Plon (réédition numérique FeniXX)

  • Devoir d'urgence

    Pierre Moscovici

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 25 Septembre 2015

    Le triptyque construction européenne libérale - réduction des dépenses publiques - dérégulation ne peut continuer plus longtemps à former le socle commun de la politique économique, qu'elle soit conduite par la droite ou par la gauche, comme s'il n'y avait qu'une seule politique possible. Il nous faut, au contraire, répondre à l'urgence qui s'exprime : urgence d'un changement, urgence d'une réflexion enfin tournée vers les problèmes concrets du pays et, d'abord, vers l'emploi. Concevoir une politique différente - qui ne soit pas l'autre politique de repli sur la nation seule - exige de mener le débat ouvert en trompe-l'oeil, puis vite refermé par la campagne présidentielle de Jacques Chirac, la plus mensongère, donc la plus décevante de l'histoire de la Ve République. Où en est la France ? Quelles sont ses marges de manoeuvre ? Ses choix européens sont-ils pertinents ? Ses élites sont-elles aptes à conduire le changement ? Quels sont les axes possibles d'une stratégie pour la croissance et pour l'emploi ? Comment la gauche peut-elle proposer une politique économique, à la fois différente de celle qu'elle conduisit lors des dix années où elle exerça le pouvoir sous les deux septennats de François Mitterrand, et de celle conduite par la droite depuis 1993 ? C'est ce à quoi veut répondre ce livre. Il ne s'agit pas ici du programme du parti socialiste, mais de la libre expression d'un jeune responsable politique, qui s'interroge, qui évolue, mais qui conserve la conviction que la transformation sociale exige des analyses, des solutions audacieuses et réalistes, bref une pensée.

  • L'Arbre de mai

    Edouard Balladur

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 4 Décembre 2015

    Conçu de manière originale, l'ouvrage d'Édouard Balladur apporte une vision singulière des événements qui, au printemps 68, menacèrent de faire sombrer la France dans le désordre et le chaos. Cette originalité tient sans doute, d'abord, à la personnalité du témoin qui sait toujours raison et humour garder. En aucun moment, il ne s'érige en censeur, ne se veut exemplaire. Elle tient aussi au poste qu'il occupait à Matignon, où il était tout proche de Georges Pompidou. Nous avons affaire ici à un reportage de première main. Elle tient, enfin, à la composition même du récit, au choix délibéré, et de prime abord insolite, d'une chronique alternée. Placé au centre du régime, et de ses appareils de défense, Édouard Balladur aurait pu se contenter de nous faire revivre, heure par heure, la révolte étudiante, les grèves ouvrières, les défilés et les meetings, le tout avec l'oeil du gouvernement. Il n'y manque d'ailleurs pas, et le fait avec le recul nécessaire ; la gravité des nouvelles ne lui cache pas la couleur du soir, ou les ibis des tapisseries. En outre, il mêle aux personnages vrais des personnages inventés, dont on devine qu'ils sont parfois quelqu'un. L'auteur en a imaginé toute une galerie : un étudiant et sa famille, un journaliste, un ancien syndicaliste... attachants et complexes, qui apportent le vent de la rue, le souffle de l'espérance - bientôt détrompée - le flux et le reflux des autres. Ainsi, a-t-on l'impression d'être partout à la fois. Cette démarche de mémorialiste permet, sans déroger au devoir de réserve, de dire davantage, et surtout de dire plus profondément les choses essentielles. On n'oubliera plus le portrait qu'Édouard Balladur trace de Georges Pompidou, sans doute le meilleur qu'il nous ait été jusqu'ici donné de lire. L'arbre de mai avait-il des racines très profondes et, sans ramage, bruissant, multiple ; n'a-t-il pas contribué à nous masquer la forêt ? Au bout d'un mois, tout était rentré dans l'ordre et, cependant, tout avait changé.

  • Le Fil et la Pelote

    Roland Dumas

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 9 Novembre 2018

    A travers ses mémoires Roland Dumas donne à lire quelques éléments de réflexion sur soixante années d'événements, parfois menus parfois considérables, auxquels il a été mêlé.

