• Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang Nouv.

    Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang

    Gallagher Fenwick

    • Editions du rocher
    • 29 Mai 2022

    Raconter l'histoire de Volodymyr Zelensky, c'est aussi raconter celle d'un pays, l'Ukraine, et de son peuple. C'est décrire l'ascension et la transformation fascinantes d'un clown propulsé président par son art de la communication, qui a dû se muer en chef de guerre. Charlie Chaplin devenu Churchill...Pour comprendre, il faut interroger sa directrice d'école, à Kryvyi Ryh, la ville industrielle du Sud-Est où il a grandi, ses amis et collègues de Kvartal 95, sa société de production, mais aussi des parlementaires au sein de son parti et dans l'opposition, des politologues, historiens, chercheurs, journalistes... Sans omettre les zones d'ombre : sa relation embarrassante avec l'oligarque Ygor Kolomoysky - mise en évidence par la fuite des Pandora Papers -, le flou qu'il a intentionnellement entretenu entre le candidat réel et le personnage virtuel qu'il incarnait à l'écran dans sa série Serviteur du Peuple, sa manière populiste de gouverner... Jusqu'à ce 24 février 2022, jour de l'invasion russe, où Volodymyr Zelensky est entré dans l'Histoire et joue désormais le rôle de sa vie, celui que Vladimir Poutine lui aura tragiquement donné.Homme de spectacle, homme d'affaires, homme de compromis et de compromissions, homme d'État. La distance qui sépare ce qu'il a pu être de ce qu'il est devenu permet de mesurer le chemin parcouru.
    Ancien directeur de la rédaction anglophone de France 24, Gallagher Fenwick, actuellement grand reporter, a couvert de nombreux conflits, il fut notamment correspondant à Jérusalem de 2010 à 2015.

  • La fin du courage

    Cynthia Fleury

    • Fayard
    • 3 Mars 2010

    Chaque époque affronte, à un moment de son histoire, son seuil mélancolique. De même, chaque individu connaît cette phase d'épuisement et d'érosion de soi. Cette épreuve est celle de la fin du courage. Comment convertir le découragement en reconquête de l'avenir ? Notre époque est celle de l'instrumentalisation et de la disparition du courage. Mais ni les démocraties ni les individus ne peuvent en rester à ce constat d'impuissance. Nul ne résiste à cet avilissement moral et politique. Il s'agit de surmonter ce désarroi et de retrouver le ressort du courage, pour soi, pour nos dirigeants si souvent contre-exemplaires, pour nos sociétés livrées à une impitoyable guerre économique. Le plus sûr moyen de s'opposer à l'entropie démocratique reste l'éthique du courage et sa refondation comme vertu démocratique. Dans cet essai enlevé, Cynthia Fleury rappelle qu'il n'y a pas de courage politique sans courage moral et montre avec brio comment la philosophie permet de fonder une théorie du courage qui articule l'individuel et le collectif. Car si l'homme courageux est toujours solitaire, l'éthique collective du courage est seule durable. Cynthia Fleury, philosophe, professeur à l'American University of Paris, travaille sur les outils de la régulation démocratique. Elle a publié de nombreux ouvrages, dont Les Pathologies de la démocratie (Fayard, 2005).

  • Moi, Malala, je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans

    Malala Yousafzai

    • Calmann-lévy
    • 9 Octobre 2013

    Je viens d'un pays qui est né à minuit.
    Quand j'ai failli mourir, il était juste midi passé.Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l'ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battrre pour continuer d'aller à l'école. Son courage faillit lui coûter la vie.
    Le 9 octobre 2012, alors qu'elle n'avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n'a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l'enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l'histoire au prix Nobel de la paix.Moi, Malala est le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme ; d'un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l'ont encouragée à s'instruire, à écrire, à dénoncer l'insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l'accès au savoir. Elle a reçu le PRIX NOBEL DE LA PAIX le 10 octobre 2014

  • La géopolitique pour les nuls en 50 notions clés Nouv.

    Les principales notions de géopolitique expliquéesDepuis la fin du XXe siècle, la géopolitique fait un retour en force. Face aux bouleversements des grands équilibres mondiaux, nul ne peut faire l'impasse sur cette discipline dont l'ambition est d'expliquer les ressorts de la puissance. Avec pédagogie et sans dogmatisme, l'auteur propose de clarifier les 50 notions qui permettent de saisir les enjeux et les défis géopolitiques de notre époque : sécurité globale, organisation des échanges, mondialisation inéluctable, circulation accélérée de l'information, quête d'un développement durable, respect des droits de l'homme...
    50 notions, dont :
    Le changement climatique
    Les bouleversements liés au terrorisme
    Le choc de la pandémie
    Et bien plus encore !

