Seuil

  • Le populisme est le produit de deux secousses telluriques. Premier séisme : la montée d'un immense ressentiment contre les partis et les institutions politiques. Face à l'échec de la droite et de la gauche à contenir les excès du capitalisme, la radicalité " anti-système " a brisé les compromis que l'un et l'autre camps étaient parvenus à édifier. Deuxième séisme : la fin de la société de classes, au profit d'une société d'individus pensant leur position sociale en termes subjectifs. Une nouvelle polarité en résulte, qui sépare les " confiants " des " méfiants " envers autrui. La droite populiste surgit au croisement d'une double méfiance – à l'égard des institutions politiques et à l'égard de la société. Elle prospère sur le désenchantement démocratique, tout en renouvelant le clivage gauche-droite. Fondé sur des données inédites, cet ouvrage se révèle essentiel pour comprendre le présent et l'avenir des sociétés démocratiques.
    Doyen de l'École d'affaires publiques, Yann Algan est professeur d'économie à Sciences Po. Économiste, Elizabeth Beasley est chercheuse au CEPREMAP. Daniel Cohen est directeur du département d'économie de l'École normale supérieure et professeur à l'École d'Économie de Paris. Martial Foucault est directeur du CEVIPOF, professeur à Sciences Po.

  • Destruction massive ; géopolitique de la faim

    Jean Ziegler

    • Seuil
    • 13 Octobre 2011

    Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d'autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.
    Et pourtant, les experts le savent bien, l'agriculture mondiale d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
    En prenant d'abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l'ONU, ouvre le livre. Il s'agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l'échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d'identifier les ennemis du droit à l'alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.
    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l'oppression un nom, et les mécanismes à l'œuvre sont saisis dans leur application concrète.
    Mais l'espoir est là, qui s'incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l'alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.
    Au nom de la justice et de la dignité de l'Homme.
    Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd'hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Professeur émérite de sociologie à l'Université de Genève, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde. Récemment : L'Empire de la honte (2005) et la Haine de l'Occident (2008).

  • La Chine sous contrôle ; Tiananmen 1989-2019

    François Bougon

    • Seuil
    • 14 Mars 2019

    L'Occident n'a pas su voir que du crime de Tiananmen surgissait la Chine d'aujourd'hui. En 1989, après la répression du mouvement démocratique, nombreux sont ceux qui prédisent la chute du régime communiste chinois. " Un pouvoir qui tire sur sa jeunesse n'a pas d'avenir ", déclare le président François Mitterrand. Trente ans plus tard, le régime de Pékin lui donne tort.
    De la tragédie est né un nouveau modèle : Tiananmen est le terreau – et le secret de famille – de la dictature qui se déploie sous nos yeux. Dans le sillage de juin 1989 triomphe un courant d'idées connu sous le nom de néo-autoritarisme chinois. D'abord conceptualisé à des fins de justification du massacre puis comme étape nécessaire avant la démocratisation, il n'a cessé de monter en puissance jusqu'à la version " dure " qui est celle d'aujourd'hui. " Il existe une solution chinoise ", a déclaré Xi Jinping. Il est temps que les démocraties occidentales comprennent la logique à l'œuvre dans ce pays depuis trente ans pour éventuellement la contrer.
    François Bougon est journaliste au Monde. Sinophone, il est l'auteur notamment de Dans la tête de Xi Jinping (Solin/Actes sud 2017).

  • Vers un nouvel ordre du monde

    ,

    • Seuil
    • 11 Avril 2013

    Finalement, la domination absolue de l'Occident, européen puis américain, n'aura duré que deux siècles. Un nouvel ordre du monde s'élabore sous nos yeux, dont la crise actuelle, jointe à l'essor de l'Asie, révèle les traits. Mais contrairement à certaines idées reçues, la période que nous traversons n'a pas commencé avec la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide. Elle trouve sa source dix ans plus tôt, en 1979, quand surviennent la révolution khomeyniste, le deuxième choc pétrolier et le grand tournant initié par le dirigeant chinois Deng Xiaoping.
    Deux facteurs majeurs expliquent la recomposition géopolitique actuelle : l'évolution de la démographie globale, qui voit l'Occident reculer par rapport au reste de la planète, et la mondialisation de l'économie, qui voit les pays dits émergents accéder aux premiers rangs. En analysant le parcours et les évolutions des grandes puissances, ce livre propose deux dimensions de lecture du monde contemporain, l'une dynamique, l'autre analytique. D'une part, un récit, vif et informé, des grands événements qui façonnent notre globe et déterminent son avenir ; d'autre part, une approche plus synthétique de la nouvelle puissance, la Chine. C'est dans la conjugaison de ces deux axes que se dessinent les contours du monde de demain.
    Gérard Chaliand, éminent spécialiste des conflits internationaux, est l'auteur d'une vingtaine d'études de géopolitique. Michel Jan, sinologue réputé, membre du groupe de réflexion Asie 21 auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la Chine et sur l'Asie centrale dont La grande muraille de Chine (Imprimerie Nationale, 2000), a écrit les chapitres consacrés à la Chine.

