Flammarion

  • Géopolitique de Jérusalem

    Frédéric Encel

    • Flammarion
    • 11 Août 2011

    Jérusalem cristallise haines et passions. Plus ou moins sanctifiée par deux milliards et demi de chrétiens, de musulmans et de juifs, disputée par deux nations antagonistes, l'antique cité fait ici l'objet, cartes à l'appui, d'une analyse authentiquement géopolitique : stratégies territoriales israéliennes, armes diplomatiques palestiniennes, représentations mystiques, faiblesses au sein de chaque camp. Ainsi sont présentées, de façon sérieuse et objective, les aspirations et les thèses des différents protagonistes.
    Un outil de compréhension précieux pour aborder l'extraordinaire complexité de Jérusalem.

  • À dix ans, Nadejda Tolokonnikova est féministe, à seize ans, étudiante en philosophie, à vingt et un, cofondatrice des Pussy Riot. Parce qu'elle a défendu la liberté d'expression et l'égalité des sexes, qu'elle a fait de l'art un moyen de résistance politique, elle a été condamnée par l'État russe à deux ans de détention dans une colonie pénitentiaire en Mordovie. Ce livre est plus que son témoignage, c'est un manifeste. « L'affaire a été portée devant un tribunal, et le tribunal leur en a collé pour deux ans. Je n'y suis pour rien. Elles l'ont cherché, elles l'ont eu. » Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie « En dépit de toutes les accusations, vous faites entendre un certain discours. Il peut sembler que les gens ne vous suivent pas, mais secrètement ils vous croient, ils savent que vous dites la vérité ou, mieux encore, que vous défendez la vérité. » Slavoj Zizek, lettre à Nadejda Tolokonnikova, 2 janvier 2013

  • Pionnière sur le continent asiatique en matière de démocratie, l'Inde est devenue, au cours des dix dernières années, la deuxième plus forte économie mondiale en termes de croissance. Si l'on ajoute à cela Bollywood, le cricket, les hautes technologies, la mode et la gastronomie, on peut à juste titre lui trouver quelque splendeur. Mais comment comprendre qu'en contrepartie des centaines de millions d'Indiens soient toujours privés d'eau potable, d'électricité, de transports, de sanitaires, d'éducation et d'accès aux soins médicaux ?
    C'est que derrière ce tableau se cache un colosse aux pieds d'argile, une nation qui se donne les atours d'une opulente Californie mais qui, faute d'avoir combattu le sous-développement, les injustices sociales et les inégalités, est aujourd'hui loin derrière la Chine sur le plan des indicateurs sociaux et à égalité avec l'Afrique subsaharienne... À ses dépens, l'Inde apporte la preuve qu'il n'y a pas d'économie viable sans redistribution des richesses, pas de démocratie réelle sans discussion publique, ni de développement durable sans égalité.
    Vibrant appel d'un Nobel charismatique et qui toute sa vie aura pensé et théorisé la justice sociale, ce texte donne les clés de compréhension d'une nation appelée de facto à bousculer demain les grands équilibres de l'économie mondiale.

  • Europe : amour ou chambre à part ?

    Sylvie Goulard

    • Flammarion
    • 18 Septembre 2013

    L'Europe se meurt ? À qui la faute ? Au fil des ans, les dirigeants nationaux détruisent ce qu'ils prétendent construire, ils séparent ce qu'ils prétendent unir. Autant vanter l'amour en faisant chambre à part...

  • Comment peut-on être belge ?

    Charles Bricman

    • Flammarion
    • 2 Mars 2011

    Les événements de Belgique sont bien compliqués.
    Talleyrand (en 1831).

  • Le guide a déclaré : « Ne laissez pas se détruire la structure solide du régime. Si vous remarquez que quelqu'un insiste pour semer le chaos et provoquer des conflits, sachez qu'il est soit un traître soit extrêmement ignorant. » Pour parler comme le guide, car j'ai été élevée dans les jupes des mollahs, je vous dirai, chers dirigeants occidentaux : si, autour de vous, quelqu'un insiste pour que vous dialoguiez avec ce régime afin d'encourager les réformateurs, sachez qu'il est soit un traître soit extrêmement ignorant. Le problème est la structure même du régime et son idéologie.