  • Le dérèglement du monde

    Amin Maalouf

    • Grasset
    • 4 Mars 2009

    En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchaînement des affirmations identitaires qui rend difficiles toute coexistence harmonieuse et tout véritable débat. Dérèglement économique et financier, qui entraîne la planète entière dans une zone de turbulences aux conséquences imprévisibles, et qui est lui-même le symptôme d'une perturbation de notre système de valeurs. Dérèglement climatique, qui résulte d'une longue pratique de l'irresponsabilité... L'humanité aurait-elle atteint son « seuil d'incompétence morale » ? Dans cet essai ample, l'auteur cherche à comprendre comment on en est arrivé là et comment on pourrait s'en sortir. Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu'à l'épuisement simultané de toutes nos civilisations, et notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l'Occident et le Monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une impasse historique. Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d'espoir : la période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune.

  • Rachid Nekkaz est un des principaux opposants au régime algérien. Initiateur du Hirak, manifestations de masse qui ont redonné espoir au peuple algérien entre 2019 et 2021, il est aujourd'hui en résidence surveillée après avoir été emprisonné pendant 443 jours.
    Dans ce livre, Rachid Nekkaz raconte son parcours extraordinaire depuis sa cité en banlieue parisienne jusqu'aux portes de la présidentielle algérienne, acclamé par des dizaines de milliers de jeunes. Pourtant, rien ne prédisposait ce pur produit de la culture française, passionné de Voltaire, à devenir l'ambassadeur d'un peuple opprimé et étouffé par un régime autoritaire qui confond opposition et trahison. 



    Rachid Nekkaz, né en France où il vivra pendant 40 ans, renonce à sa nationalité française en 2013 afin de s'engager pour la démocratie en Algérie. Diplômé d'histoire à la Sorbonne et militant des droits de l'homme (il sera nominé au Prix Nobel de la paix en 2019), il a écrit 4 livres dont un livre-entretien avec les 7 chefs d'État du G7 (Clinton, Chirac, Blair...) en 2000.

  • Demain la Chine : guerre ou paix ?

    Jean-Pierre Cabestan

    • Gallimard
    • 2 Septembre 2021

    Développement économique vertigineux, montée en puissance impressionnante, modernisation militaire sans précédent, passions nationalistes souvent incandescentes, confrontation de plus en plus intense avec les États-Unis, tous ces ingrédients connus semblent conduire immanquablement la Chine à la guerre.
    Les causes immédiates d'un conflit armé ne manquent pas : les prétentions de Pékin en mer de Chine du Sud, le conflit territorial sino-japonais autour des Senkaku (Diaoyu) et surtout la volonté farouche de Xi Jinping de réunifier Taiwan à la République populaire constituent les principaux barils de poudre qui peuvent à tout moment exploser. De fait, les prédictions d'un affrontement militaire dans le détroit de Formose d'où la Chine sortirait vainqueur se multiplient.
    Pour l'heure, ce que l'on observe avant tout est une utilisation de plus en plus fréquente par le gouvernement chinois de ce qu'on appelle les "zones grises" entre la paix et la guerre. Cette stratégie s'est étendue, en 2020, à la longue frontière sino-indienne. Ce nouveau modus operandi permet aussi à l'Armée populaire de libération (APL) et aux autres agences de sécurité chinoises d'améliorer leur capacité de projection de forces et leur préparation au combat. Mais les enjeux d'une guerre ouverte, et pas uniquement avec les États-Unis, restent énormes, incitant l'APL à d'abord envisager des "opérations extérieures" plus limitées et moins dangereuses.
    Pour ces raisons, bien que nul ne puisse contrôler les passions humaines, et sans pour autant exclure l'irruption de crises militaires, la Chine et les États-Unis s'orientent plus vers une guerre froide d'un nouveau type que vers une guerre chaude qui pourrait rapidement se nucléariser.

