Les Presses de l'Université de Montréal

  • Idéologies et polarisation aux Etats-Unis

    Philippe Fournier

    • Les presses de l'université de montréal
    • 25 Novembre 2021

    Au confluent de la culture et de l'économie, de l'individu et de la société, les idéologies fournissent des cartographies plus ou moins poreuses pour naviguer entre la vie sociale et la vie politique. Au lieu d'attribuer des préférences immuables à des sujets rationnels, l'étude de l'idéologie s'attarde à la manière dont les idées se forment et évoluent, mais aussi au rôle qu'y jouent l'affect et les contextes social, économique et culturel.

    Ce livre jette un regard sur l'extrême polarisation culturelle et politique qui frappe les États-Unis ainsi que sur les transformations importantes du siècle dernier en accordant une attention particulière à deux situations tenaces : les inégalités socioéconomiques et le racisme. Affaiblissement de la démocratie, préjugés systématiques contre les personnes racisées et les pauvres, schisme entre les élites et la population ou entre les électorats républicain et démocrate sont autant de phénomènes qu'on peut voir à travers le prisme des idéologies politiques.

  • Maintenir la paix en zones postconflit

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    • Les presses de l'université de montréal
    • 18 Mars 2013

    Dans un monde où les opérations policières de paix se substituent graduellement aux opérations exclusivement militaires, à quels défis organisationnels les services de police contributeurs et les sociétés hôtes sont-ils confrontés ? Quelles sont les motivations institutionnelles et individuelles à participer à de telles opérations ? Quels liens unissent les contingents internationaux aux polices locales et aux autres acteurs du maintien de la paix ?

    À partir d'études de terrain réalisées dans des contextes variés (Balkans, Afghanistan, Haïti, Timor-Leste...), des chercheurs provenant de disciplines aussi diverses que la science politique, la sociologie, la criminologie ou le droit esquissent les grandes lignes d'un champ de recherche dédié aux opérations de maintien de la paix et aux processus complexes qui permettent à des sociétés divisées de se réconcilier et de rétablir des institutions policières légitimes.
    Avec les textes de : Hervé Dagès, Nathalie Duclos, Benoit Dupont, Nadia Gerspacher, Andrew Goldsmith, Vandra Harris, Marcel-Eugène LeBeuf, Antoine Mégie, Francis Pakyaf, Juan Carlos Ruiz Vásquez, Xavier Saint-Pierre et Samuel Tanner.

  • Les attentats du 11 septembre 2001 placent, de façon tragique, les relations ethniques et les rapports sociaux de domination au coeur de la réflexion publique. Cet événement constitue-t-il un moment de rupture radicale, le début d'une ère nouvelle ? Ou, au contraire, ne confirme-t-il pas ce qui était déjà latent ? Les questions qui sont abordées dans ce recueil touchent aussi bien aux jugements trop rapides des médias et de l'opinion publique sur le lien entre ethnie et terrorisme qu'aux lois adoptées à la hâte et aux dangers qui en découlent. Comment évaluer les nouvelles frontières qui se sont dressées sous la couverture d'une nouvelle sécurité nationale ? Le 11 septembre 2001 entraîne des répercussions qu'il ne faut plus ignorer.

  • Les paradoxes de la démocratisation en Afrique

    Mamoudou Gazibo

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    Pourquoi certains pays réussissent-ils à passer d'un régime autoritaire à un régime démocratique, alors que d'autres, pourtant presque semblables sur le plan contextuel, n'y parviennent pas ? En examinant le cas de deux pays de l'Afrique subsaharienne, le Bénin et le Niger, et en comparant leur trajectoire au cours d'une période de démocratisation (de 1989 à 1999), l'auteur explique pourquoi l'expérience a évolué, au Bénin, dans le sens de la consolidation, alors qu'au Niger, deux coups d'État sont venus interrompre le processus.

    Les héritages des anciens régimes, les formules institutionnelles et les stratégies des acteurs apparaissent comme les facteurs principaux qui limitent ou facilitent la transition et la consolidation démocratiques. L'analyse de ces facteurs met à jour des variables discriminantes de la démocratisation qui sont applicables à de nombreux pays dans le monde.