  • L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie

    Hervé Kempf

    • Seuil
    • 6 Janvier 2011


    Sommes-nous en dictature ? Non. Sommes-nous en démocratie ? Non plus. Les puissances d'argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs anciens et qu'ont oubliée les politologues : la domination d'une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l'ensemble des citoyens.
    Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l'oligarchie pour ce qu'elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.
    Car la crise écologique et la mondialisation rebattent les cartes de notre culture politique : l'Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Il n'y parviendra qu'en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l'équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l'autoritarisme.
    Au terme de ce récit précisément documenté mais toujours vivant, le lecteur ne verra plus la politique de la même façon.
    Comment les riches détruisent la planète et Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, les précédents ouvrages d'Hervé Kempf, ont rencontré un réjouissant succès. Ils ont été traduits dans de nombreuses langues. L'intérêt soutenu qu'ils continuent de susciter en fait désormais des références de l'écologie politique.

  • Géopolitique d'Israël

    ,

    • Seuil
    • 17 Mars 2011

    Géopolitique d'Israël
    Contraint d'évoluer depuis sa naissance dans un environnement moyen-oriental hostile et instable, Israël, ce minuscule pays, à la fois très ancien et tout nouveau, ancre sa mémoire dans des temps longs et sa géopolitique dans de grands espaces.
    La géopolitique du Proche-Orient est chose trop sérieuse pour laisser des idéologues la dévoyer au profit du fantasme et de la démonisation. Le présent dictionnaire, premier du genre, tente modestement de ramener Israël du champ du passionnel à celui du rationnel. Pour que chacun se forge – au-delà des mythes – sa propre conviction.
    Frédéric Encel
    Docteur en géopolitique (HDR), maître de conférences en questions internationales à Sciences-Po Paris et professeur à la Paris School of Business. Il est lauréat 2015 du grand Prix de la Société de géographie et a publié une douzaine d'ouvrages dont Comprendre la géopolitique (Seuil, "Poins Essais", 2011).
    François Thual
    Ancien conseiller aux Affaires stratégiques de la Présidence du Sénat, ancien professeur et directeur d'études à l'Ecole de guerre, il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages de géopolitique.

  • Plongeant ses sources dans la haute antiquité biblique, le fondamentalisme messianique juif a pris son essor en juin 1967, après la conquête de la Cisjordanie et, surtout, du Haram Al-Sharif, le troisième lieu saint de l'Islam - là où se trouvent aussi les ruines du Temple d'Hérode, là où le patriarche Abraham avait prétendu sacrifier son fils Isaac.
    Convaincus que le monde est entré dans l'ère eschatologique, les militants de ce mouvement religieux, allié à la droite nationaliste, s'opposent à toute concession territoriale, et a fortiori à la création d'un Etat palestinien souverain et indépendant. Les idéaux, la politique, les principes qui avaient inspiré le sionisme des origines, libéral et pragmatique, ont été, à mesure que progressait la pénétration du fondamentalisme juif dans la société israélienne, de plus en plus marginalisés.
    Dans ce nouveau document d'enquête, Charles Enderlin décrit la lente diffusion de l'idée messianique et son corollaire, le développement de la colonisation juive en Cisjordanie, qui rend impossible toute solution à deux Etats. Un nouvel Israël est-il en train de naître, menant le Proche-Orient à un point de non-retour ?
    Charles Enderlin est le correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981.