  • Poutine

    Frédéric Pons

    • Calmann-lévy
    • 8 Octobre 2014

       Vladimir Poutine reste une énigme. Que veut-il ? Affirmer son pouvoir personnel et celui de son clan dans la lignée des autocrates qui se sont succédé au Kremlin depuis des siècles ? Restaurer la grandeur de son pays, en faisant la synthèse de l'histoire russe, des tsars aux soviétiques ? Comment le petit lieutenant-colonel du KGB qu'il fut à la fin de la guerre froide a-t-il pu s'imposer au sommet de l'une des premières puissances du monde ? Qui est cet homme qui semble porter un masque ? Un politicien cynique et brutal, assoiffé de pouvoir et d'argent, ou un patriote sincère ?
       Au fil d'une enquête rigoureuse, nourrie de témoignages inédits recueillis en Russie, Frédéric Pons répond à ces questions. Sans rien occulter, il brosse un portrait saisissant du maître du Kremlin : son enfance dans un milieu modeste de Leningrad, ses rêves de jeune soviétique, les étapes décisives de sa formidable ascension, ses réseaux de pouvoir. Il démontre à quel point cet homme déterminé incarne les aspirations et les craintes de la Russie depuis la chute du communisme.
       Dans le contexte actuel de crise, ce document brûlant, informé aux meilleures sources, est une lecture indispensable pour décrypter la personnalité, les objectifs et la stratégie de cet interlocuteur incontournable de l'Occident.

  • La reconnaissance ; histoire européenne d'une idée

    Axel Honneth

    • Gallimard
    • 12 Novembre 2020

    Le concept de "reconnaissance" est aujourd'hui essentiel à notre identité politique et culturelle : il recouvre des exigences aussi diverses que celles de se respecter mutuellement comme membres égaux d'une communauté de coopération ; de garantir une reconnaissance inconditionnelle à la singularité de l'autre ; ou de témoigner de considération aux minorités culturelles.
    Or les cultures française, britannique et allemande divergent profondément dans leur façon de concevoir le sens et le contenu de la rencontre interhumaine. Si, dans le contexte français, l'effort individuel pour acquérir un statut social ou une existence socialement assurée fait naître la crainte de la perte de soi, dans le contexte britannique, le besoin individuel d'approbation sociale dispose les sujets à exercer un contrôle moral sur eux-mêmes ; tandis que, dans le contexte germanophone, la nécessité où se trouve l'individu d'entrer dans une relation de reconnaissance réciproque ouvre la possibilité de l'autodétermination.
    Axel Honneth s'interroge sur le lien qui existe entre les trois approches : ne font-elles qu'éclairer différemment le même phénomène de reconnaissance intersubjective, ou bien en révèlent-elles des aspects complémentaires qui, rassemblés, fourniraient une image plus complexe de ces processus ?
    La reconnaissance est suivi, en annexe, de "Abolir les injustices, l'emporter sur le crime : retour sur les souces de la solidarité européenne" (traduit de l'allemand par Julia Christ).

  • "Nous les avons accueillis avec sympathie, un brin amusés par leur accoutrement folklorique. Quelques années plus tard, nous découvrîmes presque à l'improviste que cet islamisme qui nous paraissait si pauvrement insignifiant s'était répandu dans tout le pays."

    Boualem Sansal, l'une des grandes voix de la littérature algérienne, s'interroge sur les acteurs de la propagation de l'islamisme : les États prosélytes, les élites opportunistes, les intellectuels silencieux, les médias, "la rue arabe"... Il questionne aussi l'échec de l'intégration dans les pays d'accueil des émigrés.

    Une synthèse engagée, documentée, des prises de position humanistes qui dénoncent à la fois le pouvoir militaire algérien et le totalitarisme islamiste.

