Grasset

  • Le dérèglement du monde

    Amin Maalouf

    • Grasset
    • 4 Mars 2009

    En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchaînement des affirmations identitaires qui rend difficiles toute coexistence harmonieuse et tout véritable débat. Dérèglement économique et financier, qui entraîne la planète entière dans une zone de turbulences aux conséquences imprévisibles, et qui est lui-même le symptôme d'une perturbation de notre système de valeurs. Dérèglement climatique, qui résulte d'une longue pratique de l'irresponsabilité... L'humanité aurait-elle atteint son « seuil d'incompétence morale » ? Dans cet essai ample, l'auteur cherche à comprendre comment on en est arrivé là et comment on pourrait s'en sortir. Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu'à l'épuisement simultané de toutes nos civilisations, et notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l'Occident et le Monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une impasse historique. Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d'espoir : la période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune.

  • Trumpitudes et turpitudes

    Corbe Philippe

    • Grasset
    • 10 Janvier 2018

    A la stupéfaction du monde entier, Donald Trump a été investi à la présidence des Etats-Unis il y a un an, le 20 janvier 2017. Et, depuis un an, cette stupéfaction se renouvelle chaque jour, sous forme de tweets, d'interviews et de déclarations intempestives, absurdes, parfois violentes et vulgaires, souvent cocasses, que Philippe Corbé résume en un mot  : «  trumperies  ».
    En voici la chronique quasi-quotidienne. Les meilleures déclarations du président ou de ceux qui répandent sa bonne parole sont présentées et expliquées par Philippe Corbé, qui suit la politique américaine sur place, et quelle place  ! Celle des mots qui mentent, blessent et nuisent. Les mots sont des actes. Voici les sinistres trumperies qui nous menacent. 

  • Néo-libéralisme(s)

    Serge Audier

    • Grasset
    • 15 Février 2012

    Pour beaucoup, le néo-libéralisme constitue le phénomème majeur de notre temps. C'est lui qui donnerait la clé de la crise économique et financière, des nouvelles formes de management, ou encore de la "privatisation du monde". Il est pourtant difficile d'y voir clair à travers cette notion. Le néo-libéralisme, est-ce le "laisser-faire" ou bien l'avènement d'un Etat fort au service de la concurrence ? S'agit-il d'un modèle hyper-individualiste et libertaire, ou bien d'un nouveau conservatisme normalisateur ?Pour s'y retrouver, ce livre propose une généalogie internationale des idées néo-libérales depuis les années 1930, à travers ces moments que furent le Colloque Walter Lippmann (1938) et la société du Mont Pèlerin (1947). Il montre comment la crise du libéralisme, après le Krach de Wall Street, a entraîné des révisions et des réaffirmations doctrinales visant à sauver les idées libérales. Mais, loin de toute vision complotiste et linéaire, il soutient aussi que la redéfinition du libéralisme a fait l'objet de conflits féroces entre ceux que l'on appellera les "néo-libéraux".Sur cette base sont établies des distinctions historiques et conceptuelles entre des mouvements que l'on confond trop souvent : le conservatisme, le néo-conservatisme, le libertarisme et le néo-libéralisme. Revenant sur le travail des think tanks et des principaux théoriciens de ces mouvances, le livre montre aussi la présence de traditions nationales hétérogènes. Alors que la "droitisation" de l'Europe semble aujourd'hui en marche, une telle mise en perspective permet de mieux déchiffrer la crise de légitimité du capitalisme et les réponses politiques qui lui sont données.

  • Que reste-t-il de l'Occident ?

    ,

    • Grasset
    • 1 Octobre 2014

    À la manière des contes philosophiques, cet ouvrage se présente comme un échange épistolaire entre le philosophe Régis Debray et le reporter international Renaud Girard sur le déclin présumé de l'Occident.
    La diversité des expériences, des angles, des points de convergence et de divergence entre les deux auteurs fait de ce petit livre rapide et brillant la synthèse la plus stimulante qui soit sur l'un des plus grands sujets de notre avenir.