  • Les regimes politiques occidentaux

    Jean-Louis Quermonne

    • Seuil
    • 30 Juin 2016

    Les régimes politiques occidentaux
    Gouvernement de la majorité dans le respect de la minorité, fondé sur des élections libres au rythme régulier de l'observance de l'état de droit : telle apparaît, aujourd'hui, la démocratie occidentale. Cette démocratie a une histoire et inspire depuis longtemps les régimes politiques de l'Europe de l'Ouest et de l'Amérique du Nord. Mais si, depuis quelques années, la plupart des pays s'en prévalent, moins d'un État sur dix la pratique réellement.
    Les étudiants trouveront dans cette synthèse pédagogique ce qu'ils cherchent sur l'histoire, les institutions, les forces politiques et sociales qui animent les régimes politiques occidentaux. Plus ou moins d'État ? La division gauche-droite a-t-elle encore un sens ? Par rapport aux systèmes politiques de ses voisins, l'"exception française" existe-t-elle ? Des éléments de réponses, tirés de l'analyse comparative, sont proposés à la lecture du citoyen. Mais, en lui fournissant des connaissances, ce livre soulève aussi bien des questions.
    Jean-Louis Quermonne, auteur de plusieurs ouvrages sur le gouvernement de la France, l'administration publique et le système politique de l'Union européenne, il est professeur émérite des universités. Il a enseigné aux Instituts d'études politiques de Grenoble et de Paris et au Collège d'Europe à Bruges.

  • Le nouvel égoïsme territorial ; le grand malaise des nations

    Laurent Davezies

    • Seuil
    • 26 Février 2016

    Montée du régionalisme, exigence d'autonomie, voire d'indépendance... On assiste aujourd'hui à une fragmentation des nations, dans les pays industriels comme dans les pays en développement. Les causes identitaires - anciennes - se combinent avec le fait - nouveau - que les régions riches ne veulent plus payer pour les régions pauvres. Plus largement, c'est le modèle de cohésion territoriale qui est remis en cause.
    Dans la mondialisation, les petites nations semblent tirer leur épingle du jeu. Pourtant, leur multiplication pose plus de problèmes qu'elle n'en résout. L'exemple qu'offrent aujourd'hui l'Écosse, la Catalogne, la Flandre et d'autres régions peut avoir, par effet de contagion, des effets désastreux.
    Après le nationalisme européen du XIXe siècle, après le nationalisme décolonisateur du XXe siècle, le nationalisme " régional " s'affirme aujourd'hui comme un mouvement d'idées et un but pour le XXIe siècle. Dans ce petit jeu égoïste, chacun risque d'être perdant, sauf peut-être les micro-États les plus riches. Comment conjurer le poison de la méfiance et de la division ? Ce livre propose des solutions pour maintenir une certaine idée de la démocratie territoriale.
    Laurent Davezies est professeur au CNAM. Il a travaillé, comme chercheur et expert, sur les mécanismes du développement territorial en France et dans les pays industriels ou en développement. Il a notamment publié, au Seuil, La République et ses territoires (2008) et La crise qui vient (2012).

  • Le nouveau siècle politique

    Alain Touraine

    • Seuil
    • 27 Octobre 2016

    La globalisation est la plus importante transformation survenue dans le monde depuis la chute du communisme. Et, dans ce contexte nouveau, nous sentons bien que le vieux clivage gauche/droite n'opère plus. Non pas qu'il n'y aurait plus de gauche ni de droite, mais parce que la vie dans chaque pays est aujourd'hui commandée par l'état général du monde et que, du coup, la contradiction principale oppose désormais ceux qui acceptent de se projeter dans le monde globalisé et ceux qui résistent de toutes leurs forces à cette perspective.
    Mais comment s'y retrouver et assumer son devoir civique quand les repères sont brouillés à ce point ?
    Pour nous aider à entrer de plain-pied dans le " nouveau siècle politique ", Alain Touraine, à la veille d'échéances cruciales en France et dans le monde, revisite, à l'intention des électeurs de demain, les grandes questions sur lesquelles ils devront se prononcer à partir de ce point de vue neuf : la question nationale, la question religieuse (et la laïcité), la lutte anti-terroriste, la question écologique.
    L'enjeu est d'importance : si nous acceptons de nous confronter à la politique dans la pleine conscience que nous sommes entrés dans un monde nouveau, nous donnerons aux citoyens actifs que nous serons redevenus une chance de se faire entendre en résistant aux forces de la technologie, du profit et de la propagande de masse.