  • Chambre avec vue sur la guerre

    Edith Bouvier

    • Flammarion
    • 10 Octobre 2012

    « Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Nous avons tellement fumé que la pièce est nimbée d'un voile de nicotine. Dehors, la lumière du jour pointe à peine et déjà le bruit sourd et grave des obus s'abattant sur la ville reprend. Un premier impact. Je sens le sol bouger, doucement. Un léger tremblement. Celui-là a dû tomber plus loin. »
    Février 2012. La journaliste Edith Bouvier lance un appel au secours. Gravement blessée à la jambe dans les bombardements qui ont tué les reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik au coeur de la ville assiégée de Homs, en Syrie, la jeune femme a besoin de soins de toute urgence. Avec plusieurs confrères, elle est recueillie par des insurgés syriens au sein d'un dispensaire de fortune du quartier de Baba Amr. Pris au piège, ils tentent le tout pour le tout pour s'échapper en pleine nuit.
    Ce livre retrace un parcours hors du commun, dix jours entre la vie et la mort.

    Création Studio Flammarion.

  • Une histoire du terrorisme

    Michaël Prazan

    • Flammarion
    • 15 Février 2012

    Véritable contre-histoire des soixante dernières années, ce livre donne pour la première fois la parole aux terroristes et à ceux qui les ont traqués.
    Du fondateur des Black Panthers à l'un des chefs du Hamas, en passant par le compagnon de route de Carlos, cette enquête révèle les coulisses du terrorisme moderne depuis ses origines, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à la mort d'Oussama ben Laden.
    À travers des entretiens menés dans le monde entier, elle dévoile les passerelles insoupçonnées qui unissent des organisations, en apparence isolées. Elle met aussi en lumière les filiations qui démontrent que le phénomène n'est pas près de s'arrêter.


    L'édition originale de cet ouvrage contient un cahier photos hors textes de 8 pages en couleurs, non repris dans la présente édition numérique.

  • à un ami israélien

    ,

    • Flammarion
    • 19 Mai 2010

    « Je suis sûr, en abordant cette rive bardée d'écueils, de me brouiller avec la moitié plus un de mes meilleurs amis. Il se trouve simplement qu'un Gentil se sent les coudées plus franches avec un juif d'Israël...»

  • Les Secrets d'une victoire

    Cotta M.

    • Flammarion (réédition numérique fenixx)
    • 24 Août 2015

    Personne, il y a trois mois, n'aurait osé y croire : Chirac Président ! Qu'on se rappelle cet étrange début d'année 1995 : au faîte des sondages, Édouard Balladur, Premier ministre-candidat, planait sereinement sur une campagne présidentielle qu'on disait jouée d'avance ; Lionel Jospin, contesté dans son propre camp, arrachait l'investiture d'un PS peu enthousiaste, cependant que Jacques Chirac comptait ses fidèles sur ses dix doigts... Intrigues, retournements de vestes, dénouement : que s'est-il vraiment passé ? La journaliste Michèle Cotta retrace pour nous les grandes heures de cette campagne à rebondissements : de la solitude du chef du RPR, aux premières déchirures d'une amitié de trente ans, de l'ascension du Premier ministre, à la défection de Jacques Delors, de la mise hors-jeu de Balladur, à son ralliement forcé. Surtout, elle nous dévoile les secrets d'une victoire que personne n'attendait. Comment Jacques Chirac est-il parvenu à sortir de son long purgatoire ? Comment a-t-il dépassé la mauvaise surprise du premier tour ? Comment, en somme, a-t-il su rassembler les suffrages d'un électorat fluide, bien que majoritairement à droite ? Le parcours obstiné d'un homme en quête du pouvoir.

  • Nos chers criminels de guerre

    Jacques Massé

    • Flammarion
    • 30 Avril 2010

    Sur les cent soixante et une personnes inculpées par le Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie depuis sa création en 1993, six étaient toujours en fuite à la fin du mois dé décembre 2005.
    Parmi elles, Radovan Karadzic et le général Mladic. Nos chers criminels de guerre explique pourquoi la communauté internationale en est arrivée là, dix ans après la signature du traité de Paris qui, le 14 décembre 1995, mit un terme à la guerre en Bosnie. Ce livre s'attache à cerner la part de responsabilité de la France, mais aussi ses efforts dans la traque inachevée. Reconnaissons-le l'engagement des plus hautes autorités de l'État a tardé à se concrétiser.
    Entre 1998 et 2002, sept accusés ont été capturés par les Forces spéciales, au terme de missions dirigées par un maître espion français. On en lira le détail pour la première fois. Parmi les personnels du TPIY, des magistrats et policiers français ont joué, et jouent encore, un rôle de premier plan. Par exemple, pour conduire l'enquête sur le massacre de Srebrenica. Cet ouvrage témoigne de cet engagement jamais démenti ; en cela, il est aussi une chronique d'un combat pour la défense du droit contre la barbarie.
    Alors que les Balkans frappent à la porte de l'Union européenne, la capture des derniers inculpés est devenue une exigence incontournable. Dans le débat sur l'avenir de l'Europe, Nos chers criminels de guerre rappelle cet enjeu, sans complaisance pour les autorités concernées.