  • Comprendre le poutinisme

    Françoise Thom

    • Desclée de brouwer
    • 14 Février 2018

    Comment définir le régime de Poutine ? S'agit-il d'un autoritarisme camouflé sous des décors démocratiques ? Avons-nous affaire à une forme d'autocratie, dans la continuité de l'histoire russe, ou à une oligarchie mafieuse ? Quelle est l'influence de l'ex-KGB, sur le mode de pensée des hommes du Kremlin et sur leurs méthodes de gouvernement? Le régime peut-il survivre à son homme fort ? Pourquoi l'opposition donne-t-elle une impression de faiblesse et de division face à un pouvoir dont les échecs sont aujourd'hui flagrants ?Pour répondre à ces questions, l'auteur se penche sur la genèse et l'histoire du poutinisme. Elle souligne la place de la « com » dans ce système mêlant archaïsme et modernité. La politique étrangère de la Russie est analysée à travers les évolutions de sa politique intérieure. Ainsi apparaît le paradoxe de ce pays : l'affirmation d'une « civilisation russe » tournant le dos à l'Occident cache la passion nihiliste qui anime le Kremlin et qui exerce une influence délétère, en Russie et à l'étranger.
    Françoise Thom, spécialiste de l'URSS et de la Russie postcommuniste, enseigne l'histoire à l'université Paris-Sorbonne. Elle a publié de nombreux ouvrages, dont Les Fins du communisme (1994), Beria : le Janus du Kremlin (2013) et récemment : Géopolitique de la Russie (avec J.-S. Mongrenier, 2016).

  • Le populisme est le produit de deux secousses telluriques. Premier séisme : la montée d'un immense ressentiment contre les partis et les institutions politiques. Face à l'échec de la droite et de la gauche à contenir les excès du capitalisme, la radicalité " anti-système " a brisé les compromis que l'un et l'autre camps étaient parvenus à édifier. Deuxième séisme : la fin de la société de classes, au profit d'une société d'individus pensant leur position sociale en termes subjectifs. Une nouvelle polarité en résulte, qui sépare les " confiants " des " méfiants " envers autrui. La droite populiste surgit au croisement d'une double méfiance – à l'égard des institutions politiques et à l'égard de la société. Elle prospère sur le désenchantement démocratique, tout en renouvelant le clivage gauche-droite. Fondé sur des données inédites, cet ouvrage se révèle essentiel pour comprendre le présent et l'avenir des sociétés démocratiques.
    Doyen de l'École d'affaires publiques, Yann Algan est professeur d'économie à Sciences Po. Économiste, Elizabeth Beasley est chercheuse au CEPREMAP. Daniel Cohen est directeur du département d'économie de l'École normale supérieure et professeur à l'École d'Économie de Paris. Martial Foucault est directeur du CEVIPOF, professeur à Sciences Po.

  • Visages du politique dans le Proche-Orient arabe contemporain

    Nadine Picaudou

    • Gallimard
    • 8 Novembre 2018

    Un livre de plus sur le Proche-Orient ? Non.
    À côté de l'image commune et quotidienne que nous avons de cette région - bombardements, attentats, exodes massifs de population -, Nadine Picaudou expose les ressorts et les formes spécifiques de
    l'action politique - les modes de construction de l'État et les dynamiques de mobilisation des acteurs dans le long XXe siècle.
    Elle s'interroge, en alternant les moments de récit avec les plages d'analyse, sur la définition même de la chose publique dans les sociétés concernées, sur le découpage d'un espace du politique dans ses rapports avec les autres instances du social : loin d'être le degré zéro du politique, la violence apparaît alors comme un instrument de négociation pour l'accès aux ressources, comme la poursuite de la politique par d'autres moyens.
    Cet ouvrage aide à comprendre comment et pourquoi les affrontements politiques revêtent aussi aisément le visage de fractures communautaires qui mystifient les peuples pour mieux les écraser.

  • Maroc, les enquêtes interdites : au cœur de l'affaire Pegasus

    Omar Brouksy

    • Nouveau monde editions
    • 25 Août 2021

    Le journaliste marocain Omar Brouksy est une des cibles majeures du logiciel Pegasus utilisé par les services secrets de son pays pour museler toute enquête ou voix critique, en traquant les sources des journalistes. À l'origine de cette surveillance, ses deux livres-enquêtes qui ont fortement irrité le Palais Royal. Interdits de vente au Maroc, ils restent incontournables pour comprendre comment le royaume chérifien a basculé dans l'espionnage de masse, jusqu'à cibler les dirigeants de l'État français.  Mohammed VI derrière ses masques dévoile la face cachée d'un monarque ambigu. Nourrie d'entretiens dans les coulisses du palais royal, cette enquête fouillée aborde tous les aspects d'une monarchie qui peine à mettre ses actes en conformité avec ses discours, se laisse déborder par les emportements du roi, éclabousser par les bévues de son entourage. Le Palais Royal et les grandes entreprises du pays sont livrés aux mains de quelques proches, fustigés par l'opinion publique sous l'expression de « monarchie des potes ».  La République de sa Majesté explore les liaisons dangereuses entre élites françaises et pouvoir marocain, entretenues par des hommes et des femmes de l'ombre recrutés pour « protéger » l'image de la monarchie. La romance publique entre présidents français et souverain marocain n'échappe pas aux petits à-côtés matériels, chaque partie soignant l'autre par de juteux renvois d'ascenseurs, sans égard pour l'intérêt général. Appuyée sur de nombreux témoignages de première main, cette enquête en dit long sur le régime marocain comme sur les dérives de la République, toute acquise à « Sa Majesté ».Ces deux textes, essentiels pour comprendre ce qui se joue dans le scandale actuel, sont complétés par une postface inédite de l'auteur, récit de son expérience personnelle de « l'affaire ».  Ancien correspondant de l'AFP au Maroc, journaliste et universitaire marocain, Omar Brouksy est une des rares voix indépendantes du journalisme dans son pays. Il est depuis des années espionné par les services marocains, et depuis 2018 visé par le logiciel Pegasus. Sa plainte dans cette affaire est appuyée par Reporters Sans Frontières. 