  • Egypte de Tahrir ; anatomie d'une révolution

    ,

    • Seuil
    • 1 Juillet 2011

    25 janvier 2011, l'Egypte explose : Dix-huit jours de mobilisation, d'espoir, de violence aussi, qui aboutissent au départ, le 11 février, de Hosni Moubarak, au pouvoir depuis presque 30 ans.
    La boite de Pandore égyptienne s'est ouverte. Les mots se sont libérés. Mais les maux, eux, sont toujours là. Ceux d'un pays en surchauffe, dont les deux-tiers de la population a moins de 30 ans. Cette jeunesse qui a " fait " la révolution, et qui se retrouve en grande majorité sans emploi. Saura-t-elle guider son pays vers la démocratie ?
    La transition s'annonce compliquée : le régime de Moubarak laisse derrière lui un vide politique abyssal, où seuls les islamistes ont prospéré. Seront-ils les principaux bénéficiaires du changement ou bien la société civile longtemps anesthésiée va-t-elle se réveiller ? Quel rôle l'armée désormais au pouvoir jouera-t-elle dans ce processus ?
    Les bons indicateurs économiques (plus de 6% de croissance avant la révolution) n'arrivaient pas à masquer le fait que 40% de la population ne vit qu'avec environ 1,5 euro par jour. Qu'en sera-t-il dans une économie à genoux ? L'émigration clandestine vers l'Europe qui s'était développée ces dernières années risque-t-elle de s'accélérer ?
    La révolution égyptienne a aussi été celle du civisme et de la citoyenneté. " Dignité " et " fierté " en ont été avec " liberté " les mots emblématiques. Seront-ils suffisants pour effacer des décennies d'humiliations, de corruption, de paix mal assumée avec Israël, de tensions croissantes entre la majorité musulmane et la minorité chrétienne copte ? La religion, en particulier l'Islam, restera-t-elle la " valeur refuge " qu'elle était devenue pour les égyptiens ou bien les laïcs ont-ils une chance de se faire entendre ?

  • Démocratiser l'Europe

    Antoine Vauchez

    • Seuil
    • 29 Janvier 2016

    L'Union européenne a beau avoir une assemblée, des députés, des rendez-vous électoraux, elle traverse une profonde crise démocratique. Depuis des décennies, le fossé entre l'Europe et les citoyens n'a cessé de se creuser. Les dirigeants ont fini par abandonner leur marge de manœuvre à des institutions " indépendantes " : Commission, Cour de justice, Banque centrale européenne. Ce faisant, ils ont accepté de ne plus jouer le premier rôle. Comment donner à l'Europe une légitimité démocratique ? Pour démocratiser véritablement l'Union, il ne s'agit pas tant de se caler sur le modèle de la démocratie nationale que de politiser et de démocratiser les institutions " indépendantes " elles-mêmes. Responsabilisation politique, meilleure représentativité sociale, ouverture de débats contradictoires pourraient y concourir puissamment. C'est peut-être aujourd'hui la dernière chance de l'Europe.
    Antoine Vauchez est directeur de recherche au CNRS et membre du Centre européen de sociologie et de science politique (EHESS-université Paris I Sorbonne). Il a notamment publié L'Union par le droit. L'invention d'un programme institutionnel pour l'Europe (Presses de Sciences Po, 2013).

  • Les droites extrêmes en Europe

    ,

    • Seuil
    • 5 Novembre 2015

    La fin du XXe siècle a vu, à la droite de l'échiquier politique, l'émergence de partis extrêmes ou radicaux, en rupture avec les traditions nazie ou fasciste, et dont l'objectif est bien la conquête du pouvoir par la voie électorale et démocratique. Ces mouvements permettent de penser les mutations de l'extrême droite et son adaptation aux temps présents.
    Ce livre définit et décrit les différentes familles de cette partie du spectre idéologique, avec une attention particulière portée aux 28 pays membres de l'UE, sans négliger la Russie. Il revient ainsi sur l'histoire récente de ces partis ou mouvances, leur programme idéologique et, au-delà, leur vision du monde. Leurs résultats électoraux et la sociologie de leur électorat y sont exposés de façon à faire émerger le " minimum commun " qui les rassemble, même si leur hétérogénéité et le poids des spécificités nationales ne permettent pas de parler d'une " internationale de l'extrême droite ".
    Contrairement aux idées les plus paresseuses, Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg montrent qu'on fait fausse route en expliquant la montée des partis nationalistes, populistes et xénophobes, par la seule variable de la crise économique. Leur audience croissante est plutôt le symptôme d'un très profond questionnement des cadres traditionnels de l'identité européenne, de la représentation politique et des références libérales ou conservatrices des droites de gouvernement.
    Jean-Yves Camus dirige depuis 2014 l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et est chercheur associé à l'IRIS. Nicolas Lebourg est chercheur à l'Observatoire des radicalités politiques et chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Membres du programme European Fascism de l'Université George Washington, auteurs de nombreux ouvrages, ils sont régulièrement invités à commenter l'actualité des droites extrêmes et radicales.