  • Marche sur mes yeux ; portrait de l'Iran d'aujourd'hui

    Michel-S+Woods-P

    • Grasset
    • 19 Mai 2010

    L'autre Iran ? Celui qu'on ne voit pas, qu'on ne montre pas. Serge Michel et Paolo Woods ont vécu en Iran et multiplié les voyages sur place ces dix dernières années pour raconter un pays plus humain que l'Iran voilé, réduit aux clichés de la Révolution Islamique depuis 1979.Des jeunes gens au bord d'une piscine vide qui maîtrisent Twitter aussi bien que les poèmes de Hafez ; un marchand de tapis antisioniste qui crie « mort à l'Amérique » mais s'enrichit grâce à son magasin à Dallas ; des femmes en tchador qui se rendent en pèlerinage dans la ville sainte de Mashad y remercient l'imam Reza pour un divorce réussi ; un mollah passé dans le camp de l'opposition prodigue des leçons d'humanité. Ainsi va l'Iran et son théâtre fascinant, où chacun tient plusieurs rôles sur plusieurs scènes mais dans une seule langue, celle du « tarouf », une forme sophistiquée d'hypocrisie et de politesse. Nos auteurs, au terme d'une longue traque, ont emprunté ce labyrinthe de faux-semblants et ont découvert, sous les images d'apocalypse répandues par les media, un pays réel, surprenant, drôle, épris de liberté, insolent et inassouvi. Une vague qui deviendra la Révolution verte.

  • Tripoliwood

    Delphine Minoui

    • Grasset
    • 5 Octobre 2011

    Pendant 42 ans, la Libye a vécu derrière un écran noir et silencieux. De ce pays à cheval entre Orient et Afrique, on ne connaît presque rien - à part les discours fantasques de son guide déchu, Mouamar Kadhafi, autocrate aux allures d'Ubu roi. Soudain, le 15 février dernier, la rue s'est éveillée.
    Alors que la plupart des média se pressent à l'Est du pays, Delphine Minoui fait partie des rares journalistes accrédités par les autorités de Tripoli. Sous l'oeil permanent des caméras du pouvoir, ils sont confinés à l'hôtel Rixos, un cinq étoiles au coeur de la capitale. Leurs sorties sont limitées aux voyages organisés. Le régime veut leur montrer "la" vérité - c'est-à-dire : sa vérité.
    Ce voyage surréaliste, comique parfois si ce n'était pas aussi une tragédie humaine, offre une vision inédite de la guerre en Libye. Où sont passées les victimes de la répression ? Pourquoi les blessés ont-ils disparu des hôpitaux ? Pourquoi les tombes des "martyrs" des frappes de l'OTAN sont-elles vides au cimetière ? Les journalistes sont-ils en train de devenir des boucliers humains ? Qui faut-il croire dans ce huis-clos libyen qui va durer six semaines ?
    Dans une atmosphère d'espionnage qui tient plus de Graham Greene que du reportage de guerre, ce récit nous fait entrer dans l'envers du décor.