  • Dans ce portrait choc de Donald Trump et de la famille qui l'a façonné, Mary Trump, psychologue et unique nièce du président américain, apporte un regard éclairant sur le clan Trump afin de comprendre comment son oncle est devenu l'homme qui menace aujourd'hui l'équilibre sanitaire, économique et social du monde entier.
     

  • Paix en guerre ; la fin de la diplomatie et le déclin de l'influence américaine

    Ronan Farrow

    • Calmann-lévy
    • 10 Avril 2019

    Le premier livre du journaliste primé
    du Prix Pulitzer 2018
    La politique étrangère des États-Unis subit une mutation désastreuse, modifiant pour toujours le rôle de l'Amérique dans le monde. Les institutions diplomatiques souffrent de coupes budgétaires drastiques et les diplomates, qui ont permis les plus fines négociations et protégé des citoyens aux quatre coins du monde, sont démis de leurs fonctions du jour au lendemain. Des bureaux entiers du ministère des Affaires étrangères restent vides, alors qu'à l'extérieur, l'industrie et l'armée reprennent les rênes tenues autrefois par les artisans de la paix.
    Dans une exploration fascinante des coulisses du pouvoir, de Washington jusqu'aux recoins les plus isolés et dangereux de la planète - Afghanistan, Somalie, Corée du Nord notamment - l'éminent journaliste Ronan Farrow éclaire l'un des changements les plus conséquents et les moins compris de l'histoire de l'Amérique. Son expérience d'employé du ministère des Affaires étrangères nous dévoile aussi une vision personnelle des derniers défenseurs de l'État, dont Richard Holbrooke, qui a obtenu la paix en Bosnie avant de la tenter en Afghanistan.
     
    S'appuyant sur des documents jamais dévoilés, et enrichi d'interviews exclusives d'éminences politiques (de Henry Kissinger à Hillary Clinton), Paix en guerre nous alerte sur une profession en voie d'extinction et dont la dégradation a débuté pendant l'ère Bush après des décennies de politique de la lâcheté et de manque de vue à long terme.

  • Les ennemis intimes de la démocratie

    Tzvetan Todorov

    • Versilio/robert laffont
    • 12 Décembre 2005

    " La démocratie est malade de sa démesure : la liberté y devient tyrannie, le peuple se transforme en masse manipulable, le désir de promouvoir le progrès se mue en esprit de croisade. " - Tzvetan Todorov Aujourd'hui, les grands dangers pour la démocratie ne proviennent pas de ses rivaux de l'extérieur - fascisme, communisme ou terrorisme - mais de ses ennemis intimes, ceux qu'elle sécrète en elle-même et qui menacent jusqu'à son existence. Comment la protéger contre ces dérives ? Fidèle à sa méthode, Tzvetan Todorov éclaire l'actualité brûlante (guerre de Libye, tyrannie des marchés, montée des populismes) par des mises en perspective historiques qui vont du Moyen Âge au XXe siècle. Un essai limpide qui permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Tzvetan Todorov, directeur de recherche honoraire au CNRS, est historien et essayiste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Mémoire du mal,tentation du bien (Robert Laffont, 2000), Le Nouveau Désordre mondial (Robert Laffont, 2003), La Peur des barbares (Robert Laffont, 2008) et Goya à l'ombre des Lumières (Flammarion, 2011). L'Académie française vient de lui attribuer le Prix de la critique pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Israël, une démocratie fragile