  • Les clés de la puissance

    Jean-Louis Beffa

    • Seuil
    • 2 Avril 2015

    Dans cette deuxième phase de la mondialisation qui commence, les rapports de forces internationaux obéissent moins à des règles de confrontation politico-militaire qu'à des règles de compétition économique. Dans ce nouvel environnement, se dégage un partage du monde sino-américain, qui congédie l'idée d'hégémonie si présente au siècle précédent.
    Le présent livre s'attache à montrer sur quoi se fonde la co-domination mondiale de la Chine et des États-Unis, et pour quelles raisons elle n'est pas prête de finir. Tandis que la Chine continue sa progression sans relâche, que les États-Unis se recentrent sur leurs forces, les autres grands émergents ne tiennent pas leurs promesses : la Russie s'isole, le Moyen-Orient s'enferre et le continent africain ne voit aucun futur géant éclore. Seule l'Europe pourrait s'imposer comme troisième puissance, mais elle ne cesse de reculer, entraînant la France et l'Allemagne dans un gâchis qu'il est encore possible d'éviter.
    En explorant avec attention cette ample transformation mondiale en cours, aidé d'une lecture historique originale des équilibres mondiaux et d'une solide expertise économique, Jean-Louis Beffa offre ici un essai d'une clarté rare, qui permet de saisir d'un seul regard ce qui est en train de se jouer sur le plan planétaire.
    JEAN-LOUIS BEFFA est président d'honneur de la Compagnie Saint-Gobain et coprésident du Centre Cournot pour la recherche en économie. Il est notamment l'auteur, au Seuil, de La France doit choisir (2012) et de La France doit agir (2013).

  • Élu président en 1946 dans le prolongement d'un coup d'État militaire, Juan Perón a gouverné l'Argentine un peu moins de dix ans. Le régime qu'il a instauré est formellement démocratique et pluraliste mais éminemment plébiscitaire. Socialement généreux il s'est appuyé sur des syndicats uniques étatisés et sur l'armée. Renversé et condamné à l'exil, le président n'a cessé de peser sur la politique de son pays qu'il a contribué à déstabiliser jusqu'à être réélu triomphalement presque vingt ans plus tard. Depuis soixante-dix ans Perón, vivant ou mort, allié au souvenir mythifié de son épouse Eva, domine la politique argentine.
    Alain Rouquié analyse ici dans la durée l'expérience péroniste, ses ambiguïtés, ses faux semblants, et sa légende. Il décrypte les raisons de son énigmatique survie. Il en dégage les éléments d'un modèle politique qui unit au nationalisme l'appui populaire organisé et le culte du chef charismatique. En suivant la trajectoire de ce phénomène politique singulier, il nous éclaire sur un type de régime où la démocratie se réduit, pour l'essentiel, aux consultations électorales. Au XXIe siècle des " démocraties hégémoniques " de profil similaire se sont établies dans plusieurs pays d'Amérique latine. De nombreux Etats contemporains sur d'autres continents connaissent également des régimes d'" autocratie élective ". Et même certains pays européens semblent aujourd'hui vouloir suivre leur exemple. Si l'Argentine vit toujours au rythme des avatars du péronisme, peut-être sommes-nous entrés, sans le savoir, dans le " siècle de Perón ".
    Alain Rouquié, politologue et spécialiste de l'Amérique latine contemporaine est directeur de recherche émérite au CERI-Sciences Po. Il a notamment publié L'État militaire en Amérique latine (Seuil, 1982) et À l'ombre des dictatures. La démocratie en Amérique latine (Albin Michel, 2010).

  • Le 14 janvier 2011, Ben Ali fuit la Tunisie, qu'il a gouvernée d'une main de fer pendant vingt-trois ans. Le pays vient de faire sa révolution, premier acte du printemps arabe, saluée par le monde entier. La France officielle, elle, reste pétrifiée et défend jusqu'au bout le dictateur.
    Comment expliquer que jusqu'à la fin, et au plus haut sommet de l'État, la France ait affiché son plus total soutien à Ben Ali et à son clan ? Telle est la question à laquelle répond ce livre édifiant : à droite comme à gauche, on ne compte plus les responsables politiques et diplomates qui ont tissé des liens étroits avec la dictature de Carthage, les entreprises françaises qui ont prospéré grâce à leurs liens avec la mafia de Tunis. Quant aux médias et aux intellectuels jusqu'au monde de la culture, ils sont nombreux ceux qui se sont fait les apôtres du régime de Ben Ali. Il faut dire que certains hôtels de luxe de Tunis sont particulièrement accueillants...
    Corruption et affairisme, réseaux politiques, liens d'amitiés : depuis la révolution, ceux qui, en Tunisie, vivaient dans la peur acceptent aujourd'hui de parler, le voile trop longtemps jeté sur les complicités de l'ancienne puissance coloniale se lève peu à peu. Ce livre révèle que la France s'est compromise au-delà de ce qu'on pouvait imaginer.
    Lénaïg Bredoux et Mathieu Magnaudeix sont journalistes à Mediapart.