  • Le paradoxe de roubaix

    Philippe Aziz

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 30 Novembre 2017

    Roubaix, unique ville de France à majorité musulmane, est une cité-laboratoire doublement exemplaire : à côté d'une élite maghrébine cultivée et remarquablement intégrée au sein de la société française, il y a la grande foule des exclus, abandonnés à leur sort dans des quartiers-ghettos, zones de non-droit, où la police ne s'aventure qu'avec prudence mais où les prédicateurs de l'islam radical gagnent chaque jour du terrain. Condamnés au chômage et à la misère, objets de vexations permanentes, en quête fiévreuse de points de repère et d'identité, les Beurs de Roubaix prêtent plutôt l'oreille aux imans qui prêchent un « islam de rupture » dans des « centres islamiques » aux adresses changeantes. Pendant un an, Philippe Aziz a arpenté ces « banlieues de l'islam », recueilli les propos des uns et des autres. Tels qu'ils sont reproduits, ils restituent, à l'état brut, les interrogations, les angoisses, les incertitudes et les colères de ces Beurs en état de rébellion ouverte contre la société qui les entoure et qui, pensent-ils, les méprise. L'auteur a suivi, pas à pas, les missionnaires du Tabligh, qui proposent aux musulmans les moins éduqués des règles simples et accessibles à tous. Un islam piétiste et calme en apparence, mais fondé sur un socle dogmatique d'une extrême rigidité. Et la graine que sèment, jour après jour, ces Savonarole de l'islam, réserve pour la nation des lendemains douloureux : l'affaire Khaled Kelkal n'est peut-être que la première manifestation d'une future « intifada » des banlieues. Dans les cités naufragées de Roubaix, quelques émules de Kelkal sont prêts à devenir, eux aussi, des « martyrs de l'islam ».

  • Journal de Matignon

    Bazire Nicolas

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 24 Novembre 2017

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le lièvre et la tortue

    Breton/blanc

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 24 Novembre 2017

    Chômage, recul de la consommation, tensions monétaires, croissance insuffisante, angoisse des jeunes face à l'avenir : les signes sont là d'une crise profonde. Tous les pays développés sont touchés par ce qui est bel et bien une révolution : la mondialisation économique et la pénétration massive des technologies nouvelles. Pourquoi le progrès économique semble-t-il se retourner contre les hommes ? En fait, la révolution technologique dont nous subissons le contrecoup porte aussi en elle une promesse : la redéfinition, mais aussi la libération du travail. Décrivant le changement de monde que nous sommes en train de vivre et l'avènement d'une véritable « économie du savoir », Christian Blanc et Thierry Breton indiquent les espaces qu'il nous appartient de conquérir pour créer de nouvelles richesses et préparer dès aujourd'hui l'avenir. La France a heureusement de nombreux atouts, dont certains particulièrement inattendus. Dans son histoire, sa culture, son patrimoine. Il nous faut réapprendre à les utiliser pour être plus forts demain. Malgré le lièvre de la crise, la tortue française, à son rythme, pourrait bien gagner la course !

  • Deux ans a matignon

    Edouard Balladur

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 11 Septembre 2015

    J'avais quelque chose à dire aux Français, que personne ne pouvait ou ne voulait dire à ma place. Je l'ai dit sans les flatter, sans farder la vérité. Je l'ai dit en parlant un langage qui, par moments, rendait un son nouveau dans notre vie publique. J'avais raison de leur parler le langage de l'espoir, mais aussi celui de la vérité et de l'effort. La France n'a pas seulement besoin d'une autre société ; elle réclame une autre façon de faire de la politique. Dans une démocratie d'opinion, tout l'art de la politique est de faire naître l'espoir sans s'exposer à le décevoir. Il s'agit de gagner tout de suite, mais aussi plus tard, devant la postérité. Aux yeux de celle-ci, qu'est-ce qui compte le plus ? La conquête du pouvoir, ou l'usage qu'on en fait ? Pour moi, rien ne vaut que l'on sacrifie à cette conquête tout ce à quoi l'on croit. Mon langage n'a pas été entendu, ou pas compris. Pas cette fois, pas tout de suite. Mais le sillon est tracé, je ne suis pas seul.