  • Le sacrifice de Palmyre

    Leila Minano

    • Grasset
    • 12 Octobre 2016

    La conquête de Palmyre par l'Etat Islamique, en mai 2015, a bouleversé le monde entier. Aucune des exactions du régime, ni les 250 000 morts, ni les armes chimiques, n'avait provoqué une indignation aussi unanime. Pour Bachar-Al-Assad, pour Daech et pour la coalition, les blanches colonnades de Palmyre ont constitué un formidable outil de propagande.
    Mais que s'est-il vraiment passé à Palmyre ? A partir des témoignages d'habitants réfugiés à la frontière turque, de trafiquants d'antiquités, de soldats et d'officiers, recoupés par des centaines de documents et d'interviews d'experts, cette enquête révèle les dessous de la plus belle prise médiatique de l'Etat Islamique. Elle montre comment les troupes du régime se sont retirées brutalement tandis que la coalition, et d'abord le Département d'Etat américain, dont les satellites sont braqués sur la ville, se gardait d'intervenir. Elle prouve que le gouvernement syrien avait organisé l'évacuation des officiers, des pièces archéologiques, des prisonniers politiques et même de la banque avant l'arrivée des jihadistes, tout en déclarant la situation «sous contrôle». On y voit les représentants du régime empêcher des milliers de civils de quitter la ville alors que les drapeaux noirs sont à sa porte. On y découvre le vrai drame de la décapitation de l'archéologue Khaled Al-As'sad, âme de Palmyre unanimement respecté, puis  le quotidien des habitants sous le Califat  et les parcours des rescapés de Palmyre.
    Un an après les faits, ce document exceptionnel montre l'autre visage de la ville mythique, fleuron de l'Antiquité mais aussi carrefour économique, géostratégique et enjeu névralgique du conflit en Syrie et alentour. Gaz, antiquités, hommes : après les tractations initiales, certains réseaux de communication entre la ville et l'extérieur demeurent actifs, reflétant tragiquement une guerre dans laquelle les ennemis apparents, sur le terrain ou hors des frontières, cohabitent autant qu'ils se combattent.

  • La chute de l'empire américain

    Alexandre Adler

    • Grasset
    • 18 Janvier 2017

    « L'élection de Donald Trump envoie un message définitif à l'establishment américain. L'expulsion des loyalistes en 1780 avait signifié le caractère irréconciliable de la rupture définitive avec la métropole britannique. La violence sanguinaire de la guerre de Sécession avait rendu définitivement inacceptable la poursuite de l'esclavage. Le reste mit un bon siècle à accoucher mais, dès cette époque, la citoyenneté était ouverte à tous les habitants noirs et, plus tard, indiens et asiatiques du pays. « Your huddled masses yearning to breathe free » (Vos masses en rang serrés aspirant à vivre libres), proclame fièrement la Statue de la Liberté du frère franc-maçon et français Bartholdi dans les vers magnifiques de la poétesse juive new-yorkaise Emma Lazarus. Aujourd'hui, malheureusement, la leçon joue dans l'autre sens : n'abandonnez pas le peuple au profit d'une culture que nous rejetons, disent les électeurs de Donald Trump. Mais que s'est-il passé au coeur de la société américaine pour que nous en soyons là ? Stupéfait moi aussi de cette élection, je questionne ici l'Empire américain, l'histoire de ses héros, réels ou symboliques ; les racines de la contre-révolution ; et bien sûr les inquiétantes relations internationales... »A.A.

  • Quand l'Europe s'éveillera

    Laurent Cohen-Tanugi

    • Grasset
    • 5 Janvier 2011

    Depuis vingt ans, l'Europe a raté bien des grands rendez-vous. Désormais, elle est au pied du mur.

  • Retour à Peshawar

    Renaud Girard

    • Grasset
    • 6 Octobre 2010

    « Dans la nuit, les talibans avaient attaqué un dépôt logistique de l'OTAN à Peshawar. Le lendemain matin, dans mon hôtel d'Islamabad, je regardai les premières images à la télévision pakistanaise. Les destructions étaient considérables. Il fallait y aller.
    A 11 heures, arriva le fixeur, un turban blanc sur la tête.
    Il voulait 400 dollars par jour. Je me dis que ce montant élevé était plutôt bon signe : s'il demandait beaucoup au départ, c'était qu'il ne devait pas avoir l'intention de me vendre à l'arrivée comme otage pour cent fois plus. Je fourrai dans un sac un pull, un bonnet de laine, une bouteille d'eau, mon ordinateur. Dans l'ascenseur, je fus soudain pris d'un doute.
    Je me retournai vers lui :
    - Kamal, je peux te faire confiance ? Are you reliable ?
    Levant les yeux au ciel, il me répondit :
    - You know, only God is really reliable ! »
    Dans ce livre, à la fois témoignage sur l'étrange métier de reporter, et plongée passionnante dans la fabrique de l'Histoire, Renaud Girard relate ses émotions de correspondant de guerre dans une région qui n'a jamais cessé de le fasciner.