  • La question kurde à l'heure de Daech

    ,

    • Seuil
    • 21 Mai 2015

    Avec l'irruption inattendue des combattants de Daech (ou État islamique) dans le Nord de l'Irak, la chute de Mossoul et le long siège de Kobané, en Syrie, la question kurde est revenue sous les feux de l'actualité internationale depuis l'été 2014. Les Kurdes, sunnites à 80 %, sont alors apparus comme une des rares forces régionales déterminée à combattre le djihadisme. Mais, divisés entre mouvements concurrents (PDK, UPK, PKK, etc.) et entre l'Irak, la Syrie, la Turquie et l'Iran, leurs voix contradictoires restent difficiles à déchiffrer.
    Dans cet ouvrage synthétique et éclairant, les auteurs, qui ont régulièrement séjourné au Kurdistan d'Irak depuis une quinzaine d'années et connaissent l'ensemble des États de l'espace kurde, interrogent les sources de ce nationalisme très particulier, qui a vu les Kurdes lutter pour la reconnaissance de leur identité, voire de leur indépendance. Ils permettent ainsi de saisir les tenants et les aboutissants d'une question kurde désormais posée au cœur du brasier moyen-oriental.
    Gérard Chaliand, spécialiste des conflits internationaux particulièrement engagé aux côtés de la communauté kurde, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages de géopolitique parmi lesquels Vers un nouvel ordre du monde (avec Michel Jan, Points Essais, n° 746). Sophie Mousset est écrivain et photographe.

  • Le sacre de l'amateur

    Patrice Flichy

    • Seuil
    • 25 Septembre 2014

    Nous vivons une révolution silencieuse : la montée en puissance des amateurs, ces passionnés qui ne sont ni des novices, ni des professionnels, mais de brillants touche-à-tout. Grâce à l'informatique et au web participatif, ils ont investi tous les aspects de la culture contemporaine. Foisonnantes, souvent pionnières, leurs pratiques ont bouleversé la manière de créer des œuvres, de diffuser l'information, de produire de la connaissance, de militer. Cette démocratisation des compétences contrebalance l'élitisme de nos sociétés et prolonge la démocratisation politique et scolaire que nous connaissons depuis deux siècles. Un nouveau règne s'annonce, qui brouille toutes les frontières : celui du pro-am (professionnel-amateur), citoyen-acteur, expert autodidacte, créateur à part entière.
    Patrice Flichy est professeur de sociologie à l'université de Paris-Est Marne-la-Vallée. Spécialiste de l'innovation et des techniques d'information, il a publié L'Innovation technique (La Découverte, 1995) et L'Imaginaire d'Internet (La Découverte, 2001). Il dirige la revue Réseaux.

  • Sunnites-chiites ; pourquoi ils s'entretuent

    Martine Gozlan

    • Seuil
    • 25 Janvier 2018

    L'intervention américaine en Irak a allumé la mèche de l'affrontement entre les deux branches de l'Islam et le feu s'étend du Liban au Pakistan, du Maghreb à l'Indonésie : il est temps de comprendre ce qui différencie les sunnites, tenants de la tradition, et les chiites, en attente du messie caché. A quand remonte la rupture ? Peut-on parler de deux Islams ? Comment l'Irak est-il devenu le cœur de ce conflit ? Pourquoi la discorde gagne-t-elle tout le monde musulman ?
    Conjuguant l'histoire et sa connaissance du Moyen-Orient contemporain, Martine Gozlan apporte des réponses claires à ces questions essentielles. Pour elle, le champ de bataille des enfants de Mahomet est le miroir des maux qui accablent leurs sociétés, des révolutions sans cesse trahies aux humiliations toujours renaissantes. La prétention de l'Occident à résoudre ce malheur par la force des armes ne fait que l'aggraver. Car toute option guerrière contre l'Islam attise les haines entre les deux Islams. Il en fut ainsi hier, quand on s'attaqua au sunnisme irakien. Il en sera ainsi demain, si on s'attaque au chiisme iranien...
    Martine Gozlan est rédactrice en chef à Marianne. Elle a publié L'Islam et la République (Belfond, 1994), Pour comprendre l'intégrisme islamiste (Albin Michel, 1995 et 2002), Le Sexe d'Allah (Grasset, 2004) et Le Désir d'Islam (Grasset, 2005).