    Samy Cohen

    • Fayard
    • 17 Mars 2021

    L'abondante littérature qui analyse les dérives populistes dans le monde laisse curieusement de côté Israël, où elles sont pourtant patentes. À plusieurs reprises au cours des douze dernières années, cette démocratie s'est trouvée au bord du gouffre.
    Retraçant la trajectoire de la «  seule démocratie du Proche-Orient  », de sa naissance aux années Netanyahu, Samy Cohen montre combien elle est hybride, fragile et fragmentée. La société a éclaté en deux camps. L'un, attaché aux valeurs libérales, est prêt à des compromis avec les Palestiniens, quand l'autre, sensible aux sirènes nationalistes et religieuses, reste indifférent à l'État de droit.
    Qui l'emportera  ? C'est l'avenir de la démocratie israélienne qui est en jeu.
     
     
    Samy Cohen, directeur de recherche émérite à Sciences Po (CERI), est l'auteur notamment de Tsahal à l'épreuve du terrorisme (Seuil, 2009, Prix du Grand livre 2009 des professeurs et maitres de conférences de Sciences po) et Israël et ses colombes. Enquête sur le camp de la paix (Gallimard, 2016).

  • Histoire des grands courants de la pensée politique

    Jean-Jacques Raynal

    • Hachette éducation
    • 2 Septembre 2020

    Ce manuel d'histoire de la pensée politique présente, depuis leur genèse jusqu'à nos jours, les grands systèmes de pensée : autoritarisme, libéralisme, socialisme. Pour chaque courant, l'évolution des idées et le contenu de la pensée des principaux auteurs sont expliqués.
    L'auteur a actualisé notamment les développements relatifs à l'intégrisme religieux, au libéralisme, au néolibéralisme, et au socialisme démocratique.
    POINTS FORTS
    - Les principaux repères de l'histoire de la pensée politique en seulement 160 pages ; auteurs importants et analyse des concepts issus de leur réflexion sont analysés.
    - Grande qualité pédagogique de l'auteur : ce n'est pas un agrégat de dates et de noms, mais une véritable histoire, d'accès facilité par un plan très structuré qui favorise la compréhension et la mémorisation.
    - Accessible et d'un excellent rapport qualité-prix sur un marché essentiellement occupé par de gros volumes, plus chers.
    - Convient particulièrement aux étudiants désireux de se mettre rapidement à niveau ou de réviser leur programme.
     
    SOMMAIRE
    1 - Genèse de la pensée politique moderne.
    Première partie  L'autoritarisme
    2 - Le traditionalisme.
    3 - Le scientisme élitiste.
    4 - Le nationalisme.
    5 - Le fascisme.
    Deuxième partie  Le libéralisme.
    6 - L'assaut contre l'absolutisme.
    7 - L'État libéral.
    8 - Le néolibéralisme.
    Troisième partie  Le socialisme.
    9 - Le socialisme pré-marxiste.
    10 - Le marxisme-léninisme.
    11 - Le socialisme démocratique.
    Conclusion  :La quête de nouveaux modèles ?
    PUBLIC
    1er et 2nd cycles de droit et de science politique, IEP, préparations aux concours administratifs et classes préparatoires.

  • Destruction massive ; géopolitique de la faim

    Jean Ziegler

    • Seuil
    • 13 Octobre 2011

    Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d'autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.
    Et pourtant, les experts le savent bien, l'agriculture mondiale d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
    En prenant d'abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l'ONU, ouvre le livre. Il s'agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l'échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d'identifier les ennemis du droit à l'alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.
    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l'oppression un nom, et les mécanismes à l'œuvre sont saisis dans leur application concrète.
    Mais l'espoir est là, qui s'incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l'alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.
    Au nom de la justice et de la dignité de l'Homme.
    Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd'hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Professeur émérite de sociologie à l'Université de Genève, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde. Récemment : L'Empire de la honte (2005) et la Haine de l'Occident (2008).

  • Géopolitique de Jérusalem

    Frédéric Encel

    • Flammarion
    • 11 Août 2011

    Jérusalem cristallise haines et passions. Plus ou moins sanctifiée par deux milliards et demi de chrétiens, de musulmans et de juifs, disputée par deux nations antagonistes, l'antique cité fait ici l'objet, cartes à l'appui, d'une analyse authentiquement géopolitique : stratégies territoriales israéliennes, armes diplomatiques palestiniennes, représentations mystiques, faiblesses au sein de chaque camp. Ainsi sont présentées, de façon sérieuse et objective, les aspirations et les thèses des différents protagonistes.
    Un outil de compréhension précieux pour aborder l'extraordinaire complexité de Jérusalem.