    À la fois étude binaire et application de l'approche institutionnelle, cet ouvrage s'adresse tout autant aux comparatistes, aux africanistes qu'aux chercheurs et étudiants en science politique.

    Mamoudou Gazibo est professeur adjoint au Département de science politique de l'Université de Montréal. Il est coauteur de La politique comparée. Fondements, enjeux et approches théoriques (Presses de l'Université de Montréal, 2004).

  • Grands projets et innovations technologiques au Canada

    Philippe Faucher

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    L'innovation technologique a une histoire. Elle ne surgit pas tout armée du cerveau d'un inventeur de génie, non plus qu'elle ne naît spontanément d'un besoin pressant du marché. Loin des explications simplistes par l'offre et la demande, il faut plutôt chercher à comprendre l'innovation par l'organisation qui tente de la susciter. Dans ce contexte, l'innovation technologique apparaît paradoxalement comme une affaire de gestionnaires - surtout quand elle requiert la mise en oeuvre de grands projets, qui impliquent des ressources si considérables que seules des sociétés d'État ou des grandes entreprises peuvent les engager.
    Philippe Faucher, Kevin Fitzgibbons et Olga Bosak dressent ici un bilan des plus ambitieuses tentatives d'innovation technologique au Canada dans la seconde moitié du XXe siècle. Avec leurs collaborateurs, ils racontent l'histoire des centrales hydro-électriques de Manicouagan et de La Grande, des réacteurs nucléaires CANDU, du chasseur Arrow, du moteur d'avion PT6 et du jet d'affaires Challenger, des équipements de télécommunication mis au point par Northern Telecom et du satellite de communication Hermès. Ils exposent les conflits internes et les arbritages, les tâtonnements et les initiatives risquées, bref la dynamique institutionnelle des sociétés qui ont pris en charge ces grands projets. Ce livre permet ainsi d'expliquer leurs résultats variables, qui vont de l'abandon pur et simple à des succès éclatants sur la scène internationale, et il montre la diversité des arrangements organisationnels qui permettent de gérer au mieux le risque technologique.

  • Le fédéralisme canadien contemporain ; fondements, traditions, institutions

    Collectif

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    Au cours des dernières décennies, les Canadiens ont connu bien des variantes du fédéralisme, allant de la concertation sous Lester B. Pearson à l'asymétrie administrative sous le tandem Pelletier-Charest, en passant par le fédéralisme rentable chez Robert Bourassa et le fédéralisme dominateur chez Pierre Elliot Trudeau. S'agit-il de tendances qui viennent inspirer les nouvelles générations d'électeurs ? Ou s'agit-il de modes appelées à se remplacer les unes les autres au gré de la conjoncture politique et des rapports de force ? Au moment où certains pays en crise sur la scène internationale (l'Irak, le Sri Lanka, la Russie) en sont venus à favoriser le fédéralisme, comment se fait-il qu'au Canada l'enthousiasme des Québécois soit si faible pour ce modèle de gouvernement ?
    Ce livre propose une lecture plurielle et actualisée des enjeux politiques qui sous-tendent les rapports entre le Québec et le Canada. Quatre grands thèmes y sont étudiés : les fondements du fédéralisme et ses traditions, les métamorphoses du fédéralisme, les relations fédérales-provinciales et intergouvernementales, et enfin les politiques propres à la gestion de la diversité. Chacune des études jette un éclairage novateur sur un ensemble de questions centrales, dont celles du déséquilibre fiscal, des réformes démocratiques, des rapports entre minorités et majorités et du déficit fédératif au Canada.
    Sous la direction d'Alain-G. Gagnon, professeur au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal, ce livre rassemble les contributions de : Marie-Joie Brady, Michael Burgess, Linda Cardinal, Jean-François Caron, Marc Chevrier, Joseph Facal, Sarah Fortin, Dimitrios Karmis, Guy Laforest, Andrée Joie, Kenneth McRoberts, Alain Noël, Martin Papillon, Benoît Pelletier, François Rocher, Michel Seymour, Luc Thériault, Luc Turgeon, Yves Vaillancourt, Catherine Vallières-Roland et José Woehrling.

