée. Mais l'intérêt du Brunei Darussalam ne s'arrête pas là : au seuil du IIIe millénaire, le Sultanat (400 000 habitants sur 5 765 km2) a réussi son intégration dans le concert des nations quand ses choix socio-économiques sont à l'opposé de ceux de ses pairs, les émirats du golfe persique. Membre actif de l'ASEAN, il n'a pas hésité à apporter une aide financière substantielle à ses partenaires régionaux (crise de 1997-1999, passage du cyclone Nargis), tout en intervenant dans les opérations de maintien de la paix au Sud-Philippines. La réactivation du coutumier royal (adat-istiadat) et la mise en œuvre d'une idéologie d'État (Melayu Islam Beraja) ont investi la Couronne d'une légitimité supplémentaire : celle d'effectuer la synthèse de la Coutume et de la Religion et d'ainsi conjurer le traumatisme du passage à la modernité par la réinscription du Sultanat dans un continuum culturel. Et si l'absolutisme s'y conjugue aujourd'hui à l'État de droit, c'est sur fond d'État-providence. Docteur en études extrême-orientales, Marie-Sybille de Vienne enseigne l'histoire économique et la géopolitique de l'Asie du Sud-Est à l'INALCO. Elle dirige la revue Péninsule et est l'auteur de nombreuses publications et contributions, parmi lesquelles Les Chinois en Insulinde, échanges et sociétés marchandes au XVIIIe siècle (2008).

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