  • Caractère de la France

    Edouard Balladur

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 24 Août 2015

    L'exception française, tellement vantée, est-ce une chance ou un handicap ? Un prétexte à refuser le changement, en se repliant sur soi-même, ou une bonne raison de montrer la voie de l'avenir, d'inventer une société différente ? C'est la réponse à cette question que recherche Édouard Balladur, à travers quinze siècles de notre histoire. L'originalité de ce livre est triple : par son sujet, une fresque, décrivant du point de vue de la nation, de l'État, de la société, une trentaine de comportements permanents qui font le caractère de la France ; par son auteur, un homme d'État, acteur de la politique d'aujourd'hui ; par son ambition, car cet essai historique, délibérément à contre-courant des modes, met en relief les défis que la France doit relever, dans un refus permanent de toute démagogie. Un livre iconoclaste et courageux.

  • Les 700 jours de Jospin

    Anne-Marie Mercier

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 24 Août 2015

    L'idée de ce livre est née à l'été 1995. D'une interrogation : comment expliquer, sur le fond, le score flatteur de Lionel Jospin à l'élection présidentielle, et son arrivée dans le cercle très restreint des présidentiables ? Il ne s'agissait donc, nullement, d'écrire la chronique d'une victoire de gauche annoncée. Mais d'enquêter sur les métamorphoses personnelles d'un homme qui incarne la gauche socialiste de cette fin de siècle. En côtoyant les hommes qui l'ont épaulé dans cette reconquête des Français, en suivant les manoeuvres du premier secrétaire pour obtenir l'appui des éléphants du PS, ou imposer l'arrivée des femmes et des jeunes, les auteurs décodent une stratégie. Ils en montrent aussi les incertitudes - sur le programme de gouvernement, ou les rapports avec les partenaires de gauche -, les doutes quant à la victoire, surtout après l'annonce d'une dissolution qui prend les socialistes de court. Ils mettent enfin au jour les réseaux, les amitiés, les intérêts qui ont contribué à rendre crédible l'alternance. Deux ans d'enquête, pour comprendre l'ascension victorieuse d'un homme et d'une épuipe.

  • Un communisme à usage immédiat

    Pierre Zarka

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 24 Août 2015

    Peut-il exister autre chose, que le capitalisme et ses injustices ? Si le communisme a animé tant d'idéaux au cours du siècle qui s'achève, il a charrié tant de tragédies, que le système soviétique n'a pas survécu. Mais, aujourd'hui, à l'ère d'une nouvelle révolution technologique, où l'intelligence et l'esprit d'initiative sont tant sollicités, on ne peut plus concevoir ni l'efficacité économique, ni la société, ni même la politique, autrement qu'à travers la valorisation des qualités de chacun. C'est maintenant qu'une société fondée sur le libre développement de tous devient réaliste. Cet essai s'adresse à celles et ceux qui refusent le cours imposé par le libéralisme à la société, qui trouvent souvent la gauche sans imagination, et que les étiquettes n'arrêtent pas. Le communisme évoqué dans ce livre renvoie à une question qui taraude : et si une société, dont la finalité serait les hommes, était possible ?

  • Le Roman d'un président (2)

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    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 17 Décembre 2015