  • Le florentin ; l'art de gouverner selon Matteo Renzi

    Giuliano Da Empoli

    • Grasset
    • 5 Octobre 2016

    "C'est l'histoire d'une conquête foudroyante. En 2014, un maire de Florence de 39 ans devient le plus jeune Premier Ministre de l'histoire d'Italie. Depuis, Matteo Renzi gouverne la péninsule en faisant passer des réformes qu'on disait impossibles. Iconoclaste pressé, il a poussé en quelques mois toute une génération politique à la retraite, brisé, l'un après l'autre, les principaux tabous de la gauche et de la droite et refermé la page du berlusconisme.
    Mais qui est-il vraiment? De quoi Renzi est-il le nom? J'ai d'abord eu envie de retracer son parcours parce qu'il s'agit d'une aventure extraordinaire. Un roman vrai de la politique contemporaine qui aurait pu sortir de la plume du Cardinal de Retz. Ou d'un scénariste de House of Cards.
    Mais cette histoire est aussi la preuve qu'en politique l'immobilisme n'est pas une fatalité. Pendant la Renaissance, Machiavel notait déjà que, face à l'incertitude, la seule sécurité réside dans l'action. Cinq siècles plus tard, au coeur d'une Europe tétanisée par la peur, un autre Florentin applique cette règle en faisant le pari de l'ouverture et du progrès.
    Nul ne sait si l'entreprise de Renzi va réussir, mais son existence prouve qu'un art de la politique est toujours possible - et peut être même nécessaire - à l'époque d'Uber et des populismes."

  • L'ensauvagement ; le retour de la barbarie au XXI siècle

    Thérèse Delpech

    • Grasset
    • 12 Octobre 2005

    En 1905, avec la guerre russo-japonaise, la première révolution russe et la crise de Tanger entre la France et l'Allemagne, de nombreux signaux annonçaient l'orage que seuls quelques observateurs perspicaces ont vu venir : la guerre de 1914-18, qui portait elle-même en germe la nuée de 1939-45. En avons-nous vraiment fini avec le siècle des grandes catastrophes et des totalitarismes?
    En 2005, le Moyen-Orient et peut-être surtout l'Extrême Orient sont de bons candidats pour de nouvelles catastrophes historiques. Qui a suivi de près les péripéties de la saga nucléaire iranienne, le chantage nord-coréen, l'extrême tension dans le détroit de Taïwan (l'accord de défense entre Taïwan et les Etats-Unis transformerait la confrontation entre les deux Chine en conflit mondial, faisant de Taïwan l'Alsace-Lorraine du XXIème siècle), l'hostilité sino-japonaise, comprend que le péril nucléaire est aujourd'hui plus divers et peut-être plus réel encore que pendant la guerre froide.
    Pendant que bouillonnent ces chaudrons, l'Europe, fatiguée de courir le monde et tentée par une sortie de l'Histoire, cultive le romantisme niais de la fin des grands conflits. L'Europe n'est plus un modèle pour le monde. Sa conscience est troublée, son esprit craintif et sa politique introvertie. Quant à la France, sa position vis-à-vis de la Russie sur le dossier tchétchène et envers la Chine sur le dossier de Taïwan cumule tous les inconvénients: en préférant la honte et la guerre, elle pourrait finir par avoir l'une et l'autre ! Opposer éthique et Realpolitik est artificiel : on peut être à la fois immoral et suicidaire...
    "Peut-être ne vous intéressez-vous pas à la guerre, mais elle s'intéresse à vous" (Trotsky): Quelles idées méritent encore que nos sociétés post-héroïques prennent des risques pour les défendre? Telle est la question de fond auquel cet ouvrage passionnant apporte des éléments de réponse.