  • Oumma ; un grand reporter au Moyen-Orient

    Alfred de Montesquiou

    • Seuil
    • 4 Avril 2013

    " Des présidents de la République aux bergers nomades, du Maroc au Pakistan, des zones de guerre les plus féroces aux scènes de liesse les plus folles, j'ai eu la chance de travailler presque partout dans le monde arabe, d'y croiser des gens exceptionnels et d'y vivre les moments les plus historiques de ces dernières années. J'ai été blessé, j'ai perdu plusieurs collègues et amis, dont un très proche, j'ai vu souffrir et mourir plus de monde que je n'aurais cru possible en une vie entière. Mais pour toutes ces difficultés, il y a également une vraie joie à être journaliste. Être payé pour voyager et pour écrire : que demander de plus ? "
    AdM
    Alfred de Montesquiou a vécu au Caire, à Alger et Khartoum. Correspondant de guerre, il a suivi les Forces spéciales américaines au Mali, la Légion étrangère en Afghanistan et circulé dans le désert avec les rebelles du Darfour, avant de couvrir les révolutions du Printemps arabe en Tunisie, Libye, Égypte et Syrie... Il se passionne pour ces terres arabo-musulmanes, cette communauté d'hommes et de femmes qui cherchent à présent à affirmer leur liberté et qui forment, malgré leur grande diversité, un tout cohérent: l' Oumma. En racontant son métier de grand reporter, Alfred de Montesquiou partage ainsi son amour pour ces pays.
    Retrouvez sur la page Facebook dédiée des photos et informations en exclusivité.
    Alfred de Montesquiou est né à Paris en 1978. Il est diplômé en sciences politiques de l'IEP de Paris, en philosophie de la Sorbonne et en journalisme de l'université de Columbia à New York. Il a travaillé de 2004 à 2010 pour l'agence Associated Press, d'abord au desk Europe-Afrique de Londres, puis comme correspondant en Haïti. Il a ensuite été reporter de guerre, basé au Caire, puis chef correspondant pour le Maghreb. Depuis 2010, il est grand reporter pour le magazine Paris Match . Il est lauréat du prix Albert Londres 2012 pour ses reportages sur la révolution en Libye.

  • Sarkozy-Kadhafi ; histoire secrète d'une trahison

    Catherine Graciet

    • Seuil
    • 5 Septembre 2013

    Décembre 2007 : le président Sarkozy accueille en grande pompe le colonel Kadhafi à Paris. Mars 2011 : la France entre en guerre en Libye. Que s'est-il passé entre ces deux dates ?
    Quelques mots résument à eux seuls l'histoire des relations tumultueuses entre les deux chefs d'État : " financement politique ", " pétrole et gaz ", " ventes d'armes ". Et ce livre révèle d'abord les conditions et le modus operandi du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. S'annonce alors le règne des hommes de l'ombre évoluant entre Paris et Tripoli – Ziad Takieddine, Alexandre Djouhri et le très secret Souheil Rached –, dont les agissements pèseront pendant des années sur la politique étrangère de la France. Jusqu'au fameux retournement.
    Ces faits historiques, et bien d'autres encore, sont établis sur la base de témoignages inédits. Les témoins clés de ce récit s'expriment à visage découvert, au péril de leur vie lorsqu'ils sont libyens et recherchés. Mais plusieurs Français aussi, anciens diplomates et marchands d'armes en activité, tombent ici le masque.
    En exclusivité également, des documents jamais publiés sur les négociations de ventes d'armes françaises à la Libye de 1999 à 2010. Mais aussi les dessous des tractations secrètes pour assurer au Rafale le marché libyen. Enfin, des informations inédites sur l'opération commando dirigée par Cécilia Sarkozy pour libérer les infirmières bulgares en 2007 et sur les dessous politiques et financiers de l'affaire. Sans oublier d'édifiants éclairages sur le jeu discret mais obstiné du Qatar tout au long de ces années.
    Catherine Graciet est journaliste. Elle a publié, avec Nicolas Beau, Quand le Maroc sera islamiste (2006) et La Régente de Carthage (2009), et, avec Eric Laurent, Le Roi prédateur (2012).