    Il n'existe pas d'exemple d'un président de la République qui ne se soit appliqué, avec un soin si minutieux, à s'autodétruire. Cette déstabilisation de son propre règne, ne commence pas avec les élections législatives anticipées - et perdues - de 1997, mais au lendemain même de la victoire de 1995 : la non-réconciliation avec Édouard Balladur, l'éviction de Philippe Séguin puis d'Alain Madelin, l'amour exclusif pour Alain Juppé, la rupture avec Charles Pasqua, le vrai-faux pardon à Nicolas Sarkozy... autant d'histoires d'hommes où les passions et les haines l'ont emporté sur la raison. Jusqu'à la dissolution de la majorité, comme on se tire une balle dans la tête. Mais alors que tous les seigneurs de la droite se sont retrouvés au tapis, Chirac est parvenu à survivre et à s'imposer comme le chef d'une armée morte. C'est cette incroyable aventure, tragique, épique, et parfois comique, que Nicolas Domenach et Maurice Szafran racontent ici. Ce parcours prodigieux, qu'aucun romancier n'aurait pu imaginer : un président monarque qui réussit à se renverser lui-même, puis, une fois tombé de toute sa majesté, se relève perclus de blessures et de douleurs, mais souriant. Sûr de tenir à sa main son adversaire de demain, Lionel Jospin. C'est le propre des miraculés que de croire aux miracles.

  • Renaissance de la droite

    Edouard Balladur

    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 24 Août 2015

    La droite est complexée. Elle n'ose pas dire ce qu'elle est. Elle veut se faire passer pour ce qu'elle n'est pas. Elle se laisse emprisonner dans les mythes de la gauche. Aussi ne fait-elle pas la politique pour laquelle ses électeurs la choisissent. Elle les déçoit et perd leur confiance. Elle doit se ressaisir. Il n'y a pas de temps à perdre : en dix-huit mois, cinq élections locales ou nationales se succéderont, qui décideront de l'avenir à moyen terme de notre pays. Que propose la droite pour cet avenir ? Elle doit le dire et faire siennes, aux yeux de tous, les idées de liberté, d'émulation, de décentralisation et de contrat, qui sont la condition du progrès. Dans cet appel à une alternance décomplexée, Édouard Balladur, qui fut, de 1993 à 1995, le Premier ministre de la plus importante majorité de droite de l'histoire, montre que les propositions de la droite n'auront de chances de retenir l'attention des Français que si elle est, elle-même, capable de se réformer en fusionnant toutes ses tendances. Tout devrait-il changer en France, sauf l'organisation de la droite ? Il est convaincu que les Français ne se tourneront à nouveau vers elle que si, refondant ses principes et ses structures, elle a suffisamment de courage pour affirmer vigoureusement sa différence.

  • Dernier Noël à Hong Kong

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    • Plon (réédition numérique fenixx)
    • 6 Avril 2020

    Le 30 juin 1997, au douzième coup de minuit, Hong Kong quitte le giron britannique pour passer sous la bannière chinoise. Rocher désert, à l'entrée de la baie de la Perle qui s'ouvre sur Canton, Hong Kong est né en 1841, de la conjonction entre la Royal Navy en quête d'une base, le trafic de l'opium et des armes, et le commerce de la prostitution et des coolies, que l'on vendait comme esclaves aux exploitants des mines d'Afrique du Sud. Cette ville de tripots, où le jeu est officiellement interdit, est un repaire d'aventuriers que la reine d'Angleterre anoblit quand ils ne finissent pas au bout d'une corde. C'est aussi le refuge des sociétés secrètes, les célèbres Triades. Le patriotisme s'y mêle au brigandage, l'argent roi s'y habille en clergyman, et célèbre son culte dans six cents banques. De cet étonnant balcon en mer de Chine, les résidents assistent à toutes les convulsions du continent chinois sans que jamais, sauf durant la dernière guerre, ils aient à en souffrir. Hong Kong inquiète et rassure : ville sage, ordonnée, sous contrôle des fonctionnaires et des juges emperruqués de la Couronne, ville de misère avec ses millions de réfugiés entassés dans des taudis, ou sur les jonques des villages flottants sur lesquels règnent des gangs au nom de fleurs, ville où s'entassent six millions d'habitants sur un millier de kilomètres carrés. Devenue une des plus fabuleuses cités commerçantes du monde, où le capitalisme est roi, quatrième place boursière après New York, Londres et Tokyo, Hong Kong est l'unique exemple, dans l'histoire, d'un territoire livré volontairement, et avec cérémonie, à une puissance communiste, au moment même où cette idéologie devient moribonde.

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