  • La Chine contre l'Amérique

    ,

    • Grasset
    • 3 Octobre 2012

    « La Troisième Guerre mondiale commencera-t-elle en Asie ? L'Amérique, le shérif global et la Chine, le seigneur local, s'observent dans la vaste étendue qu'ils partagent, le Pacifique. Ils s'arment. Leur étroite imbrication économique et financière n'empêche pas une rivalité stratégique croissante. Leur duel dominera le siècle. »Et qui en sera le vainqueur ? En tout cas, pas l'Europe, qui assiste impuissante aux rivalités. Dans cette enquête informée aux meilleures sources, Alain Frachon et Daniel Vernet reviennent sur deux siècles de relations chaotiques entre la Chine et les Etats-Unis. Un passé qui empoisonne le présent. La Chine s'américanise, les Etats-Unis se financent à Pékin. D'une jeunesse urbaine qui boit du coca-cola et s'informe en temps réel sur Weibo, le "twitter" chinois, à un colonel ultranationaliste qui rêve de suprématie, du Pacifique épicentre sismique à la mer du Japon, des casernes aux officines secrètes de Washington, ce livre, chronique d'un choc annoncé, tente de répondre à la question : conflit armé ou ascension paisible de la Chine ? Et si la vérité sortait de la plume de Sun Tzu : « L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat. » ?

  • Carnets de Bagdad

    Jean-Paul Mari

    • Grasset
    • 3 Septembre 2003

    Jean-Paul Mari, Grand reporter au Nouvel Observateur, a tenu un journal durant sa présence à Bagdad, qu'il a rendu accessible à tous sur le site internet du Nouvel Observateur.
    C'est ce texte d'écrivain, très personnel, qui est aujourd'hui publié dans son intégralité : non pas la guerre événementielle, mais la guerre en "caméra subjective", expérience-limite, telle qu'il l'a observée et vécue.

  • Hôtel Palestine ; chronique inattendue de la guerre à Bagdad

    Patrick Forestier

    • Grasset
    • 24 Septembre 2003

    Siège de la presse internationale pendant les hostilités, l'hôtel Palestine, place de l'Etoile où se dressait la statue du Raïs, a certainement été le meilleur poste d'observation de la chute du régime de Saddam Hussein.
    Cet hôtel délabré, désormais célèbre sur les cinq continents, fut l'épicentre d'une autre guerre : celle de l'information. Patrick Forestier était parmi les journalistes qui sont restés du premier au dernier jour de cet affrontement hautement médiatisé. II raconte les coulisses de l'hôtel Palestine, le départ des grands médias américains avant l'ultimatum, le jeu pervers entre journalistes et fonctionnaires du ministère de l'Information, le rôle des agents secrets irakiens, des barbouzes, des militants : chronique d'une défaite annoncée malgré la propagande ubuesque d'une dictature aux abois qui croyait à ses propres mensonges. Hôtel Palestine est le " making of " du grand film de la guerre en Irak : ce qui était " hors champ ", que vous n'avez pas vu, pas lu, pas su.
    Les petites histoires qui font la grande Histoire.
    Une galerie de personnages romanesques et un témoignage unique sur le métier de grand reporter.

  • Europe : les nouveaux horizons

    Collectif

    • Grasset
    • 24 Mars 2010

    En première partie, un grand dossier thématique consacré à la nouvelle puissance émergente qu'est l'Union européenne après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne : Et maintenant l'Europe ? - Entretien croisé sur l'identité européenne entre deux intellectuels de renom, Marcel Gauchet et Laurent Cohen-Tanugi, et un diplomate expert des questions européennes, le secrétaire général du Quai d'Orsay, Pierre Sellal - Le nouvel avenir européen, par Jean-Michel Casa, Directeur d'Europe au Quai d'Orsay - France-Allemagne : les actions décisives qui ont fait avancer l'Europe depuis deux ans (climat, régulation financière), par Bernard de Montferrand, ambassadeur de France à Berlin - Union européenne et Etats-Unis, une relation spéciale ? par Muriel Domenach, directrice-adjointe des Affaires stratégiques et de sécurité, au Quai d'Orsay - L'Europe vue de New Delhi, par Jérôme Bonnafont, ambassadeur en Inde En seconde partie, une série originale de réflexions et de « vécus » Analyses & Témoignages - François Zimmeray, ambassadeur chargé des Droits de l'Homme - Pour une diplomatie engagée - Général Emmanuel Beth - La coopération de défense et de sécurité - Jean Mendelson, directeur des archives- Du bon usage des archives diplomatiques - Eric Fournier, ambassadeur en Georgie - Un ambassadeur au coeur de la crise géorgienne - Pascal Texeira, Directeur de la Stratégie de la DGSE - Renseignement et diplomatie - Olivier Poivre d'Arvor, Directeur de CulturesFrance - Les nouvelles politiques culturelles américaine, britannique, allemande...