  • Anglais Globalization, Governance and Identity: The Emergence of New Partnerships

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    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    Cet ouvrage en anglais fait suite à des débats engagés au cours d'une table ronde sur la mondialisation, organisée à Québec en 1998 par l'International Political Science Association. Les différentes contributions qu'il regroupe se répartissent entre trois sections. La première s'interroge sur le statut théorique de la mondialisation et sur les rapports des États au capitalisme mondial et aux sociétés transnationales ; on y rappelle, entre autres, que les mêmes qui font pression pour réduire le rôle de l'État (démantèlement de l'État-providence, déréglementation et privatisation) exigent en même temps une intervention étatique accrue en d'autres domaines (contrôles sociaux plus efficaces). La seconde section analyse divers cas d'adaptation de l'État-nation au contexte nouveau de la mondialisation, que ce soit des cas d'intégration (comme la réunification allemande) ou de désintégration (comme la division de la Tchécoslovaquie). La troisième section, enfin, reprend les interrogations de la seconde, à propos du cas particulier des relations du Québec avec le reste du Canada.
    Guy Lachapelle et John Trent enseignent la science politique, le premier à l'Université Concordia, à Montréal, le second, à l'Université d'Ottawa.

  • Théories de la politique étrangère américaine

    Charles-Philippe David

    • Les presses de l'université de montréal
    • 1 Novembre 2012

    Quand il s'agit de comprendre pourquoi les États-Unis agissent d'une façon ou d'une autre dans le monde, les débats sont généralement virulents, et souvent réducteurs. Les théories peuvent alors être très utiles pour éviter ces dérapages dans la mesure où elles permettent de structurer l'expression des enjeux et des arguments.
    Conçu comme une introduction générale, ce livre vise essentiellement trois objectifs :
    Offrir un survol complet des théories qui sous-tendent la politique étrangère américaine. Le menu est très riche et chaque collaborateur a eu pour mission d'exposer les théories pertinentes, de présenter les auteurs principaux et les lectures incontournables.
    Offrir une sélection pluraliste de points de vue, une diversité de théories qui sont à la fine pointe de la recherche et qui sont parmi les plus couramment évoquées.
    Proposer une vision panoramique des principales théories dans une langue accessible, hors de tout jargon.

  • Introduction à la politique africaine (2e édition)

    Mamoudou Gazibo

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    Les disparités entre les 53 pays du continent africain sont telles qu'il paraît bien difficile, à première vue, de comprendre les grandes questions politiques sans tomber dans les généralisations abusives et les idées reçues. Le professeur Mamoudou Gazibo réussit pourtant à présenter les grands enjeux de l'Afrique depuis les années d'indépendance, en privilégiant une approche transversale qui tient compte tout à la fois de la diversité et des questions communes. Dans un souci pédagogique exemplaire, cet ouvrage aborde tour à tour la nature de l'État, l'autoritarisme, les déterminants des conflits, les processus de démocratisation, les tentatives de développement, les politiques d'intégration et la construction de l'Union africaine. Dans cette deuxième édition, l'intégration fait l'objet de deux chapitres (politique et économique) et un nouveau chapitre est consacré aux défis posés à la relation traditionnelle de l'Afrique avec l'Occident au regard de l'intérêt croissant que lui témoigne la Chine.
    Mamoudou Gazibo est professeur agrégé au Département de science politique de l'Université de Montréal. Il est coauteur, avec Jane Jenson, de La politique comparée : fondements, enjeux et approches théoriques (PUM, 2004) ; auteur de Paradoxes de la démocratisation en Afrique : analyse institutionnelle et stratégique (PUM, 2005) ; et directeur, avec Céline Thiriot, de l'ouvrage collectif Le politique en Afrique : état des débats et pistes de recherches (Karthala, 2009).