  • Personne n'avait imaginé que l'immolation par le feu d'un inconnu embraserait les peuples arabes, jusqu'à faire tomber des régimes autoritaires. Où se trouvaient alors les intellectuels et les philosophes arabes ? Tous morts, au sens propre ou figuré.
    Les écoles de pensée arabes ont longtemps cherché une solution en termes de « vérité unique », qu'elle soit rationaliste, islamiste, marxiste, ou autre. Et elles ont échoué, constate Sari Nusseibeh. Il plaide en faveur d'un intellectuel ou d'un philosophe qui soit au-dedans et au-dehors du système, suffisamment enraciné en lui et suffisamment libre ou indépendant. Ni un « laïc », pour reprendre le terme de Julien Benda, c'est-à-dire un homme du monde séculier; ni un « clerc », si retiré du monde que sa voix ne parvient pas aux laïcs. Il n'existe pas de meilleures leçons à étudier ou à enseigner que celles qui aident chaque citoyen à devenir capable de contribuer à une vie meilleure pour tous.
    Ce modèle, Sari Nusseibeh l'applique au conflit israélo-palestinien : laissons de côté les solutions « définitives » et « justes » ; cherchons ce qui peut améliorer les conditions de vie ici et maintenant. Qu'Israël octroie aux Palestiniens qui le souhaiteraient un statut de résident leur permettant de travailler, de circuler librement dans le pays et d'accéder aux services publics. Que les Palestiniens renoncent provisoirement à revendiquer des droits politiques en Israël. Construisons d'abord un vivre-ensemble. C'est ce vivre-ensemble qui créera les conditions favorables d'une intelligence politique capable d'inventer l'avenir et d'apporter la paix.

    Couverture : © Studio Flammarion

  • Au Caire, Lan Jie a monté une entreprise de prostitution très lucrative. À Vladivostok, Liu Desheng est le représentant offi ciel des entrepreneurs chinois dans cette ville désertée par les ex-soviétiques. À Caracas, Fung Xi Mao, petit employé obligé de dormir dans le bistrot où il travaillait, est aujourd'hui un quincailler millionnaire. Tous sont chinois et tous ont abandonné leur pays, mus par l'envie de réussir. Ils sont ainsi des milliers à avoir quitté « l'atelier du monde » pour transformer le monde en atelier. Fascinés par leur force de caractère, leur faculté d'adaptation, leur réussite souvent spectaculaire et leur cynisme, les journalistes Heriberto Araújo et Juan Pablo Cardenal se sont rendus sur place, carnet et micro en main, là où la présence de la Chine officielle et de ces émigrants est la plus frappante : dans les pays en voie de développement. Pour recueillir les 500 témoignages qui sont le coeur de cette enquête exceptionnellement vivante, ils ont passé des nuits blanches sur des couchettes dures comme du bois, traversé la frontière sino-birmane dans un bus bondé où les passagers vomissaient, séjourné dans un Turkménistan totalitaire où la température monte à 50 degrés en plein été... Parcourant en tout 25 pays et des milliers de kilomètres, parfois au péril de leur vie.
    L'expansion de la Chine est spectaculaire, sa respectabilité est douteuse, mais nos auteurs ne jugent pas. Ils s'attachent à comprendre les mécanismes de ce nouvel impérialisme et s'interrogent : si la Chine doit être le prochain maître du monde, à quel type de monde faut-il s'attendre ?

  • Mission accomplie

    Nick Mcdonell

    • Flammarion
    • 9 Janvier 2013

    En 2009, le magazine Time envoie Nick Mc Donnell, alors âgé de 25 ans, sur le front irakien. Accompagnant la première Division de cavalerie américaine jusqu'à Bagdad et Mossoul, il nous offre une description aussi intense que stupéfiante de tous ses acteurs - depuis les interprètes mal vus par la population jusqu'aux fantassins essayant tant bien que mal de rendre utiles leurs missions anti-insurrectionnelles, en passant par les commandants endurcis aussi insensibles devant les journalistes américains que face aux responsables irakiens. Associant analyse percutante et compte rendu d'une réalité apocalyptique, McDonell porte un regard amer et ironique sur la célèbre phrase de George W. Bush lors de son discours intitulé « Mission Accomplie », en 2003 : « Je déclare la fin des combats militaires en Irak. »