  • L'Occident mondialisé ; controverse sur la culture planétaire

    ,

    • Grasset
    • 24 Mars 2010

    « La civilisation occidentale est unique et universelle, même si tout en elle, à l'évidence, n'est pas universel. » Le mode de vie occidental s'exporte, jusque dans son besoin de consommation frénétique auquel la culture n'échappe pas. Cette culture devient culture-monde, abondante, éphémère, monnayable. La gloire éternelle n'est plus de mise mais la reconnaissance immédiate qui passe par la valeur marchande. Pour la première fois donc, culture et globalisation coexistent, de façon déstabilisante, inquiétante peut-être. Dans un univers hypermoderne dominé par la logique de l'excès, qu'en est-il du capitalisme culturel ? Doit-on parler d'uniformisation à l'occidentale ou de réinvention de la différence ? La culture-monde signe-t-elle la fin de l'originalité ? Dans un langage clair et accessible, les deux auteurs abordent des questions aussi variées que l'art business, les marques, le cinéma, ou la Haute Culture. Un essai polémique et vivifiant.

  • Merci l'europe ! riposte aux sept mensonges populistes

    Bernard Spitz

    • Grasset
    • 27 Février 2019

    Inégalités, chômage, terrorisme, migrants, péril environnemental... les citoyens européens ont peur. L'Europe ne les rassure plus. Pire, elle accroît leurs inquiétudes. Ils ont le sentiment qu'elle ne profite qu'à une minorité «  déracinée  »  (les financiers, les riches et les professions qui jouissent de la mondialisation) mais précipite pour les autres le déclassement, attaquant leurs langues, leurs modes de vie, leurs cultures, leurs entreprises, leurs emplois, leurs données privées, etc.
    Dans une Europe perçue comme faible et injuste, la tentation est grande de chercher le salut chez ceux qui parlent fort et critiquent les élites et le système. Leur stratégie consiste à s'appuyer sur les échecs et à tordre les faits pour justifier de solutions simplistes fondées sur autant de mensonges.
    Et ça marche ! Partout les populistes gagnent du terrain : à l'Est , au Nord, en Italie, en Allemagne, et en France si l'on se souvient du premier tour des présidentielles où, tous scores réunis, ils avaient la majorité.
    L'auteur dénonce ici les sept grands mensonges qui font le lit du populisme  : l'Europe serait tout à la fois une passoire à migrant, un euro qui nous plombe, le pigeon de la mondialisation, la victime des plombiers polonais qui volent nos emplois, le jouet des technocrates de Bruxelles, etc...
    Les critiques sont légitimes. Les nier avec condescendance exaspère les opinions publiques. S'il faut évidemment écouter les peuples et respecter le verdict des urnes, c'est pour mieux combattre les populistes et dénoncer leurs fausses solutions. En proposer de meilleures. Et ne pas oublier l'essentiel. Car, malgré tous ses défauts et imperfections, l'Europe nous a apporté ses bienfaits: la paix, la monnaie commune, les déplacements faciles, les échanges d'étudiants, les projets industriels majeurs, type Ariane ou Airbus. Comment ne pas voir que dans un monde dangereux, l'Union est la seule et unique façon de nous protéger des volontés de domination des géants asiatiques ou américains et des idéologies hostiles  ?
     