  • La politique internationale en questions

    Psp Uni Montrea

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    La mondialisation met-elle fin à la souveraineté des États, grands et petits ? La communauté internationale est-elle en mesure d'assurer la paix ? Peut-on couper les vivres au terrorisme ? Quel rôle peut jouer la Chine en Afrique ? La Russie est-elle une menace pour l'Occident ? L'Amérique d'Obama est-elle un empire en déclin ? Le pétrole est-il une malédiction? Voilà quelques-unes seulement des nombreuses questions auxquelles on ne peut apporter de réponses simples et définitives. Mais en mesurant les forces en présence et en faisant apparaître les dynamiques des conflits, les auteurs de ce livre mettent en lumière les grands enjeux de la politique internationale de notre époque.
    Avec les textes de :
    Guillermo Aureano, Isabelle Beaulieu, Marie Bernard-Meunier, Laurence Bherer, Charles Blattberg, Dominique Caouette, Daniel Carrasco Brihuega, Zhiming Chen, Jocelyn Coulon, Pascale Dufour, Luc Duhamel, Philippe Faucher, Michel Fortmann, Martial Foucault, Mamoudou Gazibo, Stéfanie von Hlatky, Janine Krieber, Pierre Martin, Laurence McFalls, Frédéric Mérand, Ekaterina Piskunova, Azzedine Rakkah, Loïc Tassé, Pavel Tsygankov et Marie-Joëlle Zahar

  • Terrorisme et antiterrorisme au Canada

    Stéphane Leman-Langlois

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    La réalité du terrorisme se moque des idéologies et des idées reçues. Qui plus est, comme le font remarquer les auteurs de ce livre, il n'existera probablement jamais une définition du phénomène qui soit à la fois claire, précise et consensuelle. Cet ouvrage est divisé en deux parties. La première prend la mesure du phénomène dans toutes ses dimensions : le terrorisme, ses agents, son évolution, sa nature et ses effets. La seconde fait le point sur les réactions des gouvernements, des corps de police, des forces armées, des organismes de renseignement et des simples citoyens. Ce livre va donc au-delà des dénonciations habituelles pour documenter à la fois les différentes facettes du terrorisme et les mesures prises pour le combattre.
    Stéphane Leman-Langlois est professeur à l'École de service social de l'Université Laval et directeur de l'Équipe de recherche sur le terrorisme et l'antiterrorisme (ERTA). Entre autres publications, il a récemment fait paraître La sociocriminologie (PUM, 2007) et Réconciliation et justice (Athéna, 2008). Jean-Paul Brodeur est professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal et fondateur de l'ERTA. Il est notamment l'auteur de Les visages de la police (PUM, 2003). Tous les collaborateurs sont membres de l'ERTA.
    Avec les textes de Jean-Paul Brodeur, Élisabeth Campos, Benoît Gagnon, Grégory Gomez del Prado, Emmanuel-Pierre Guittet, Stéphane Leman-Langlois, Frédéric Lemieux, Antoine Mégie, Geneviève Ouellet, Chantal Perras et Valéry Thibeault

  • Introduction aux relations internationales (4e édition)

    Diane Ethier

    • Les presses de l'université de montréal
    • 1 Juin 2011

    Les relations internationales sont les rapports multiformes que développent entre eux les individus, les organisations privées et les gouvernements des États, dans les diverses sphères de l'activité humaine. Cet ouvrage traite des relations politiques et économiques interétatiques qui demeurent l'épine dorsale des relations internationales.

    Il examine d'abord les principales théories qui ont marqué ce champ d'étude : le réalisme, le libéralisme, le marxisme et leur évolution jusqu'au postmodernisme et au constructivisme. Il présente ensuite les acteurs majeurs que sont les États et les organisations internationales, en particulier l'Organisation des Nations Unies. Puis il analyse la politique étrangère des États : Qui sont les décideurs et quels facteurs influencent les décisions ? Comment se traduit cette politique dans les faits ? Quels sont les fondements et les instruments de la diplomatie et de la stratégie ? Le chapitre dédié aux relations économiques internationales répond notamment aux questions suivantes : Quelles sont les principales composantes des échanges commerciaux et financiers ? Comment sont-ils comptabilisés dans la balance des paiements ? Pourquoi le protectionnisme a-t-il été supplanté par le libre-échange ? Quels sont les principaux stades de l'intégration économique internationale ? Le dernier chapitre explore les mutations et les perspectives des relations internationales post-guerre froide.