  • Goodbye Britannia ; le Royaume-Uni au défi du Brexit

    Sylvie Bermann

    • Stock
    • 27 Janvier 2021

    Le vote de 2016 sur le Brexit a provoqué la stupeur dans le monde et au Royaume-Uni, généralement considéré comme l'incarnation de la mondialisation heureuse. Même si la Grande  Bretagne est un pays insulaire, très différent des États membres continentaux de l'Union européenne, et intuitivement eurosceptique, ce scrutin a en réalité marqué le début d'une ère populiste où l'expertise et les faits sont rejetés au profit des passions  souvent négatives. Les thèmes dominants exploités par des démagogues issus eux-mêmes des classes privilégiées ont été la haine des élites, le rejet de l'immigration et un réflexe identitaire profond fondé sur la nostalgie d'un âge d'or fantasmé. Cela a été révélateur d'un basculement du monde, qui a trouvé sa réplique quelques mois plus tard aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump, mais aussi en Italie avec l'émergence du mouvement 5 étoiles et de la ligue de Salvini, en Allemagne avec l'arrivée d'une centaine de députés d'extrême droite de l'AFD au Bundestag, et en France avec les gilets jaunes. Pendant que l'Union européenne se défait, la Chine poursuit sa politique de puissance géoéconomique alors que les États-Unis ont initié une nouvelle guerre froide tous azimuts. La pandémie de Covid a mis en lumière et accentué ce phénomène et le monde se définit désormais par rapport à la rivalité entre ces deux géants, qui devrait être le facteur déterminant des prochaines décennies.Dans ce contexte, le Royaume-Uni malgré la proclamation d'une « global Britain » a choisi un chemin solitaire, pris en étau entre Pékin et Washington qui limitera ses choix au lieu de les augmenter. L'Union européenne doit maintenir une ligne solidaire afin de préserver sa liberté et exercer le rôle d'une puissance d'équilibre.

  • Produit de la centralisation monarchique et des révolutions modernes, l'État-nation apparaît aujourd'hui bien mal adapté à l'intégration économique mondiale.
    Les eurosceptiques, qui en revendiquent l'héritage et affirment sa pérennité, redoutent l'ouverture des frontières et appellent au refus de la mondialisation des échanges.
    Les eurolibéraux, qui se satisfont d'une Europe du Grand marché, n'ont que faire des structures politiques et se moquent des malheurs de nos Etats nationaux.
    Les fédéralistes, qui revendiquent à la fois l'ouverture des frontières et la formation d'un espace politique intégré à l'échelle européenne, fondent leur position sur la nécessité d'élever le pouvoir politique à la hauteur de la puissance nouvelle de l'économie afin de lui faire contrepoids. Jürgen Habermas est de ceux-là, refusant tout à la fois le passéisme des premiers et l'aveuglement des seconds. Mais il va plus loin.
    Poche de ceux qui militent en faveur d'une démocratie cosmopolitique, il réfléchit aussi dans ce livre aux conditions qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre une régulation mondiale.
    Né en 1929 près de Cologne, Jürgen Habermas est l'auteur d'une oeuvre considérable. On trouvera notamment chez Fayard : Après Marx (1985), Théorie de l'agir communicationnel (2 vol. 1987) et L'Intégration républicaine (1998).

  • Chili, Pérou, Argentine, Equateur, Brésil, Bolivie, Venezuela, Nicaragua, Colombie... en octobre-novembre 2019, la quasi-totalité des pays d'Amérique latine ont été secoués par des crises politiques et sociales de grande ampleur, plaçant le sous-continent au premier plan de l'actualité internationale. Malgré leur simultanéité, et la similarité de certaines revendications, les crises de l'"automne des peuples" ont des origines et des effets profondément divergents, et sont la manifestation d'un cycle de crises politiques initiées depuis 2009. De l'exil forcé du Hondurien Zelaya en 2009 à celui d'Evo Morales en 2019, cet ouvrage revient sur une décennie de crises en Amérique latine pour mieux comprendre les dynamiques politiques à l'oeuvre et leurs conséquences à l'échelle internationale.

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