     

  • Pirates de Somalie

    ,

    • Grasset
    • 4 Avril 2012

    La piraterie maritime est un des dangers qui menacent l'économie contemporaine. La côte somalienne, où les assauts rivalisent d'audace, se situe en tête des zones à risque.Afin de survivre dans un pays anéanti par la famine et dévasté par les guerres, les plus démunis s'organisent pour rançonner les plus fortunés. Pécheurs, paysans, chauffeurs de taxi, voici les nouveaux brigands des mers à l'assaut des bateaux des "riches", des tankers jusqu'aux navires de plaisance ! La géographie maritime des côtes facilite leurs attaques : dans ce passage obligé du commerce mondial, la densité du trafic attise toutes les convoitises.Viviane Mahler et Jean Guisnel ont mené l'enquête. Qui sont ces pirates ? Pour quelles raisons sévissent-ils et surtout comment procèdent-ils ? A qui profite le crime ? Et par quels moyens éradiquer cette mafia d'un nouveau genre ? La piraterie en Somalie comme si vous y étiez.

  • L'imposture turque

    Martine Gozlan

    • Grasset
    • 2 Novembre 2011

    Le modèle turque auquel se réfèrent les révolutionnaires arabes est-il un mensonge ? L'"islamisme modéré" est-il une fiction ?

  • La vengeance des nations

    Alain Minc

    • Grasset
    • 1 Avril 2014

    1989 aura été une année de grâce : le communisme mort, l'optimisme triomphant, le capitalisme arrogant, la démocratie reconnue. Mais le danger gagne vite. Déjà, à l'Est comme à l'Ouest, les nations pointent à l'horizon. Précédées ou accompagnées d'hommes providentiels, cultivant avec une délectation délétère un avatar du national-populisme, elles entendent se venger d'une trop longue humiliation. Leur ferment ? La peur, réelle ou fantasmée. L'incertitude à l'extérieur, les pulsions d'identité à l'intérieur, avec pour prétexte l'immigration et les minorités. Après un demi-siècle d'internationalisme, nous voici obligés de réinventer une idée nationale, elle-même adossée à une vision de la démocratie qui sache prendre en compte cette nouvelle réalité. Et d'en appeler à la résurrection du Politique (contre la politique) et de l'Etat-nation (contre les nationalismes) : "La nation, oui, mais sous le gouvernement de la raison.".

  • Le fabuleux destin d'une puissance intermediaire

    Jean-Hervé Lorenzi

    • Grasset
    • 6 Avril 2011

    Pendant quinze ans, nous avons vécu le déclinisme. Puis la crise est passée par là. Et si aujourd'hui, les mots "dynamisme économique, confiance, imagination, rebond" caractérisaient la France ?
    C'est la conviction de Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes, qui, preuve à l'appui, nous montre que tous les espoirs sont permis, si...

  • Un petit coin de paradis

    Alain Minc

    • Grasset
    • 2 Mars 2011

    "L'Europe n'est plus fière d'elle-même. Elle ignore qu'elle est le modèle : un petit coin de paradis. A l'aune des valeurs de liberté, de justice, de démocratie, d'équilibre, elle est exemplaire. Un peu de fierté, que diable ! L'humilité interdit toute stratégie ; la conscience de soi l'autorise."A. M.

  • Irano nox

    Marc Kravetz

    • Grasset
    • 1 Avril 2014

    "Ce n'est pas de votre faute, mais vous ne pouvez pas comprendre." Cette phrase-là, l'observateur occidental l'entend sans cesse en Iran. Pourtant, Marc Kravetz a voulu voir et savoir. Entre 1979 et 1981, il a fait six séjours en Iran. Il a rencontré la plupart des dignitaires civils et religieux. Il a assisté à de bouleversantes conversions de jeunes Iraniens qui, sous la bannière de Khomeiny, sont revenus aux sources par d'étranges détours. Partout, toujours, à ses questions on lui a opposé l'Islam, la perfection de l'Islam, l'excellence de ses principes, les vertus divines de la société qu'il propose. Mais à l'ombre de ces discours pieux, il a vu un pays déchiré, livré à la violence et à la haine, officiellement régi par la loi du talion. Irano Nox, écrit comme un roman-vérité, est un voyage dans le temps et dans l'espace de la révolution islamique, une plongée dans la nuit iranienne. Et page à page, le lecteur comprend. Il comprend comment une nation sombre dans la folie.

empty