  • Nous avons un besoin absolu d'Europe. Le " Brexit " illustre la défiance des peuples à l'égard d'une Union européenne dont ils dénoncent l'autoritarisme technocratique. Attisé par la victoire de Trump, le repli nationaliste pourrait bien l'emporter.
    En prenant pour point de départ la question de la démocratie, cet essai développe des propositions concrètes pour surmonter la crise européenne en commençant par rendre aux citoyens le pouvoir de se prononcer sur les grandes options économiques. La méthode des petits pas est révolue. Le contexte historique actuel appelle un nouvel acte fondateur, comme le furent l'institution du marché commun ou la création de l'euro. Cet acte, les auteurs le situent dans un budget européen, avec sa double dimension d'élément constitutif d'un ordre politique et de fonction d'investisseur en dernier ressort pour recouvrer une croissance soutenable.
    Seul l'avènement d'une véritable puissance publique européenne peut permettre la revitalisation des démocraties nationales en desserrant l'étau réglementaire de l'UE. En concevant la possibilité d'un partage des responsabilités politiques entre ces deux niveaux, les auteurs envisagent la figure inédite d'une double démocratie.
    Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) et à France Stratégie.
    Nicolas Leron, chercheur associé au Centre d'études européennes de Sciences Po, est président du think tank EuroCité et président du site de critiques Nonfiction.

  • Une autre histoire de la puissance américaine

    Philip Golub

    • Seuil
    • 30 Novembre 2011

    Comment s'est constituée la puissance des États-Unis d'Amérique ? Comment, en à peine un siècle et demi, les anciennes colonies britanniques ont-elles réussi à supplanter l'Europe sur les plans économique, militaire et culturel ? Comment expliquer la dynamique expansionniste qui a propulsé le pays des marges au cœur du système international ? Les États-Unis sont-ils aujourd'hui sur le déclin ?
    Réinterprétant la trajectoire historique des États-Unis et contestant le métarécit libéral de la modernité, Philip Golub met en lumière la violence accompagnant la construction de l'État. Il relate les étapes d'ascension d'une nation née d'un empire avant d'en devenir un à son tour, depuis l'esclavage et l'expansion territoriale continentale au XIXe siècle jusqu'à la mondialisation de la fin du siècle suivant. Se fondant sur les apports critiques de la sociologie historique des relations internationales, il nous fait redécouvrir une histoire que chacun croit connaître et qui restait à comprendre. Un livre lumineux et salubre.
    Philip Golub est professeur de relations internationales à l'Université américaine de Paris (AUP). Il contribue régulièrement au Monde diplomatique.

  • Face au pire des mondes

    Michel Beaud

    • Seuil
    • 29 Septembre 2011

    Le pire des mondes ? D'une certaine manière il est déjà là. Partout, précarité, insécurité et d'intolérables inégalités ; des milliards d'humains dans la pauvreté. Gaspillages, pollutions, recul de la biodiversité, dérèglement climatique, acidification des océans... tout cela en quelques décennies.
    Mais le pire est peut-être à venir. Car les maîtres du capitalisme refusent de renoncer à la domination du monde. Ils ne se contentent plus de résister à la nécessaire transition écologique et sociale : ils ont résolu de façonner la mutation en cours pour qu'elle assure d'abord leurs pouvoirs et leurs privilèges, fut-ce au prix de l'exclusion d'une large part de l'humanité, de la dévastation accrue de la Terre et d'une fuite en avant guidée par l'illusion que la techno-science peut tout faire mieux que la nature. Soucieux de préserver les libertés de surconsommer et de gaspiller, certains préconisent des réductions massives de populations ; partout dans le monde se mettent en place des formes d'apartheid entre riches et pauvres qui préfigurent un monde où seront en priorité protégés des aires d'opulence.
    Sur la base d'un implacable bilan du Sommet de Rio de 1992, ce livre décrit la mécanique d'un engrenage fatal qui affecte toute la planète. Écrit pour renforcer l'esprit de résistance, il propose aussi des instruments que des gouvernements authentiquement progressistes pourraient mobiliser pour prendre une autre voie.
    Michel Beaud
    Professeur émérite de l'université Paris 7, après trente ans d'enseignements, principalement à l'université Paris 8, sur l'histoire économique, l'économie mondiale et la mondialisation. Il a notamment publié : Histoire du capitalisme. 1500-1980, Seuil, 1981 et Histoire du capitalisme. 1500-2010, 6e éd., Seuil, 2010 ; Le Basculement du monde, (1997), 2e éd., La Découverte, 2000 ; L'État de l'environnement dans le monde (co-directeur), La Découverte, 1993 ; L'Économie mondiale dans les années 1980, La Découverte, 1989 ; Le Système national/mondial hiérarchisé, La Découverte, 1987 ; Le Socialisme à l'épreuve de l'histoire, Seuil, 1982.

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