    Couverture : Création Studio Flammarion

  • Karim, mon frère

    Labidi Samia

    • Flammarion (réédition numérique fenixx)
    • 11 Décembre 2015

    À travers ce témoignage, je raconte l'histoire tragique et exemplaire de mon frère Karim. Tragique, car sa vie s'apparente à une lutte pour retrouver sa dignité d'homme et sa liberté. Exemplaire, car elle montre les errements auxquels beaucoup de jeunes du tiers monde se voient confrontés. Comme bien d'autres, il fut le soldat et la victime d'un gigantesque réseau, dont le but est la déstabilisation des États et le diktat imposé à tous d'un dogme unique : c'est l'intégrisme terroriste musulman. Ce réseau international, basé en Iran, se nomme El Rissali. Manipulation, propagande, financement d'organisations mafieuses, meurtres, telles sont les armes des chefs qui l'animent. Par leur action despotique, ils salissent l'ensemble de la communauté musulmane, et représentent un grave danger pour le monde. Je rends ici hommage au courage de Karim, qui a décidé, au péril de sa vie, de me transmettre sa confession, et de raconter les exactions de ce réseau dont il fut l'un des membres. Il est temps de dénoncer ces meurtriers, et d'engager une politique commune pour éradiquer le mal à sa racine. La lutte contre eux repose sur une prise de conscience des populations musulmanes pacifistes. Où les femmes ont un rôle primordial à jouer. Frères, croyants, athées, réveillez-vous et unissez-vous ! Oui à la paix entre les peuples, que tous les chefs d'État se souviennent de la parole de l'Imam Ali : « Respecte l'être humain, car s'il n'est pas ton frère dans la religion, il est ton frère dans l'humanité.»

  • Portraits crachés

    Denis Jeambar

    • Flammarion
    • 5 Janvier 2011

    « Le jeu et le hasard ont guidé ce livre. Le désordre des souvenirs a dicté l'entrée en scène de chacun de ses personnages. Ni chronologie, ni hiérarchie. Présidents, ministres, vedettes, artistes, capitaines d'industrie, ils ont surgi au gré de ma mémoire. »
    De Mitterrand et Sarkozy à Lauren Bacall et Rostropovitch, en passant par Ségolène Royal, Jacques Chirac, Lionel Jospin, Jean-Luc Lagardère, Charles Pasqua, Serge Dassault, mais aussi Jessye Norman, Leonard Bernstein, Anouk Aimée, Louis Chedid, Michel Petrucciani, et bien d'autres monstres sacrés ou monstres politiques du dernier demi-siècle, Denis Jeambar nous promène dans ses souvenirs et brosse une galerie de portraits magnifiques.
    Il nous fait partager des moments qu'il n'a jamais racontés, des scènes drolatiques, tendres ou cruelles, qui font tout le sel de ce livre.
    Avec son sens aigu du portrait, son style remarquable, et une sincérité de ton assez rare, Denis Jeambar révèle à traits de plume ces personnalités côtoyées au fil d'une riche carrière journalistique. Quelques anonymes aussi, chers à l'auteur, trouvent leur place dans ces mémoires en creux qui dévoilent l'homme autant que le journaliste. « Sur mon chemin de grande randonnée, écrit-il, je n'ai fréquenté que de belles maisons. Dans leur confort, j'ai pu à satiété me détourner de moi-même pour découvrir les autres. »

  • Réinventer l'Occident ; essai sur une crise économique et culturelle

    Hakim El Karoui

    • Flammarion
    • 13 Octobre 2010

    La désoccidentalisation du monde a commencé. L'Occident qui se croyait surpuissant se découvre déficient. Aux conséquences de l'arrogance (guerre en Irak, crise financière, péril climatique) succèdent les crises de l'impuissance (incapacité politique, crise identitaire, crainte des classes moyennes). L'angoisse gagne les Occidentaux.
    Pourquoi s'inquiéter de l'avenir d'un Occident qui a fait tant de mal ? Parce que, nous répond Hakim El Karoui, l'Occident a deux faces : la face sombre, certes, mais aussi la face claire, celle qui a fait de lui le creuset des idéaux de liberté et de démocratie en lesquels les Occidentaux doivent continuer à croire. Mais alors que faire et par où commencer ?
    D'abord, prendre la mesure exacte de cette désoccidentalisation du monde, de l'impuissance économique et symbolique dans laquelle sont plongés l'Europe et les États-Unis.
    Ensuite, comprendre que ceux qui sont souvent désignés comme coupables ne sont pas les ennemis de l'Occident. Le monde arabe en général et la rive sud de la Méditerranée en particulier, à l'issue de la crise de transition qu'ils traversent, seront des vrais partenaires. La Chine, elle, construit une nouvelle Grande Muraille économique et politique avec l'Asie du Sud-Est, qui impose à l'Europe et à l'Occident de réinventer un projet.
    Soucieux d'expliquer le monde qui vient sans le filtre des clivages idéologiques convenus, réfléchissant à toutes les échelles, nourri d'économie, de géopolitique, mais aussi de littérature, cet essai d'analyse et de conviction fait entendre une voix originale dans le débat public.

empty