    Conçu prioritairement pour les étudiants de science politique et d'études internationales, ce manuel demeure très accessible aux étudiants d'autres disciplines et au grand public.

  • Le Japon au travail ; conditions et représentations

    Bernier B/Mirza

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    Dévotion à l'entreprise et ardeur à la tâche, paternalisme féodal et emploi à vie : on s'est longtemps contenté de caricatures pour penser le travail au Japon. On le sait maintenant, les conditions et les représentations du travail sont diverses et changeantes, et le « modèle japonais » n'est pas plus immuable ou monolithique qu'un autre. Ce n'est pas le cas pour la période contemporaine, où l'on a trop souvent négligé la place des femmes et des PME au profit des schémas des grandes entreprises. Cela n'a pas été plus vrai à la période pré-industrielle, ni durant la modernisation de l'ère Meiji, ni même au moment où le pays est devenu la deuxième puissance économique mondiale.
    De la période d'Edo (1615-1868) à aujourd'hui, Bernard Bernier montre l'agencement des transformations et des continuités sociohistoriques qui ont modelé la réalité du travail au Japon. Un regard unique sur les véritables ressorts de l'activité d'un pays qui, affranchi des stéréotypes, n'en est que plus fascinant.
    Bernard Bernier est professeur titulaire au Département d'anthropologie et au Centre d'études de l'Asie de l'Est de l'Université de Montréal. Il a publié Le Japon contemporain (PUM, 1995) et Le Japon en transition (Varia, 2007), ainsi que de nombreux textes et articles sur le Japon.
    Vincent Mirza est docteur en anthropologie. Ses travaux portent sur les transformations sociales et la société japonaise contemporaine. Il a publié, avec Bernard Bernier, Le Japon en transition (Varia, 2007). Il est chercheur postdoctoral au Département d'études d'Asie de l'Est de l'Université McGill.

  • Politique internationale et défense au Canada et au Québec

    Collectif

    • Les presses de l'université de montréal
    • 26 Mai 2011

    La politique étrangère et de défense du Canada a connu des changements de cap ces dernières années, s'adaptant aux nombreux événements qui ont marqué aussi bien le pays que le monde, en particulier la fin de la Guerre froide et les attentats du 11 septembre 2001. Ces transformations ont-elles des répercussions sur la nature de la tâche qui incombe à ceux qui dirigent la politique étrangère canadienne ? Quels sont les facteurs qui structurent le contenu et l'évolution des activités internationales du Canada et du Québec ?
    Cet ouvrage propose une étude systématique de la politique internationale du Canada et du Québec. On y trouve les principaux éléments qui forment le cadre dans lequel évoluent les différents acteurs appelés à formuler la politique étrangère et qui agissent comme autant de contraintes dans le processus de prise de décision : le poids de l'environnement international, le rôle de la société civile, l'importance des ressources ou encore l'impact de l'histoire et des idées dominantes.
    La compréhension de la politique étrangère du Canada suppose également que l'on situe le rôle des principaux dirigeants appelés à intervenir dans la formulation de la politique internationale du pays : le premier ministre, le Cabinet, le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense, la bureaucratie et le Parlement.
    Enfin, l'ouvrage traite des activités internationales des provinces, en particulier du Québec. On y trouve une analyse en profondeur de l'influence du fédéralisme sur la conduite de la politique étrangère, sur l'émergence de la paradiplomatie des gouvernements non souverains et sur la conduite des relations extérieures du Québec.
    Kim Richard Nossal est professeur et directeur du Département d'études politiques à l'Université Queen's (Kingston, Ontario). Stéphane Roussel est professeur au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes. Stéphane Paquin est professeur à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke.

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